Manuel Valls, Premier ministre. …alors que ses représentants ne votent jamais les mesures nécessaires pour lutter contre le terrorisme que ce soit à l'Assemblée nationale, au Sénat ou au Parlement européen.
Monsieur Estrosi, j'ai une conviction sur laquelle je me suis clairement exprimé : la responsabilité doit être partagée par tous, y compris par la justice et par les juges.
J'ai une autre conviction : opposer en permanence policiers et magistrats n'entraîne une fois de plus que l'affaiblissement de l'autorité de l'État et de la République.
Monsieur Estrosi, moi, je crois en l'État, je crois dans le rôle des services publics, je ne crois pas que l'on puisse montrer du doigt en permanence les fonctionnaires, je ne crois pas qu'évoquer la chienlit constitue une bonne réponse aux problèmes de notre pays, je crois que nous avons plus que jamais besoin d'un État et des services publics !
Avec M. Sarkozy, vos amis et vous, monsieur Estrosi, proposez qu'il y ait moins de fonctionnaires, donc, moins de policiers, moins de gendarmes, moins d'enseignants, moins de services publics, or c'est cela, l'affaiblissement de l'État !
Enfin, cette semaine, monsieur Estrosi, j'aurais attendu de vous autre chose que ce discours alors que l'autorité de l'État et la solidarité nationale s'expriment dans les Alpes-Maritimes. Soyez donc digne, monsieur Estrosi, eu égard à ces événements !