Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports. Monsieur le député, l'État soutient le secteur associatif et nous avons conduit une réforme généreuse de la ville et de la géographie prioritaire , qu'il est urgent de valoriser en la concentrant sur les quartiers qui en ont le plus besoin.
Suite au comité interministériel du 6 mars, cette réforme se traduit par des engagements nouveaux pour le secteur associatif. Près de cinquante millions d'euros ont ainsi été dégagés et le secteur des associations en est prioritairement bénéficiaire.
Quant aux contrats de ville, nous en signons à longueur de semaines, avec Mme Myriam El Khomri – c'était le cas samedi dernier à Lorient et encore aujourd'hui à Lille.
Bien sûr, et heureusement, des quartiers sortent, pour tout ou partie, de la géographie prioritaire lorsque des résultats positifs et significatifs sont recensés. C'est le cas des Grésillons à Gennevilliers, dans votre circonscription.
Cela ne signifie pas que tout va pour le mieux mais que la situation s'y est améliorée, et tel est bien notre objectif. Le défi reste d'accompagner ce secteur associatif avec les outils de droit commun. Outre le dispositif de veille qui a été mis en place et permet notamment la poursuite de la réussite éducative, l'État restera présent en soutenant financièrement le secteur, en refondant les règles de partenariat et en simplifiant la vie des associations.
Je tiens à vous dire que, dans le respect des règles européennes, ces priorités seront rappelées dans une circulaire, actuellement en préparation, qui fixera les nouvelles relations entre les pouvoirs publics et le secteur associatif. La stabilité et la sécurisation sont les clés d'une mise en œuvre concrète de la charte des engagements réciproques entre l'État et les associations. Soyez assuré, monsieur le député, que le secteur associatif reste une priorité de notre gouvernement.