Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international. Monsieur le député, il est vrai que la situation internationale au Proche et au Moyen-Orient a rarement été aussi grave. S'il ne s'agit pas d'un conflit mondial, c'est un conflit mondialisé : à la liste de pays que vous avez déjà dressée, on pourrait ajouter le Liban, l'Irak et la Libye.
Quelques mots sur chacun des problèmes que vous avez soulevés. S'agissant de la Turquie, il faut bien sûr que la lumière soit faite. Le Conseil européen qui se réunit demain va d'ailleurs se pencher sur la question turque. Je veux simplement dire ici combien nous sommes solidaires de l'ensemble du peuple turc.
En ce qui concerne la situation dans les territoires palestiniens ainsi qu'à Jérusalem, elle est extrêmement tendue. À plusieurs reprises, vous m'avez entendu répondre que ne rien faire, ou faire comme si les choses allaient de soi, reviendrait à aggraver les risques d'embrasement : nous le voyons aujourd'hui.
La France demande donc qu'il y ait une action – et pas seulement des deux pays, la Palestine et Israël, lesquels doivent bien sûr travailler ensemble – et un encadrement internationaux qui les poussent vraiment à négocier et à faire la paix.
Enfin, l'une des sources maîtresses de ces difficultés est la Syrie. Je veux redire ici que nous acceptons tous les soutiens, à condition que les luttes et les efforts soient dirigés contre Daech, que les bombardements visant les populations civiles cessent, et que l'on comprenne que M. Bachar el-Assad n'est pas la solution au conflit car il en est l'un des grands responsables.
Quels que soient les conflits auxquels vous avez fait allusion, la position de la France, nation indépendante, est dictée par une seule exigence : la recherche de la sécurité et de la paix.