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Historique

6 juil. 2018 - 10 juil. 2018 : 51 amendements en Commission des affaires sociales


9 avr. 2019 : ⚡Le 🧭Gouvernement Philippe 2 déclare l'urgence

29 avr. 2019 - 7 mai 2019 : 92 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

6 mai 2019 21:30 : Discussion

7 mai 2019 15:00 : Discussion

Originalv2v3
📜Proposition de loi visant à renforcer l'accompagnement des jeunes majeurs vulnérables vers l'autonomie
Brigitte Bourguignon
13 juin 2018

🖋️Amendements examinés : 100%
20 Adoptés18 Irrecevables
11 Rejetés
1 Non soutenus
1 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018

À l’alinéa 5, après le mot :

« majeurs »,

insérer le mot :

« âgés ».

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018

À l’alinéa 5, substituer à la dernière occurrence du mot :

« ou »,

le mot :

« , ni ».

🖋️Irrecevable
Nicolas Démoulin
7 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Michèle de Vaucouleurs
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Françoise Dumas
7 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Nicolas Démoulin
7 juil. 2018
🖋️Non soutenu
Françoise Dumas
7 juil. 2018

À la fin de l’alinéa 5, substituer au mot :

« sécurisant »

les mots :

« leur permettant d’accéder à une autonomie personnelle et sociale ». 

🖋️Rejeté
Caroline Fiat
7 juil. 2018

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le gouvernement remet dans les six mois après la promulgation de la présente loi un rapport sur l’opportunité de porter à moins de vingt-six ans la limite d’âge mentionnée au cinquième alinéa du présent article. Ce rapport évalue le coût quantitatif et qualitatif que représenterait cette prise en charge s’étendant aux jeunes de moins de vingt-six ans. »


Article 2
🖋️Adopté
Françoise Dumas
7 juil. 2018

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« dans les conditions fixées par voie réglementaire ».

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« d’un »,

le mot :

« du ».

🖋️Irrecevable
Mireille Robert
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Sébastien Cazenove
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Laëtitia Romeiro Dias
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Fiona Lazaar
7 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Françoise Dumas
7 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Joël Aviragnet
6 juil. 2018

Article 3
🖋️Adopté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

À la seconde phrase de l'article L. 222-5-2 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « vingt et un » sont remplacés par les mots : « vingt cinq ».

🖋️Irrecevable
Sébastien Cazenove
6 juil. 2018
🖋️Irrecevable
Nicolas Démoulin
7 juil. 2018
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Article 4
🖋️Adopté
Corinne Vignon
6 juil. 2018

À la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« confiance » 

insérer le mot :

« majeure, ».

🖋️Adopté
Cendra Motin
7 juil. 2018

Après la première phrase de l’alinéa 3, insérer les deux phrases suivantes :

« La désignation d’une personne de confiance est réalisée en concertation avec l’éducateur référent du jeune et est notifiée à la commission en charge de valider la poursuite de l’accompagnement prévu par le contrat « jeune majeur ». Les modalités de désignation de la personne de confiance sont fixées par décret. »

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018

I. – À l’alinéa 5, après le mot :

« mineur »,

insérer les mots et la référence :

« en application de l’article L. 223‑1‑3 » ;

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à la fin de l’alinéa 7.

🖋️Rejeté
Françoise Dumas
7 juil. 2018

Compléter la première phrase de l’alinéa 3 par les mots :

« , avec l’accord du titulaire de l’autorité parentale ou de la personne morale qui l’exerce. »


Article 5
🖋️Adopté
Michèle de Vaucouleurs
6 juil. 2018

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« organisé »

le mot :

« proposé ».

 

🖋️Adopté
Michèle de Vaucouleurs
9 juil. 2018

À l’alinéa 2, après le mot :

« après »,

insérer les mots :

« puis un an après ».

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018

I. – À l’alinéa 3, substituer à la première occurrence du mot : 

« jeune »,

le mot :

« majeur »,

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« est proposée au jeune »,

les mots :

« lui est proposée ».

🖋️Adopté
Mireille Robert
6 juil. 2018

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Dans le cas où le jeune majeur fait l’objet d’une protection juridique ou d’une mesure d’accompagnement social personnalisé ou judiciaire, cet entretien se tiendra en présence de son représentant légal ou de tout autre accompagnateur en matière de suivi social, éducatif et budgétaire désigné dans le cadre de ces mesures. »

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
10 juil. 2018

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« mineur »,

les mots et la référence :

« majeur lorsqu’il était mineur en application de l’article L. 223‑1‑3 ».

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
10 juil. 2018
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Compléter le dernier alinéa de l’article L. 214‑2 du code de l’action sociale par les mots :

« , ainsi qu’aux enfants dont l’un des parents est pris en charge ou a été pris en charge au cours des trois dernières années par le service de l’aide sociale à l’enfance, en application de l’article L. 222‑5. »

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, substituer aux mots :

« un an avant sa majorité »,

les mots :

« deux ans avant sa majorité, puis à nouveau un an avant celle-ci ».

🖋️Adopté
Nicolas Démoulin
7 juil. 2018
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la première phrase de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, après le mot : « parcours » sont insérés les mots : « , l’informer de ses droits ».

🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après la première phrase de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Le mineur est notamment informé des actions menées par l’association mentionnée à l’article L. 224‑11. »

🖋️Adopté
Laëtitia Romeiro Dias
6 juil. 2018
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 223‑1‑2 du code de l’action sociale et des familles, insérer un article L. 223‑1‑3 ainsi rédigé : 

« Art. L. 223‑1‑3. – Un contrat de parrainage peut être conclu entre le conseil départemental, le mineur émancipé ou le majeur de moins de vingt et un ans pris en charge par les services d’aide sociale à l’enfance, et un employeur de droit privé. Ce contrat de parrainage ouvre la possibilité au mineur émancipé ou au jeune majeur âgé de moins de vingt et un ans de bénéficier de l’accompagnement bénévole d’un salarié volontaire. Cet accompagnement a vocation à dispenser un apprentissage de compétences sociales et professionnelles relatives au monde du travail. »


Article 7
🖋️Adopté
Brigitte Bourguignon
9 juil. 2018

I. À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« les établissements publics mentionnés »,

les mots :

« l’établissement public mentionné »;

II. Procéder à la même modification à l'alinéa 3.

🖋️Rejeté
Michèle de Vaucouleurs
6 juil. 2018

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« 1° La troisième phrase de l’article L. 5131‑4 est complétée par les mots : « le cas échéant, les écoles mentionnées à l’article L. 214‑14 du code de l’éducation, ou les établissements publics mentionnés à l’article L. 130‑1 du code du service national » ; ».

🖋️Tombé
Joël Aviragnet
6 juil. 2018

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« 3° La deuxième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 5131‑6 est complétée par les mots : « le cas échéant, les écoles mentionnées à l’article L. 214‑14 du code de l’éducation ou les établissements publics mentionnés à l’article L. 130‑1 du code du service national ».


Article 9
🖋️Adopté
Michèle de Vaucouleurs
6 juil. 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 5135‑2 du code du travail est complété par un 6° ainsi rédigé :

« 6° Les établissements mentionnés aux 1° et 4° de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018

À l’alinéa 2, après le mot :

« ans »,

insérer les mots :

« et dans la limite de vingt-et-un ans ».

🖋️Irrecevable
Nathalie Elimas
7 juil. 2018
🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 5131‑3 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie est destiné en priorité aux jeunes âgés de seize à vingt cinq ans, rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi, qui relèvent, ou qui ont relevé dans les quatre dernières années, du service de l’aide sociale à l’enfance prévu à l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 5134‑19‑1 du code du travail, il est inséré un article L. 5134‑19‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 5134-19-1-1. – Le contrat unique d’insertion est destiné en priorité aux jeunes âgés de seize à vingt cinq ans, rencontrant des difficultés particulières d’accès à l’emploi, qui relèvent, ou qui ont relevé, dans les 4 dernières années, du service de l’aide sociale à l’enfance prévu à l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 5134‑20 du code du travail est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le contrat d’accompagnement dans l’emploi est destiné en priorité aux jeunes qui relèvent, ou qui ont relevé dans les quatre dernières années, du service de l’aide sociale à l’enfance prévu à l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 5134‑54 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le contrat jeune en entreprise est destiné en priorité aux jeunes mentionnés au deuxième alinéa de cet article qui relèvent, ou qui ont relevé dans les quatre dernières années, du service de l’aide sociale à l’enfance prévu à l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
6 juil. 2018
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

La sous-section 1 de la section 5 du chapitre IV du titre III du livre Ier de la cinquième partie du code du travail est complétée par un article L. 5134‑65‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 5134‑65‑1. – Le contrat initiative-emploi est destiné en priorité aux jeunes âgés de seize à vingt cinq ans rencontrant des difficultés particulières daccès à lemploi, qui relèvent, ou qui ont relevé, dans les quatre dernières années, du service de laide sociale à l’enfance prévu à L. 25 du code de l’action sociale et des familles. »


Article 10
🖋️Rejeté
Françoise Dumas
7 juil. 2018

À l’article 10, substituer aux mots :

« qui pourraient »

le mot :

« résultant ».

🖋️Irrecevable
Jean-Hugues Ratenon
7 juil. 2018
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Adrien Quatennens
7 juil. 2018
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

En l’absence de soutien familial, de ressources financières et, bien souvent, de diplôme ou d’accès à un logement, de nombreux jeunes majeurs se trouvent exposés au risque d’isolement et de pauvreté.

Ces difficultés concernent en premier lieu les jeunes relevant du dispositif de protection de l’enfance lorsqu’ils atteignent l’âge de dix‑huit ans. En effet, les données de l’INSEE montrent que ces derniers sont particulièrement exposés à la rue : 23 % des personnes privées de logement sont d’anciens enfants placés, alors qu’ils ne représentent que 2 à 3 % de la population générale. Ce chiffre atteint 35 % chez les 18‑24 ans. Sans soutien de la collectivité, ces jeunes les plus fragiles se voient contraints de faire appel au numéro d’urgence 115 ou aux dispositifs d’hébergement d’urgence, qui ne sont pas toujours adaptés à leur situation.

Si près de 20 000 jeunes bénéficient aujourd’hui d’un contrat « jeune majeur » conclu avec le département afin de prolonger la prise en charge au‑delà du dix‑huitième anniversaire, ce dispositif présente un certain nombre de faiblesses. En raison d’une ambiguïté législative, la plupart des départements considèrent que les prestations proposées par le service de l’aide sociale à l’enfance en direction des jeunes de 18 à 21 ans sont facultatives. Cette aide est par ailleurs conditionnée à plusieurs critères qui varient d’un département à l’autre, ce qui donne lieu à des inégalités territoriales de prise en charge. Et lorsque les départements proposent un accompagnement à destination des jeunes majeurs, celui‑ci est de plus en plus précaire puisque la majorité des contrats dure souvent moins de six mois. Enfin, l’aide proposée prend fin à 21 ans, ce qui ne permet pas aux jeunes concernés d’envisager sereinement l’avenir, en particulier la poursuite d’études supérieures.

En somme, la situation de ces jeunes majeurs vulnérables est marquée par un paradoxe : il leur est demandé d’être autonomes bien plus tôt que les autres jeunes, qui bénéficient d’un soutien financier et d’un logement familial jusqu’à l’âge de 25 ans en moyenne. Autrement dit, il est demandé plus (de maturité, d’autonomie) à ceux qui ont moins (de ressources, de soutiens familiaux).

La présente proposition de loi vise à renforcer l’accompagnement de ces jeunes majeurs vulnérables vers l’autonomie. Au‑delà de la souffrance individuelle des jeunes concernés, il s’agit de lutter contre le gâchis économique et social et le non‑sens éducatif qui en résulte, en termes d’insertion et de perte potentielle de motivation pour ces jeunes mais aussi pour les professionnels qui les accompagnent.

Il convient pour cela d’agir sur plusieurs volets : l’aide apportée doit reposer sur des critères fiables et identiques, quel que soit le territoire. Elle doit permettre aux jeunes de se projeter et de construire leur avenir, sans que celui‑ci soit compromis par des ruptures brutales de parcours. La réussite scolaire des jeunes vulnérables doit être davantage encouragée, et leur accès à un logement facilité. L’amélioration de leur prise en charge suppose également une meilleure coordination entre les professionnels, ainsi que l’implication, lorsque le jeune le souhaite, de personnes de confiance.

L’article 1er clarifie le dispositif législatif relatif aux contrats « jeune majeur » en précisant que la prise en charge des majeurs de moins de 21 ans par les services de l’aide sociale à l’enfance est obligatoire lorsque ces jeunes cumulent un certain nombre de difficultés. Afin de ne pas créer une charge supplémentaire pour les départements, les dépenses nouvelles liées à la mise en place de l’article 1er seraient prises en charge par l’État.

L’article 2 déconnecte la fin de la prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance de la date d’anniversaire du jeune, pour lui permettre de terminer le cycle scolaire ou universitaire engagé.

Afin de reconnaître les « bonnes pratiques » des départements volontaires pour poursuivre l’aide jusqu’à 25 ans et d’encourager leur développement, l’article 3 inscrit dans la loi la possibilité, pour les départements, de prolonger la prise en charge des jeunes majeurs par les services de la protection de l’enfance jusqu’à l’âge de 25 ans.

L’article 4 prévoit la possibilité pour le jeune d’être accompagné dans son parcours vers l’autonomie par une personne de confiance, qu’il aurait lui‑même choisie et qui ne serait pas nécessairement un professionnel de la protection de l’enfance.

Afin de permettre un suivi du jeune après sa sortie du dispositif, l’article 5 de la proposition de loi met en place un entretien entre le jeune et son ancien référent, six mois après sa sortie du dispositif de l’aide sociale à l’enfance. Cet entretien doit permettre de faire le bilan des premiers mois d’autonomie du jeune.

L’amélioration de la prise en charge des jeunes majeurs suppose aussi de favoriser les passerelles entre les différents dispositifs d’aides et de mieux préparer leur insertion professionnelle. À cette fin, une meilleure coordination et une meilleure articulation entre les dispositifs proposés par le département (aide sociale à l’enfance, contrats jeunes majeurs) et ceux proposés par l’État (en particulier la Garantie jeunes) doivent permettre de favoriser les passerelles entre ces deux types de dispositifs. C’est ce que prévoit l’article 6.

L’article 7 permet par ailleurs à d’autres acteurs que les missions locales de mettre en œuvre la Garantie jeunes et le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, en particulier les établissements pour l’insertion dans l’emploi (EPIDE) et les écoles de la deuxième chance.

Afin de réduire les difficultés d’accès au logement que rencontrent les jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance et d’éviter qu’ils ne se retrouvent à la rue, l’article 8 permet aux jeunes majeurs sortant du dispositif de protection de l’enfance de bénéficier d’un logement social de manière prioritaire et, lorsqu’ils poursuivent des études supérieures, d’une place en résidence universitaire.

Enfin, l’article 9 de la proposition de loi prévoit une obligation alimentaire de l’État lorsque les pupilles de l’État deviennent majeurs.

Article 1

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° L’article L. 121‑7 est complété par un 10° ainsi rédigé :

« 10° Les dépenses d’aide sociale obligatoires engagées en faveur des personnes mentionnées à l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 222‑5. » ;

2° L’avant‑dernier alinéa de l’article L. 222‑5 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Cette prise en charge est obligatoire pour les mineurs émancipés et les majeurs de moins de vingt et un ans lorsqu’ils ont à la fois bénéficié d’une prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance avant leur majorité, qu’ils sont en situation de rupture familiale ou ne bénéficient pas d’un soutien matériel et moral de la famille, et qu’ils ne disposent ni de ressources financières, ni d’un logement ou d’un hébergement sécurisant. ».

Article 2

Le dernier alinéa de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° À la fin, les mots : « l’année scolaire ou universitaire engagée », sont remplacés par les mots : « leur scolarité au lycée ou le cycle universitaire engagé » ;

2° Il est complété par deux phrases ainsi rédigées :

« Le service de l’aide sociale à l’enfance remet à chaque jeune pouvant bénéficier de cet accompagnement un document écrit l’informant de son droit à une prolongation d’un dispositif de prise en charge. Ce document d’information est signé par le jeune. »

Article 3

Au dernier alinéa de l’article L. 222‑2 et à l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles, le mot : vingt‑et‑un », est remplacé par le mot : « vingt‑cinq ».

Article 4

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après l’article L. 223‑1‑2, il est inséré un article L. 223‑1‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 22313. – Le mineur peut désigner une personne de confiance, qui peut être un parent ou un proche. Si le mineur le souhaite, la personne de confiance l’accompagne dans ses démarches, notamment en vue de préparer son autonomie, et assiste à l’entretien prévu à l’article L. 222‑5‑1. » ;

2° Après le premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le cas échéant, la personne de confiance désignée par le mineur peut assister à l’entretien » ;

3° La dernière phrase du deuxième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 est ainsi complétée :

« et, le cas échéant, celle de la personne de confiance choisie par le mineur ».

Article 5

Après l’article L. 222‑5‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 222‑5‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 222521. – Un entretien est organisé par le président du conseil départemental avec tout majeur ayant été accueilli au titre des 1°, 2°, 3° ou de l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 222‑5, six mois après sa sortie du dispositif d’aide sociale à l’enfance, pour faire un bilan de son parcours et de son accès à l’autonomie.

« Si la situation du jeune le justifie, une nouvelle prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance est proposée au jeune.

« Le cas échéant, la personne de confiance désignée par le mineur peut assister à l’entretien. ».

Article 6

À la première phrase de l’article L. 222‑5‑2 du code de l’action sociale et des familles, après le mot : « concernés », sont insérés les mots : « notamment ceux mentionnés à l’article L. 5131‑6 du code du travail, chargés de la mise en œuvre de la Garantie jeunes, ».

Article 7

Le code du travail est ainsi modifié :

1° La deuxième phrase de l’article L. 5131‑4 est complétée par les mots : « par les écoles mentionnées à l’article L. 214‑14 du code de l’éducation, ou par les établissements publics mentionnés à l’article L. 130‑1 du code du service national » ;

2° La première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 5131‑6 est complétée par les mots : « par les écoles mentionnées à l’article L. 214‑14 du code de l’éducation, ou par les établissements publics mentionnés à l’article L. 130‑1 du code du service national ».

Article 8

Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

 Après le l de l’article L. 441‑1, il est inséré un m ainsi rédigé :

« m) Personnes majeures sortant du dispositif de protection de l’enfance. » ;

2° Le premier alinéa de l’article L. 631‑12 est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Des places sont prioritairement réservées aux jeunes sortant du dispositif d’aide sociale à l’enfance et engagés dans des études supérieures ».

Article 9

Après l’article L. 224‑9 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 224‑9‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 22491. – Sans préjudice des dispositions prévues à l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 222‑5, l’État assure une obligation alimentaire pour les pupilles de l’État au‑delà de dix‑huit ans, pour notamment permettre la poursuite d’études. »

Article 10

Les charges qui pourraient résulter, pour l’État, de l’application de la présente loi sont compensées, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

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