Gérard CherpionJe regrette, monsieur le Premier ministre, que vous n'ayez pas répondu à la question de notre collègue Claude Goasguen : où est la République exemplaire voulue par le candidat Hollande ?
Mois après mois, la France s'enfonce dans le chômage, monsieur le Premier ministre : 3 850 900 demandeurs d'emploi de catégorie A, 5 470 600 demandeurs d'emploi toutes catégories. Ce sont ainsi 42 000 demandeurs d'emploi supplémentaires inscrits à Pôle emploi le mois dernier, auxquels il faut rajouter les 42 800 radiations administratives qui sont un moyen, pour vous, de limiter la casse.
La France poursuit sa régression en matière économique. Ainsi, notre place de premier partenaire économique de l'Allemagne nous a été ravie par les États-Unis, ce qui implique des pertes d'emploi supplémentaires.
Les résultats des élections régionales témoignent d'une exaspération des Françaises et des Français face à ce manque de résultats de votre Gouvernement.
Face à cela, monsieur le Premier ministre, vous annoncez sur un plateau télévisé un énième plan massif en faveur de l'emploi, pour l'année prochaine ! Pourtant, la situation est dramatique.
Vous annoncez un plan de formation des demandeurs d'emploi mais où en est votre réforme de la formation professionnelle de 2014, qui devait tout régler ? Pourquoi avoir saccagé l'apprentissage, véritable formation de réussite et d'excellence, qui est en baisse constante depuis 2012 ?
Monsieur le Premier ministre, d'annonces en annonces, la France recule et les Français souffrent.
Comment pouvez-vous annoncer un énième plan alors que vous n'êtes pas capable de nommer à des postes essentiels dans l'administration ? Ainsi, depuis près de quatre mois, la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle, la DGEFP, bras armé du Gouvernement dans la lutte contre le chômage et pour la création d'emploi, est sans tête. La déléguée générale n'a pas été remplacée, pas plus que le responsable du département des synthèses ni le chargé de mission à l'indemnisation du chômage.
La vacance de ces postes essentiels pour la mise en œuvre de vos politiques est de votre responsabilité et démontre votre incapacité à passer des paroles aux actes.
Monsieur le Premier ministre, quand cesserez-vous enfin la communication à outrance pour trouver des réponses concrètes à la première préoccupation des Français : l'emploi ?