Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. C'est donc entendu, l'agression d'un enseignant hier dans une école maternelle d'Aubervilliers était une affabulation. Il n'en reste pas moins que la question de la sécurité dans nos écoles se pose et constitue pour nous un enjeu considérable. C'est la raison pour laquelle, dès les jours qui ont suivi les attentats du 13 novembre dernier, le ministre de l'intérieur et moi-même avons adressé à chaque établissement de France une circulaire précisant les mesures à prendre afin que les plans de mise en sécurité soient bien adoptés dans l'établissement, que chaque acteur de l'établissement scolaire connaisse ses missions, que les plans de l'établissement soient transmis à la préfecture au cas où il faudrait réagir et surtout que l'on fasse faire aux élèves, d'ici à Noël, un certain nombre d'exercices de sécurité, de confinement ou d'évacuation afin que chacun soit paré le jour venu si un malheur devait se produire.
Cela étant, votre question est double, madame la députée. En matière de sécurité, nous pouvons toujours faire mieux. Le ministre de l'intérieur et moi-même annoncerons d'ici à deux jours d'autres mesures visant notamment à former aux premiers secours un nombre très important d'adultes au sein des établissements scolaires. Mais vous soulevez aussi la question des établissements où, selon vous, on n'ose pas aborder certains enseignements ou certains sujets. Cette question, nous l'avons beaucoup évoquée au lendemain des attentats qui ont visé Charlie Hebdo en janvier dernier. Je tiens à vous rassurer pleinement : rien de ce qui se fait dans les murs de l'éducation nationale n'est mis sous le tapis. Aucun incident n'a été traité à la légère, comme vous avez pu le constater par vous-même. Tous les incidents sont désormais signalés, transmis et traités. Un suivi est opéré et chaque académie compte des référents qui se rendent dans les établissements où des problèmes se posent. Les enseignements sont bel et bien tenus. Nous y veillons. La laïcité n'a jamais été affirmée à l'école avec autant de force que par ce gouvernement !