🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
ℹ️Conseil : Quelques mots-clés suffisent 😉
🧭Gouvernement Ayrault 2






































💬réforme
13 mars 2013
Dominique Nachury
enseignementorientationsperspectives
M. le président. La parole est à Mme Dominique Nachury, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
Mme Dominique Nachury. Ma question, qui s'adresse à M. le ministre de l'éducation nationale, concerne le projet de loi sur l'école.
Monsieur le ministre, vous nous annoncez depuis des mois une refondation de l'école de la République.
M. Guy Geoffroy. Tu parles !
Mme Dominique Nachury. Force est de constater, alors que nous commençons cette semaine à discuter de votre projet de loi, qu'il est loin de répondre aux attentes des acteurs de l'éducation - parents, éducateurs et enseignants.
Mme Laurence Dumont. Pas vous ! Pas ça !
Mme Dominique Nachury. Plus de devoirs à la maison, plus de notes, plus de redoublement ; rien sur le statut des enseignants et leurs obligations de services ; rien non plus sur le nécessaire retour aux fondamentaux pour lutter contre l'échec scolaire.
À côté de cela, vous désorganisez le temps scolaire et mettez les communes devant une équation insoluble. D'ici à la fin mars, les communes auront dû choisir entre l'application à la rentrée scolaire 2013 et le report à la rentrée 2014 de la semaine de quatre jours et demi.
Dans le Rhône, dont je suis l'élue, il y a un très large rejet de l'application de votre réforme à la rentrée 2013. La ville de Lyon - alors même que son adjoint aux affaires scolaires était un ardent défenseur des quatre jours et demi au niveau national - ainsi que la majorité des grandes villes de l'agglomération lyonnaise ont donc opté pour l'an prochain.
Les raisons évoquées sont le coût pour le budget de la collectivité - Lyon l'estime à 5 millions d'euros la première année, 7 millions la deuxième et 8 millions la troisième -, la difficulté d'organiser le temps périscolaire et l'absence de consensus entre parents, enseignants, personnels municipaux et associations.
Quelle déception, monsieur le ministre ! Notre école et nos enfants méritaient mieux. Vous nous avez habitués à de belles envolées lyriques dans cet hémicycle, mais nous attendons des réponses concrètes. Quand allez-vous admettre que cette réforme est mal conçue ? Quand allez-vous revenir sur les textes mal ficelés qui la portent ?
M. le président. La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale.
Plusieurs députés du groupe UMP. Et du cannabis !
M. Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale. Madame la députée, comme vous le voyez, il y a là, dans cet hémicycle un tableau qui y a été installé au moment où la République s'est instaurée et qui reproduit L'École d'Athènes. Mais peut-être l'ignorez-vous.
M. Bernard Accoyer. C'est scandaleux !
M. Guy Geoffroy. Honteux !
M. Vincent Peillon, ministre. Cela appelle à une certaine exigence intellectuelle dont vous n'avez pas fait preuve à l'instant.
L'école de la République mérite d'être refondée. Cela suppose d'accorder la priorité au primaire. C'est ce que fait le projet de loi de refondation de l'école de la République. Nos enfants ont besoin de pouvoir apprendre à lire, écrire, compter et, pour cela, que l'on mette en face d'eux des maîtres et des maîtresses.
Ils ont également besoin que ces maîtres et ces maîtresses soient formés. Vous avez - peut-être vous en souvenez-vous ? - supprimé la formation des enseignants ; nous la rétablissons.
Ils ont besoin aussi de temps pour apprendre. Ce temps leur a été dérobé par une réforme subreptice qui a amené la semaine de quatre jours. Pour la première fois peut-être, tous ceux qui connaissent l'école peuvent se rassembler autour de priorités que nous avons choisies comme étant consensuelles.
L'ensemble des groupes de cette assemblée, qui ont commencé un débat dans lequel vous étiez d'ailleurs absente, madame Nachury - cela ne vous honore pas - - ont convenu qu'il fallait premièrement donner cette priorité au primaire, deuxièmement travailler sur la formation, troisièmement procéder à la modification des rythmes, quatrièmement revoir l'orientation.
Si vous cherchez l'intérêt des élèves de France, force est de constater que vous ne l'avez pas montré pendant dix ans.
M. le président. S'il vous plaît, mes chers collègues, on retrouve son calme !
M. Vincent Peillon, ministre. Je vous tends la main autour d'une oeuvre patriotique à laquelle je vous appelle.
M. Michel Herbillon. Voyou !
🚀