Jean-Louis CostesLe solde du commerce extérieur dans ce domaine est supérieur à 57 millions d'euros dans une balance commerciale largement déficitaire. Nous sommes, dans ce domaine, numéro un de la production mondiale. L'exemple est assez rare pour être souligné.
Mais bien au-delà de ces chiffres, la filière du foie gras est représentative d'un véritable savoir-faire français et c'est un symbole fort de notre identité. Si nous mettons le doigt dans cet engrenage, ce n'est pas seulement cette filière que nous pourrons enterrer, mais bien toutes les filières d'élevage.
La défense de l'animal, si elle devient sectaire et dogmatique, mènera notre agriculture à sa perte.
À cause des abus de certains industriels, vous condamnez l'ensemble des petites exploitations familiales de nos territoires. Or, ces éleveurs aiment leur métier et élaborent un produit de qualité dans des conditions sanitaires exemplaires. Ils travaillent dur chaque jour et participent directement au rayonnement de la France dans le monde.
Une fois l'ensemble des petites exploitations enterrées, que ferons-nous ? Mais surtout, que nous restera-t-il ? Une agriculture industrielle, aseptisée et, à terme, délocalisée ! Monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les députés, en pleine crise de la grippe aviaire, aux regards des mesures sanitaires catastrophiques déjà imposées à la filière du canard, il nous appartient de soutenir les producteurs plutôt que de multiplier les effets d'annonce mortifères à coup de vedettes américaines !