Philippe Martin…ces derniers jours, ils nous ont fait part de leur détresse, de leur angoisse, de leur peur de disparaître. Au cœur de la crise de l'élevage français, il y a une demande légitime : celle d'une juste rémunération du travail des éleveurs. Monsieur le ministre de l'agriculture, vous avez pris la mesure de ce désarroi, et je tiens, moi, à rendre hommage à votre implication tout au long de ces années au service de l'agriculture. Vous étiez à Caen, vous avez rencontré les représentants nationaux des filières, et, ce matin, en conseil des ministres, un plan de soutien de l'élevage français, articulé autour de six grandes priorités et comportant vingt-quatre mesures, a été présenté. Pourriez-vous, monsieur le ministre, détailler les mesures conjoncturelles, structurelles, de court et de moyen termes contenues dans ce plan ?
Tel est l'objet de ma question, mais je voudrais profiter de l'occasion, après l'intervention de M. Jacob, pour dire que ceux qui vocifèrent ici, encore aujourd'hui, ceux qui inondent les médias de conseils alors qu'ils ont été incapables de mettre en place hier les mesures qu'ils conseillent aujourd'hui, ceux qui s'exhibent sur les barricades en bras de chemise pour faire penser qu'ils sont des syndicalistes, eh bien, ceux-là doivent savoir que nous n'avons pas oublié que, pendant toutes ces années, la loi de modernisation de l'économie, la suppression des quotas laitiers ont constitué autant de manquements à l'égard des agriculteurs. C'est vous, pendant dix ans, qui avez laissé tomber l'agriculture française ! Voilà pourquoi c'est au Gouvernement que je fais confiance pour redonner de la visibilité, de l'espoir à l'élevage français. Ici, nous nous battrons aux côtés des agriculteurs, et nous ne le ferons pas, nous, en nous exhibant sur les barricades !