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Historique

3 nov. 2020 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence



24 nov. 2020 - 28 nov. 2020 : 495 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

1 déc. 2020 19:45 : Examen du texte

2 déc. 2020 15:00 : Discussion
2 déc. 2020 21:00 : Discussion

4 déc. 2020 09:00 : Discussion
4 déc. 2020 15:00 : Discussion
4 déc. 2020 21:00 : Discussion


20 oct. 2021 09:00 : Discussion
20 oct. 2021 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )




12 janv. 2022 - 17 janv. 2022 : 229 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature


18 janv. 2022 : 🗳️Vote sur la loi (nouvelle lecture) : 👍Adopté

26 janv. 2022 09:00 : Discussion
26 janv. 2022 : Conclusion par Sénat ( 5ème République )

3 févr. 2022 - 8 févr. 2022 : 38 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature


Originalv2v3v4v5v6v7
📜Proposition de loi visant à réformer l'adoption
Monique Limon
26 juin 2020

🖋️Amendements examinés : 100%
54 Adoptés83 Rejetés
12 Irrecevables
20 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Camille Galliard-Minier
19 nov. 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« L’adoption simple confère à l’adopté une filiation qui s’ajoute à sa filiation d’origine. L’adopté conserve ses droits dans sa famille d’origine. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
18 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Tombé
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« enfant »

le mot :

« adopté ».

🖋️Tombé
Camille Galliard-Minier
19 nov. 2020

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« enfant »

le mot :

« adopté ».

🖋️Tombé
Emmanuelle Ménard
18 nov. 2020

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« bénéficie d’un double lien de filiation et conserve »

les mots :

« adopté de façon simple conserve sa filiation d’origine et ».

🖋️Tombé
Xavier Breton
18 nov. 2020

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« bénéficie d’un double lien de filiation et conserve »

les mots :

« adopté de façon simple conserve sa filiation d’origine et ».

🖋️Tombé
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« , notamment ses droits héréditaires ».


Article 2
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l'alinéa 4, substituer aux mots :

« deux ans ou être âgés l’un et l’autre de plus de vingt‑huit »,

les mots :

« un an ou être âgés l’un et l’autre de plus de vingt-six ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

bis. – Au premier alinéa de l’article 343‑1, les mots : « vingt-huit » sont remplacés par les mots : « vingt-six ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’alinéa 6, substituer au mot :

« liés »,

le mot :

« lié ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

I. – À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« d’un »,

les mots :

« lié par un ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 9, 11, 12, 13, 14, 17, 19, 21, 23, 24 et 27.

III. – En conséquence, à l’alinéa 29, après le mot :

« partenaire »,

substituer au mot :

« de »

les mots :

« lié par un ».

IV. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 30 et 32.

🖋️Adopté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 21, substituer au mot :

« personnes »

les mots :

« membres du couple ».

🖋️Adopté
Camille Galliard-Minier
19 nov. 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 35 :

« Les conditions de l’adoption sont soumises à la loi nationale de l’adoptant ou, en cas d’adoption par un couple, par la loi qui régit les effets de leur mariage, de leur partenariat enregistré ou de leur concubinage. L’adoption ne peut toutefois être prononcée si la loi nationale des deux membres du couple la prohibe. »

🖋️Adopté
Xavier Breton
18 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

« Un an après la promulgation de cette loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport faisant un état des lieux de l’adoption par toute personne célibataire âgée de plus de vingt-huit ans. »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
19 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

I. – Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 343. – L’adoption est une institution protectrice de l’enfant. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 3, supprimer la mention :

« Art. 343. – ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

I. – Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 343. – L’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale en matière d’adoption. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 3, supprimer la mention :

« Art. 343. – ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

I. – Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Art. 343. – Les besoins spécifiques de l’enfant font l’objet d’une attention toute particulière de la part du juge qui prononce l’adoption. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 3, supprimer la mention :

« Art. 343. – ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Substituer aux alinéas 3 et 4 les quatre alinéas suivants :

« Art. 343. – L’adoption est une institution protectrice de l’enfant.

« L’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale en la matière.

« Les besoins spécifiques de l’enfant font l’objet d’une attention toute particulière de la part du juge qui prononce l’adoption.

« L’adoption peut être demandée par deux époux non séparés de corps, mariés depuis plus de deux ans ou âgés l’un et l’autre de plus de vingt-huit ans. »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Aucune discrimination ne peut avoir lieu en raison de l’orientation sexuelle, du statut matrimonial, de l’identité de genre de l’un des membres du couple ou du couple. »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Aucune discrimination ne peut avoir lieu en raison du mode de conception de l’enfant. »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Après l'alinéa 4, insérer l'alinéa suivant:

bis. – Au premier alinéa de l’article 343‑1, les mots : « vingt-huit » sont remplacés par les mots : « dix-huit ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

bis. – Au premier alinéa de l’article 343‑1, les mots : « vingt‑huit » sont remplacés par les mots : « vingt-quatre ».

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
19 nov. 2020

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

bis. – Au premier alinéa de l’article 343‑1, les mots : « vingt-huit » sont remplacés par les mots : « vingt-cinq ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 5 à 7.

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À la fin de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« ou en concubinage ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l'alinéa 8.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 10 à 14.

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Après l’alinéa 14, insérer les six alinéas suivants :

bis. – Le titre VII du livre Ier est complété par un chapitre V ainsi rédigé :

« Chapitre V

« De la gestation pour autrui.

« Art. 342‑9. – I. – Tout jugement étranger, rendu antérieurement ou postérieurement à la naissance d’un enfant né dans le cadre d’une convention de gestation pour le compte d’autrui conclue dans un État où cette pratique n’est pas expressément interdite et par lequel la filiation de cet enfant a été établie à l’égard d’un ou de deux hommes auquel il n’est pas lié biologiquement ou à l’égard d’une ou de deux femmes qui n’en ont pas accouché, est de plein droit assimilé à un jugement ayant les mêmes effets, en droit français, qu’un jugement d’adoption plénière.

« II. – Ce jugement, sous réserve de sa régularité internationale mais sans que ne puissent lui être opposés ni le mode de conception de l’enfant, ni le fait qu’il serait antérieur à la naissance de ce dernier, est rendu exécutoire sur le territoire français à la diligence du procureur de la République du lieu où est établi le service central d’état civil du ministre des affaires étrangères ou dans les conditions prévues à l’article 509 du code de procédure civile.

« III. – Les actions aux fins de reconnaissance des jugements ayant établi la filiation d’enfants nés à l’étranger d’une gestation pour le compte d’autrui sont portées devant les tribunaux mentionnés à l’article L. 211‑13 du code de l’organisation judiciaire. »

🖋️Rejeté
Pacôme Rupin
19 nov. 2020

Après l’alinéa 14, insérer les trois alinéas suivants :

bis. – Après l’article 353‑2, il est inséré un article 353‑3 ainsi rédigé :

« Art. 353‑3. – Est de plein droit assimilé à un jugement ayant les mêmes effets qu’un jugement d’adoption plénière en droit français, tout jugement étranger rendu antérieurement ou postérieurement à la naissance d’un enfant né dans le cadre d’une convention de gestation pour le compte d’autrui conclue dans un État où cette pratique n’est pas expressément interdite, et par lequel la filiation de cet enfant a été établie à l’égard d’un ou de deux hommes auquel il n’est pas lié biologiquement, ou à l’égard d’une ou de deux femmes qui n’en ont pas accouché.

« Ce jugement, sous réserve de sa régularité internationale mais sans que ne puissent lui être opposés ni le mode de conception de l’enfant, ni le fait qu’il serait antérieur à la naissance de ce dernier, est rendu exécutoire sur le territoire français à la diligence du procureur de la République du lieu où est établi le service central d’état civil du ministre des affaires étrangères ou dans les conditions prévues à l’article 509 du code de procédure civile.

« Les actions aux fins de reconnaissance des jugements ayant établi la filiation d’enfants nés à l’étranger d’une gestation pour le compte d’autrui sont portées devant les tribunaux mentionnés à l’article L. 211‑13 du code de l’organisation judiciaire. »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 15 à 17.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 18.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 19.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 22 et 23.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 24.

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Après l’alinéa 24, insérer les deux alinéas suivants :

« XI bis. – Après le troisième alinéa de l’article 360 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Aucune discrimination ne peut avoir lieu en raison de l’orientation sexuelle, du statut matrimonial, de l’identité de genre de l’un des membres du couple ou du couple. » »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 25 à 27.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 28 à 30.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 31 à 33.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer les alinéas 34 et 35.

🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
19 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article 345 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce délai de six mois est inapplicable en cas d’adoption de l’enfant du conjoint, du partenaire ou du concubin. »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À la deuxième phrase du dernier alinéa de l’article 348‑3 du code civil, après le mot : « intérêt », il est inséré le mot : « supérieur ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article 353 du code civil, après le mot : « intérêt », il est inséré le mot : « supérieur ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Aux première et dernière phrases du deuxième alinéa de l’article 353 du code civil, après le mot : « intérêt », il est inséré le mot : « supérieur ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À la fin du second alinéa de l’article 353‑1 du code civil, après le mot : « intérêt », il est inséré le mot : « supérieur ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Au troisième alinéa de l’article 381‑2 du code civil, après le mot : « intérêt », est inséré le mot : « supérieur ».

🖋️Tombé
Erwan Balanant
19 nov. 2020

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« deux ans »

les mots :

« un an ».

🖋️Tombé
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

À la fin de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« ou être âgés l’un et l’autre de plus de vingt-huit ans ».

🖋️Tombé
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« et »

le mot :

« ou ».

🖋️Tombé
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

À l’alinéa 4 substituer aux mots :

« vingt-huit »

les mots :

« vingt-quatre ».

🖋️Tombé
Erwan Balanant
19 nov. 2020

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« vingt-huit »

les mots :

« vingt-cinq ».

🖋️Tombé
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 35, substituer au mot :

« personnes »

les mots :

« membres d’un couple ».


Article 3
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer au nombre :

« 45 »,

le mot :

« cinquante ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la seconde phrase de l’alinéa 3, substituer à la première occurrence du mot :

« de »,

les mots :

« lié par un ».

🖋️Adopté
Raphaël Gérard
18 nov. 2020

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Toutefois, s’il y a de justes motifs, notamment lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant le justifie, le Conseil de famille peut donner son accord sur le choix d’adoptants éventuels lorsque la différence d’âge est supérieure à celles que prévoit le présent alinéa. »

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après le mot :

« mot : »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« « celles », la fin du dernier alinéa est ainsi rédigée : « prévues par le premier alinéa ou supérieure à celle prévue par le deuxième alinéa. » »

🖋️Rejeté
Raphaël Gérard
18 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-François Eliaou
19 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Après le mot :

« conjoint »

supprimer la fin de la seconde phrase de l’alinéa 3.


Article 5
🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Camille Galliard-Minier
19 nov. 2020

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« futurs adoptants »

les mots :

« demandeurs à l’adoption ».


Article 6
🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Camille Galliard-Minier
19 nov. 2020

Supprimer cet article.


Article 7
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Au début de l’alinéa 3, ajouter les mots :

« Quelle que soit la loi applicable, ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
18 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Natalia Pouzyreff
19 nov. 2020
🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 4.

🖋️Irrecevable
Bénédicte Pételle
19 nov. 2020
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Natalia Pouzyreff
19 nov. 2020
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Danielle Brulebois
19 nov. 2020
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Article 8
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’alinéa 2, après le mot :

« mineur »,

insérer le mot :

« âgé ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« de plus de 13 ans »

les mots :

« incapable de discernement ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

À l’alinéa 2, après le mot :

« intérêt »,

insérer le mot :

« supérieur ».


Article 9
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’alinéa 2, après le mot :

« consentement »,

supprimer le mot :

« personnel ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’alinéa 3, avant les mots :

« de plus »,

insérer le mot :

« âgé ».

🖋️Adopté
Xavier Breton
18 nov. 2020

À l’alinéa 3, avant les mots :

« de plus »,

insérer le mot :

« âgé ».

🖋️Adopté
Coralie Dubost
19 nov. 2020
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

« Lorsqu’un enfant né avant l’entrée en vigueur de la présente loi est issu d’une procréation médicalement assistée réalisée à l’étranger dans les conditions prévues par la loi étrangère et dans le cadre d’un projet parental commun de deux femmes mais que la mère désignée dans l’acte de naissance de l’enfant s’oppose sans motif légitime à l’établissement du lien de filiation à l’égard de la femme qui n’en a pas accouché, celle-ci peut, avant l’expiration d’un délai de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, demander l’adoption de l’enfant. L’absence de lien conjugal et la condition de durée d’accueil prévue au premier alinéa de l’article 345 du code civil ne peuvent être opposées à cette demande. Le tribunal prononce l’adoption si celle-ci est conforme à l’intérêt de l’enfant. Elle entraîne les mêmes effets, droits et obligations qu’en matière d’adoption de l’enfant du conjoint, du partenaire d’un pacte civil de solidarité ou du concubin. »


Article 10
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 4, supprimer le mot :

« supérieur ».

🖋️Adopté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

I. – À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« s’ils »

les mots :

« si elles ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« dispensés »,

le mot :

« dispensées ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« Les personnes auxquelles le service de l’aide sociale à l’enfance a confié un pupille de l’État pour en assurer la garde sont dispensées de l’agrément prévu au premier alinéa du présent article si elles souhaitent adopter l’enfant et si les liens affectifs qui se sont noués avec lui le justifient. »

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après l’alinéa 8, insérer les deux alinéas suivants :

« Il est accordé pour une durée de cinq ans renouvelable.

« Tout retrait ou refus d’agrément doit être motivé. »

🖋️Adopté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Le département accorde une aide financière sous condition de ressources aux personnes adoptant un enfant dont le service de l’aide sociale à l’enfance leur avait confié la garde. »

🖋️Adopté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

À la seconde phrase de l'alinéa 9, substituer aux mots :

« de la Collectivité de Corse »

Les mots :

« du conseil exécutif ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« du présent code ».

🖋️Adopté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

Compléter la première phrase de l’alinéa 13 par les mots :

« ou, en Corse, au président du conseil exécutif ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 15, substituer aux mots :

« de rechercher »,

les mots :

« la recherche ».

II. – En conséquence, à la même phrase, substituer à la seconde occurrence du mot :

« un »

les mots :

« d'un ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – L’article L. 225‑17 du code de l’action sociale et des familles est abrogé. »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

I. – À l’alinéa 5, supprimer la référence :

« ou de l’article L. 225‑5 ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
18 nov. 2020

Supprimer l'alinéa 6.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l'alinéa 6.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Substituer à l’alinéa 6 les trois alinéas suivants :

« L’agrément est accordé pour cinq ans, dans un délai de neuf mois, par le président du conseil départemental, ou, en Corse, par le président du conseil exécutif après avis d’une commission dont la composition est fixée par voie réglementaire. Le délai court à compter de la date à laquelle la personne confirme sa demande d’agrément dans les conditions fixées par voie réglementaire. L’agrément est délivré par un arrêté dont la forme et le contenu sont définis par décret.

« L’agrément est délivré pour l’accueil d’un ou de plusieurs enfants simultanément. Une notice, dont la forme et le contenu sont définis par décret, décrivant les motivations des personnes agréées est jointe à l’agrément. Cette notice peut être révisée par le président du conseil départemental, ou, en Corse, par le président du conseil exécutif sur demande du candidat à l’adoption.

« L’agrément est caduc à compter de l’arrivée au foyer d’au moins un enfant français ou étranger, ou de plusieurs simultanément. »

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Le deuxième alinéa est applicable pour l’adoption simple d’un enfant non pupille de l’État. »

🖋️Rejeté
Natalia Pouzyreff
19 nov. 2020

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« Préalablement à la demande d’agrément en vue d’adoption »

les mots :

« Afin d’obtenir l’agrément ».

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À l’alinéa 7 substituer aux mots :

« Préalablement à »

les mots :

« Dans le cadre de ».

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« suivre une préparation »

les mots :

« bénéficier d’un accompagnement ».

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

I. – À l’alinéa 7, après le mot :

« dimensions »,

insérer le mot : 

« légales, ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots :

« , ainsi que sur les spécificités de la parentalité adoptive ».

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« Art. L. 225‑4. – Après avis conforme de la commission d’agrément, l’agrément en vue d’adoption est délivré, pour sept ans, dans un délai de neuf mois, par le président du conseil départemental du domicile des candidats à l’adoption ou, en Corse, par le président du conseil exécutif. »

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À l’alinéa 8, après le mot :

« délivré »

insérer les mots :

« pour sept ans, dans un délai de neuf mois ».

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Après un refus ou un retrait d’agrément, le délai à partir duquel une nouvelle demande peut être déposée est de trente mois. »

🖋️Rejeté
Jean-François Eliaou
19 nov. 2020

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Après un refus ou un retrait d’agrément, le délai à partir duquel une nouvelle demande peut être déposée est de deux ans. ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Xavier Breton
19 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Raphaël Gérard
18 nov. 2020

Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :

« Les dispositions du premier alinéa ne s’appliquent pas aux adoptions mentionnées à l’article 345‑1 du code civil. »

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

Après le mot :

« exécutif »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 14 :

« organise des réunions d’information obligatoires pour les personnes agrées. »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 15, après le mot :

« adoption, »

insérer les mots :

« les procédures de délaissement en cours ».

🖋️Rejeté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

À la seconde phrase de l’alinéa 16, substituer aux mots :

« la durée de conservation des données enregistrées »

les mots :

« les données enregistrées, leur durée de conservation ».

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

« Avant le dernier alinéa de l’article L. 421‑6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Lorsque l’agrément est suspendu dans le cadre d’une procédure judiciaire, le président du conseil départemental, ou en Corse, le président du conseil exécutif, ne peut retirer définitivement l’agrément qu’à l’issu du jugement définitif. » »

🖋️Tombé
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À l’alinéa 6 substituer à la seconde occurrence du mot :

« personnes »

le mot :

« l’enfance ».

🖋️Tombé
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

I. – À l’alinéa 6, substituer au mot :

« dispensés »

le mot :

« dispensées ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« eux »

Le mot :

« elles ».

III. – En conséquence, au même alinéa, supprimer la seconde occurrence du mot :

« enfant ».

🖋️Tombé
Xavier Breton
18 nov. 2020

À l’alinéa 6, supprimer la seconde occurrence du mot :

« enfant ».

🖋️Tombé
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Tout refus ou retrait d’agrément doit être motivé. »

🖋️Tombé
Jean-François Eliaou
19 nov. 2020

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Tout refus ou retrait d’agrément doit être motivé. »


Article 11
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

I. – Rédiger ainsi les alinéas 1 et 2 :

« Après la section 1 du chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles, est insérée une section 1 bis ainsi rédigée :

« « Section 1 bis ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, substituer à la mention :

« L. 225‑10 »

la mention :

« L. 225‑10‑1 ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer à la mention :

« L. 225‑11 »,

la mention :

« L. 225‑10‑2 ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 7, substituer à la mention :

« L. 225‑12 »,

la mention :

« L. 225‑10‑3 ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’alinéa 6, supprimer le mot :

« supérieur ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la fin de l’alinéa 6, substituer à la référence :

« L 112‑2 »,

la référence :

« L. 112‑4 ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

I. – La section 2 du chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiée :

 L’intitulé est ainsi rédigé :

« Adoption internationale » ;

2° L’article L. 225‑11 est ainsi rédigé :

« Art. L. 225‑11. – Tout organisme, personne morale de droit privé, qui sert d’intermédiaire pour l’adoption de mineurs étrangers doit avoir obtenu l’autorisation conjointe du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé de la famille d’exercer cette activité. Cette autorisation, délivrée après avis du président du conseil départemental du siège social de l’organisme ou, en Corse, du président du conseil exécutif, précise le ou les pays dans lesquels l’organisme est autorisé à intervenir.

« Pour obtenir l’autorisation prévue à l’alinéa précédent, l’organisme concerné doit être en mesure d’assurer les fonctions prévues par les stipulations des a et b de l’article 9, des articles 14 à 17, 19 et 20 et du I de l’article 30 de la convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale. Ces fonctions s’exercent dans le respect de l’intérêt de l’enfant, des droits fondamentaux qui lui sont reconnus, des principes d’égalité et de neutralité ainsi que de la législation du pays d’origine.

« L’autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans renouvelable. Elle peut être suspendue ou retirée par le ministre chargé des affaires étrangères et le ministre chargé de la famille si les conditions de délivrance ne sont plus réunies. » ;

3° Les articles L. 225‑13 et L. 225‑14 sont abrogés ;

4° À l’article L. 225‑14‑1 et aux premier et second alinéas de l’article L. 225‑14‑2, les mots : « et habilités » sont supprimés.

II. – Les organismes, personnes morales de droit privé, qui étaient autorisées à servir d’intermédiaire pour l’adoption de mineurs étrangers avant l’entrée en vigueur de la présente loi, sont autorisées à poursuivre leur activité pendant les deux années suivant l’entrée en vigueur de la présente loi.

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

La section 2 du chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complétée par un article L. 225‑14‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 225‑14‑3 – Pour adopter un mineur âgé de moins de quinze ans étranger, les personnes agréées en vue d’adoption doivent être accompagnées par un intermédiaire pour l’adoption autorisé en application de l’article L. 225‑11 ou par l’Agence française de l’adoption. »

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

La section 4 du chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiée :

1° L’intitulé est ainsi rédigé : « Dispositions communes » ;

2° L’article L. 225‑19 est ainsi rédigé :

« Art. L. 225‑19. – Est puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros le fait d’exercer l’activité d’intermédiaire pour l’adoption de mineurs étrangers sans avoir obtenu l’autorisation préalable prévue à l’article L. 225‑11 ou malgré une interdiction d’exercer.

« Est également puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros le fait de recueillir sur le territoire français des mineurs en vue de les proposer à l’adoption.

« Les personnes physiques reconnues coupables des infractions prévues au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, suivant les modalités de l’article 131‑27 du code pénal, d’exercer l’activité professionnelle d’accueil, d’hébergement ou de placement de mineurs. » ;

3° L’article L. 225‑20 est ainsi rédigé :

« Art. L. 225‑20. – Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent chapitre. »

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« la remise effective de l’enfant »

les mots :

« l’arrivée effective de l’enfant dans sa famille ».

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement, dans le délai d’un an à compter de la publication de la présente loi, un rapport sur l’adoption des enfants à besoins spécifiques permettant d’évaluer les difficultés rencontrées à toutes les étapes du processus d’adoption de ces enfants. »

🖋️Tombé
Raphaël Gérard
18 nov. 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après la section 3, il est inséré une section 3 bis ainsi rédigée :

« Art. L225‑16‑1. – Tout organisme, personne morale de droit privé, qui sert d’intermédiaire pour l’adoption de mineurs étrangers de quinze ans, doit avoir obtenu une autorisation préalable d’exercer cette activité auprès du président du conseil départemental de chaque département dans lequel elle envisage de placer les mineurs concernés.

Toutefois, l’organisme autorisé dans un département au minimum peut servir d’intermédiaire pour l’adoption de mineurs étrangers de quinze ans dans d’autres départements, sous réserve d’adresser préalablement une déclaration de fonctionnement au président de chaque conseil départemental concerné. Le président du conseil départemental peut à tout moment interdire dans son département l’activité de l’organisme si celui-ci ne présente pas de garanties suffisantes pour assurer la protection des enfants, de leurs parents ou des futurs adoptants.

« Art. L. 225‑16‑2. – Les organismes autorisés doivent obtenir une habilitation du ministre chargé des affaires étrangères pour exercer leur activité au profit de mineurs étrangers.

« Art. L. 225‑16‑3. – Les décisions d’autorisation ou d’interdiction d’exercer prises au titre de l’article L. 225‑16‑1 sont transmises par le président du conseil départemental au ministre chargé de la famille et, le cas échéant, au ministre chargé des affaires étrangères.

« Art. L. 225‑16‑4. – Les œuvres d’adoption sont réputées être titulaires des autorisations prévues au premier alinéa de l’article L. 225‑16‑1 pour leur activité au profit des mineurs étrangers dans tous les départements où elles étaient autorisées à exercer leur activité au 10 janvier 1986. 

« Art. L. 225‑16‑5. – Les organismes autorisés et habilités pour l’adoption communiquent les dossiers individuels qu’ils détiennent aux intéressés qui leur en font la demande dans les conditions prévues par le livre III du code des relations entre le public et l’administration.

« Art. L. 225‑16‑6 – Les dispositions du titre Ier du livre II du code du patrimoine s’appliquent aux archives des organismes autorisés et habilités pour l’adoption. Lorsqu’un organisme autorisé et habilité pour l’adoption cesse ses activités, les dossiers des enfants qui lui ont été remis sont transmis au président du conseil départemental et conservés sous sa responsabilité. » ;

2° À la première phrase de l’article L. 225‑18, la référence : « L. 225‑11 » est remplacée par la référence : « L. 225‑16‑1 ».

🖋️Tombé
Raphaël Gérard
18 nov. 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

La section 4 du chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complétée par un article L. 225‑21 ainsi rédigé :

« Art. L. 225‑21. – Les organismes autorisés doivent obtenir une habilitation du ministre chargé des affaires étrangères pour exercer leur activité au profit de mineurs étrangers. Cette habilitation dont la durée est déterminée par décret est renouvelable, après avis de la mission de l’adoption internationale. »


Article 12
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer au mot :

« enfants »,

le mot :

« mineurs ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« médico-psycho-social »,

les mots :

« médical, psychologique et social ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après le mot :

« enfant »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« , lors de son émancipation, de son adoption ou de son décès ou dans les hypothèses prévues au V de l’article L. 224‑8. »

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« dans les meilleurs délais »

les mots :

« dès leur admission dans le statut ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« intérêt »,

insérer le mot :

« supérieur ».

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Après le mot :

« État »,

la fin de la première phrase de l’alinéa 6 est supprimée.


Article 13
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Substituer à l’alinéa 1 les trois alinéas suivants :

« I. – L’article L. 224‑5 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

« 1° Au 4°, les mots : « père et mère » sont remplacés par le mot : « parents » ;

« 2° Le dernier alinéa est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés : ».

🖋️Adopté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« père ou mère »

les mots :

« parents ou l’un d’eux ».

🖋️Adopté
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« père ou mère »

les mots :

« parents ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« f) Au premier alinéa de l’article 353‑1, les mots : « , d’un enfant remis à un organisme autorisé pour l’adoption » sont supprimés. »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 8.

🖋️Rejeté
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

I. – À l’alinéa 8, supprimer les mot :

« judiciairement déclarés ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer la première occurrence du mot :

« déclarés ».

🖋️Rejeté
Xavier Breton
19 nov. 2020

I. – Compléter l’alinéa 13 par la phrase suivante :

« Lorsque les père et mère ou le conseil de famille consentent à l’adoption de l’enfant en le remettant à un organisme autorisé pour l’adoption, le choix de l’adoptant est laissé au tuteur avec l’accord du conseil de famille de la tutelle organisée à l’initiative de l’organisme autorisé pour l’adoption. »

II. – En conséquence, après la référence :

« article 348‑5, »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 14 :

« les mots : « à l’adoption des enfants de moins de deux ans n’est valable que si l’enfant a été effectivement remis au service de l’aide sociale à l’enfance ou » sont remplacés par les mots : « du ou des parents à l’adoption d’un enfant de moins de deux ans n’est valable que dans le cas où l’enfant est confié » ; ».

 

🖋️Tombé
Pascal Brindeau
18 nov. 2020

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 1 :

« I. – Le dernier alinéa de l’article L. 224‑5 du code de l’action sociale et des familles est remplacé par... (le reste sans changement). »


Article 14
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la deuxième phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« tuteur et celui du conseil de famille doivent être recueillis »

les mots :

« conseil de famille doit être recueilli ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

I. – Au début de l’alinéa 11, substituer aux mots :

« deux membres titulaires et deux membres suppléants »

les mots :

« un membre titulaire et un membre suppléant ».

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 12, insérer les mots :

« deux membres titulaires et deux membres suppléants d’associations à caractère familial, dont ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 15 :

« « – une personnalité qualifiée titulaire et un suppléant, que leurs compétence et expérience professionnelle en matière d’éthique et de lutte contre les discriminations qualifient particulièrement pour l’exercice de fonctions en son sein ; ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’alinéa 16, substituer aux mots :

« , sociale ou juridique »,

les mots :

« ou sociale ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Rédiger ainsi la troisième phrase de l’alinéa 17 :

« Nul ne peut exercer plus de trois mandats dont plus de deux mandats en tant que titulaire. »

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« « Le représentant de l’État dans le département ou, en Corse, le représentant de l’État dans la collectivité de Corse, peut mettre fin au mandat des membres du conseil de famille en cas de manquement caractérisé à leurs obligations. »

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après le mot :

« lorsque »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 20 :

« le nombre de pupilles suivis par le ou les conseils de famille existants est supérieur à cinquante. »

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

I. – Au début de la seconde phrase de l’alinéa 23, substituer aux mots :

« Toutes les fois qu’elle »,

les mots :

« Lorsqu’elle ».

II. – En conséquence, à la même phrase, substituer aux mots :

« dans le »,

le mot :

« au ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’alinéa 27, après le mot :

« aux »,

insérer le mot :

« autres ».

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après le mot :

« pupille »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 31 :

« capable de discernement, pour les décisions relevant d’actes non usuels de l’autorité parentale. »

🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

Après l’alinéa 39, insérer l’alinéa suivant :

« « 3° Les modalités d’exercice du recours ouvert au pupille par l’article L. 224‑8‑5. » »

🖋️Rejeté
Raphaël Gérard
19 nov. 2020

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« « La composition du conseil de famille concoure à la représentation de la diversité des familles. »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

À l’alinéa 22, après le mot :

« intérêt »,

insérer le mot :

« supérieur »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

Après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :

« « Aucune discrimination ne peut avoir lieu en raison de l’orientation sexuelle, du statut matrimonial, de l’identité de genre ou de la religion de l’un des membres du couple ou du couple. »

🖋️Rejeté
Xavier Breton
18 nov. 2020

Supprimer l’alinéa 23.

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
19 nov. 2020

À l’alinéa 30, supprimer les mots :

« choisies par le conseil de famille ».

🖋️Tombé
Raphaël Gérard
18 nov. 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 15 :

« – une personnalité qualifiée titulaire et un suppléant que l’expertise en matière de lutte contre les discriminations qualifie particulièrement pour l’exercice de fonctions en son sein ; ».


Article 15
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À la première phrase de l’alinéa 8, après la dernière occurrence du mot :

« à »,

insérer les mots :

« la représentation et à ».


Article 17
🖋️Irrecevable
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020
Après l'article 17 , insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020
Après l'article 17 , insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Maud Petit
17 nov. 2020
Après l'article 17 , insérer l'article suivant:

Article 18
🖋️Irrecevable
Danielle Brulebois
19 nov. 2020
Après l'article 18, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Jean-François Eliaou
19 nov. 2020
Après l'article 18, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Jean-François Eliaou
19 nov. 2020
Après l'article 18, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Élodie Jacquier-Laforge
19 nov. 2020
Après l'article 18, insérer l'article suivant:

Chapitre : Titre 1
🖋️Adopté
Monique Limon
23 nov. 2020

À l’intitulé du titre Ier, supprimer le mot :

« supérieur ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

Depuis 1989, la Convention internationale pour les droits de l’enfant (CIDE) institue le principe du respect de « l’intérêt supérieur de l’enfant » et considère à ce titre l’adoption comme une des protections de remplacement mise en place par les États pour tout enfant privé de son milieu familial ou ne pouvant rester dans ce milieu. Dans le prolongement de la CIDE, la Convention de La Haye, en 1993, « a pour objet d’établir des garanties pour que les adoptions internationales aient lieu dans l’intérêt supérieur de l’enfant ».

En France, les pratiques d’adoption s’opèrent, pour l’essentiel, sous le régime juridique de la loi fondatrice du 11 juillet 1966. Ce régime a été modifié en partie par la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfance, partant du constat que trop de mineurs protégés restent placés en établissement ou en famille d’accueil sans qu’aucune alternative véritable ne puisse leur être proposée. Dès lors, cette loi a réformé la procédure de déclaration judiciaire d’abandon et introduit des commissions d’examen de la situation des enfants confiés, afin que davantage d’entre eux puissent bénéficier du statut de pupille de l’État et, le cas échéant, d’un projet d’adoption.

Quatre ans après l’entrée en vigueur de la loi du 14 mars 2016, il apparaît que le régime juridique relatif à l’adoption connaît encore des lacunes auxquelles la présente proposition de loi propose de remédier, en respectant les deux principes fondamentaux en la matière, à savoir l’intérêt supérieur de l’enfant et la volonté de donner une famille à un enfant et non l’inverse. 

Elle fait ainsi suite aux conclusions du rapport intitulé : « Vers une éthique de l’adoption, donner une famille à un enfant » rendu par la députée Monique Limon et la sénatrice Corinne Imbert en octobre 2019. Ce rapport relève en effet que la loi du 14 mars 2016 connaît une application hétérogène selon les territoires et nécessite ainsi une harmonisation dans de nombreux domaines tels que l’accompagnement des familles adoptantes, la formalisation du projet pour l’enfant, la mise en place des commissions des statuts ou encore la mise en œuvre de la nouvelle procédure de délaissement. Par ailleurs, les auteurs relèvent un déficit de formation des acteurs de l’adoption. 

L’objectif de cette proposition de loi est donc de permettre de renforcer et de sécuriser le recours à l’adoption comme un outil de protection de l’enfance lorsque celui‑ci correspond à l’intérêt de l’enfant concerné, et uniquement dans son intérêt.

Le titre I de cette proposition de loi propose de faciliter et de sécuriser l’adoption conformément à l’intérêt supérieur de l’enfant afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre, lorsqu’il a été reconnu que l’adoption est bien la solution la plus adéquate avec leur parcours de vie. Elle propose de valoriser davantage l’adoption simple (article 1), de déconnecter l’adoption du statut matrimonial de l’adoptant pour autoriser l’adoption en cas de pacte civil de solidarité ou de concubinage, mettant ainsi fin à une différence de traitement face à l’adoption entre couples hétérosexuels et homosexuels mariés et couples hétérosexuels et homosexuels non mariés (article 2) et de favoriser l’adoption plénière des enfants de plus de 15 ans par les personnes qui les ont accueillis au titre de l’Aide sociale à l’enfance (article 4). Plusieurs dispositions permettent de renforcer la protection des enfants et de moderniser le processus d’adoption en prévoyant un écart d’âge maximum avec les adoptants (article 3), en sécurisant la période de placement en vue de l’adoption (article 5) et en empêchant l’adoption entre ascendant et descendant en ligne directe (article 6). Les articles 7 à 10 tendant à renforcer et à replacer au cœur du processus d’adoption les notions de consentement et d’agrément. L’article 11 prévoit de renforcer les droits des pupilles de l’État dont le projet de vie est un projet d’adoption et de sécuriser la période de mise en relation.

Le titre II vise à renforcer le statut de pupille de l’État et à améliorer le fonctionnement des conseils de famille qui est l’organe chargé de la tutelle des pupilles de l’État avec le représentant de l’État dans le département. Ce statut, du fait de sa particularité, nécessite un traitement spécifique via une partie dédiée. Il a pour objet de protéger un enfant mineur privé durablement de sa famille. Il est donc primordial de réaffirmer le caractère protecteur du statut de pupille de l’État indépendamment du projet d’adoption éventuellement défini pour l’enfant (article 12). Cette partie tend également à clarifier les conditions d’admissions dans le statut (article 13), d’en réformer l’organisation et le fonctionnement (article 14) et de renforcer les droits des pupilles en prévoyant notamment un droit d’information de toute décision prise à son égard par le tuteur (article 15). 

Enfin, le titre III de la présente proposition de loi vise à améliorer les autres dispositions relatives au statut de l’enfant. L’article 16 garantie ainsi un examen régulier du statut des enfants de moins de trois ans et l’article 17 reconnaît la tutelle départementale comme une exception. 

Cette proposition de loi vise donc à refonder le modèle de l’adoption, afin de permettre à chaque enfant de trouver le projet de vie le plus adéquat à son profil et de s’épanouir tout au long de sa vie. C’est pourquoi, il apparaît primordial de réformer de manière lisible et pertinente le régime juridique de l’adoption, notamment au regard de l’évolution des pratiques et des zones grises qui peuvent fragiliser son processus actuel.  

Tel est le sens de cette proposition de loi, dont les mesures en sont les amorces.

Titre 1

Faciliter et sécuriser l’adoption conformément
à l’intérêt supérieur de l’enfant

Article 1

Le premier alinéa de l’article 364 du code civil est ainsi rédigé :

« L’enfant bénéficie d’un double lien de filiation et conserve tous ses droits dans sa famille d’origine. » 

Article 2

Le code civil est ainsi modifié :

I. – L’article 343 est ainsi rédigé :

« Art. 343. – L’adoption peut être demandée par deux époux non séparés de corps, deux partenaires liés par un pacte civil de solidarité ou deux concubins.

« Les adoptants doivent être en mesure d’apporter la preuve d’une communauté de vie d’au moins deux ans ou être âgés l’un et l’autre de plus de vingthuit ans. » ;

II. – Le deuxième alinéa de l’article 343‑1 est ainsi modifié :

1° Après le mot : « corps », sont insérés les mots : « liés par un pacte civil de solidarité ou en concubinage » ;

2° Les mots : « son conjoint » sont remplacés par les mots : « l’autre membre du couple » et les mots : « ce conjoint » sont remplacés par le mot : « celui‑ci » ;

III. – À l’article 343‑2, après les mots : « du conjoint » sont insérés les mots : «, du partenaire d’un pacte civil de solidarité ou du concubin » ;

IV. – À la seconde phrase du premier alinéa de l’article 344, après les mots : « leur conjoint, » sont insérés les mots : « partenaire d’un pacte civil de solidarité ou concubin, » ;

V. – L’article 345‑1 est ainsi modifié :

1°Au premier alinéa, après les mots : « du conjoint, » sont insérés les mots : « du partenaire d’un pacte civil de solidarité ou du concubin » ;

2° Le 1° est complété par les mots : « , partenaire d’un pacte civil de solidarité ou concubin » ;

3° Au 1° bis, après les mots : « seul conjoint, » sont insérés les mots : «, partenaire d’un pacte civil de solidarité ou concubin » ;

4° Au 2° et 3°, après les mots : « le conjoint, » sont insérés les mots : « , partenaire d’un pacte civil de solidarité ou concubin » ;

VI. – L’article 346 est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est complété par les mots : « , deux partenaires liés par un pacte civil de solidarité ou deux concubins » ;

2° Au second alinéa, après les mots : « nouveau conjoint, » sont insérés les mots : « partenaire d’un pacte civil de solidarité ou concubin » ;

VII. – À l’article 348‑5, après les mots : « et l’adopté » sont insérés les mots : « ou dans les situations d’adoption de l’enfant du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin, » ;

VIII. – Au premier alinéa de l’article 353‑1, après les mots : « du conjoint », sont insérés les mots : « , du partenaire d’un pacte civil de solidarité ou du concubin » ;

IX. – Le deuxième alinéa de l’article 356 est ainsi rédigé :

« Toutefois, l’adoption de l’enfant du conjoint, du partenaire d’un pacte civil de solidarité ou du concubin laisse subsister sa filiation d’origine à l’égard de cette personne et de sa famille. Elle produit, pour le surplus, les effets d’une adoption par deux personnes. » ;

X. – Le deuxième alinéa de l’article 357 est ainsi rédigé :

« En cas d’adoption de l’enfant du conjoint, du partenaire d’un pacte civil de solidarité ou du concubin ou d’adoption d’un enfant par deux personnes, l’adoptant et l’autre membre du couple ou les adoptants choisissent, par déclaration conjointe, le nom de famille dévolu à l’enfant : soit le nom de l’un d’eux, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par eux, dans la limite d’un nom de famille pour chacun d’eux. » ;

XI. – Au troisième alinéa de l’article 360, après les mots : « le conjoint » sont insérés les mots : « , le partenaire d’un pacte civil de solidarité ou le concubin » ;

XII. – L’article 363 est ainsi modifié :

1° À la première phrase du troisième alinéa, après les mots : « deux époux, » sont insérés les mots : « partenaires liés par un pacte civil de solidarité ou concubins » ;

2° À la première phrase du dernier alinéa, après les mots : « du conjoint, » sont insérés les mots : « du partenaire d’un pacte civil de solidarité ou du concubin, » et à la deuxième phrase du même alinéa le mot : «  époux » est remplacé par le mot : «  personnes » ;

XIII. – Le premier alinéa de l’article 365 est ainsi modifié :

1° Après les mots : « soit le conjoint » sont insérés les mots : « , le partenaire de pacte civil de solidarité ou le concubin » ;

2° Après les mots : « avec son conjoint, » sont insérés les mots : « son partenaire de pacte civil de solidarité ou son concubin, » ;

XIV. – L’article 366 est ainsi modifié :

1° Au 2°, après les deux occurrences des mots : « le conjoint » sont insérés les mots : « ou le partenaire de pacte civil de solidarité » ;

2° Au dernier alinéa, après le mot : « l’alliance » sont insérés les mots : « ou qui était liée par un pacte civil de solidarité » ;

XV. – Le premier alinéa de l’article 370‑3 est ainsi rédigé :

« Les conditions de l’adoption sont soumises à la loi nationale de l’adoptant ou, en cas d’adoption par deux personnes, par la loi qui régit les effets de leur union, de leur partenariat enregistré ou de leur concubinage. L’adoption ne peut toutefois être prononcée si la loi nationale de l’un et l’autre époux, partenaires liés par un pacte civil de solidarité ou concubins la prohibe. » 

Article 3

L’article 344 du code civil est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’écart d’âge entre le plus jeune des adoptants et le plus jeune des enfants qu’ils se proposent d’adopter ne doit pas excéder 45 ans. Toutefois, cette règle n’est pas applicable à l’adoption des enfants du conjoint, du partenaire de pacte civil de solidarité ou du concubin. » ;

2° Au dernier alinéa, après le mot : « inférieure » sont insérés les mots : « ou l’écart d’âge supérieur aux seuils prévus par les alinéas précédents » et les mots : « à celles que prévoit l’alinéa précédent » sont supprimés.

Article 4

Au deuxième alinéa de l’article 345 du code civil, après les mots : « pour adopter » sont insérés les mots : « , ou s’il ne remplissait pas lui‑même les conditions légales pour être adopté ».

Article 5

Le code civil est ainsi modifié :

1° L’article 351 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa :

– les mots : « est réalisé » sont remplacés par le mot : « débute » ;

– le mot : « abandonné » est remplacé par le mot : « délaissé » ;

b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les futurs adoptants peuvent réaliser les actes usuels de l’autorité parentale relativement à la personne de l’enfant. »

2° À l’article 361, la référence : « 350 » est remplacée par la référence : « 351 ».

Article 6

Après l’article 343‑2 du code civil, est inséré un article 343‑3 ainsi rédigé :

« Art. 3433. – L’adoption entre ascendants et descendants en ligne directe et entre frères et sœurs est prohibée. »

Article 7

Le code civil est ainsi modifié :

1° Au début de l’article 348‑3, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé : 

« Le consentement doit être libre, obtenu sans aucune contrepartie, après la naissance de l’enfant et éclairé sur les conséquences de l’adoption, en particulier, s’il est donné en vue d’une adoption plénière, sur le caractère complet et irrévocable de la rupture du lien de filiation préexistant. »

2° Le dernier alinéa de l’article 370‑3 est supprimé.

Article 8

L’article 348‑6 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le mineur de plus de 13 ans ou le majeur protégé est hors d’état de consentir personnellement à son adoption, le tribunal peut passer outre l’absence de consentement, après avoir recueilli l’avis du représentant légal ou de la personne chargée d’une mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne, si l’adoption est conforme à l’intérêt de l’adopté. »

Article 9

Le code civil est ainsi modifié :

1° Le dernier alinéa de l’article 357 est complété par une phrase ainsi rédigé : « Si l’enfant est âgé de plus de treize ans, son consentement personnel est requis. » ;

2° À la seconde phrase du premier alinéa de l’article 363, le mot : « majeur » est remplacé par les mots : « de plus de treize ans » ;

Article 10

La section 1 du chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée :

« Section 1

« Agrément en vue d’adoption

« Art. L. 2251. – L’agrément a pour finalité l’intérêt supérieur des enfants en attente d’adoption. Il est délivré lorsque la personne candidate à l’adoption est en capacité de répondre aux besoins fondamentaux, physiques, intellectuels, sociaux et affectifs des enfants en attente d’adoption.

« Art. L. 2252. – Les personnes qui accueillent en vue de son adoption un pupille de l’État ou un enfant étranger doivent être agréés à cet effet, sauf s’ils en sont dispensés soit en application du second alinéa du présent article ou de l’article L. 225‑5, soit parce que leur aptitude à accueillir un enfant adopté a été régulièrement constatée dans un État autre que la France, en cas d’accord international engageant à cette fin ledit État.

« Les personnes à qui le service de l’aide sociale à personnes a confié un pupille de l’État pour en assurer la garde sont dispensés de l’agrément prévu à l’alinéa précédent lorsque les liens affectifs qui se sont établis entre cet enfant et eux enfant justifient cette mesure et qu’elles souhaitent l’adopter.

« Art. L. 2253. – Préalablement à la demande d’agrément en vue d’adoption, les personnes qui souhaitent accueillir un pupille de l’État ou un enfant étranger doivent suivre une préparation portant notamment sur les dimensions psychologiques, éducatives et culturelles de l’adoption compte tenu de la réalité de l’adoption nationale et internationale, ainsi que sur les spécificités de la parentalité adoptive.

« Art. L. 2254. – L’agrément en vue d’adoption est délivré par le président du conseil départemental du domicile des candidats à l’adoption ou, en Corse, par le président du conseil exécutif après avis conforme de la commission d’agrément.

« Art. L. 2255. – Les personnes qui souhaitent recueillir un enfant dans le cadre d’une adoption intrafamiliale d’un enfant étranger ne sont pas soumises à l’obligation de détenir l’agrément prévu à l’article L. 225‑2. Toutefois, le président du conseil départemental ou, en Corse, le président de la Collectivité de Corse fait réaliser une évaluation sociale et psychologique donnant lieu à un rapport portant sur la capacité des personnes à accueillir un enfant au regard des besoins fondamentaux définis à l’article L. 112‑4. Les conclusions de cette évaluation sont présentées au tribunal judiciaire en vue du prononcé du jugement d’adoption.

« Art. L. 2256. – Les personnes qui demandent l’agrément bénéficient des dispositions de l’article L. 223‑1.

« Elles peuvent demander que tout ou partie des évaluations effectuées pour l’instruction du dossier soient accomplies une seconde fois et par d’autres personnes que celles auxquelles elles avaient été confiées initialement. Elles sont informées du déroulement de ladite instruction et peuvent prendre connaissance de tout document figurant dans leur dossier dans les conditions fixées aux articles L. 311‑3 et L. 311‑4 du code des relations entre le public et l’administration.

« Art. L. 2257. – L’agrément en vue d’adoption délivré en application de l’article L. 225‑4 est valable pour l’adoption d’un pupille ou d’un enfant étranger réalisée à partir du territoire national.

« Lorsque les personnes agréées changent de département, leur agrément demeure valable sous réserve d’une déclaration préalable adressée au président du conseil départemental de leur nouveau domicile. Lorsque des personnes à qui un refus ou un retrait d’agrément a été notifié changent de département, ce refus ou retrait leur demeure opposable.

« Art. L.2258. – Pendant la durée de validité de l’agrément en vue d’adoption, le président du conseil départemental ou, en Corse, le président du conseil exécutif propose aux personnes agréées des réunions d’information.

« Art. L. 2259. – Il est institué une base nationale recensant les demandes d’agrément en vue d’adoption, et les agréments délivrés par les présidents des conseils départementaux et, en Corse, par le président du conseil exécutif, ainsi que les refus et retraits d’agrément. Les informations constitutives de ces demandes, agréments, retraits et refus font l’objet d’un traitement automatisé de données pour permettre la gestion des dossiers par les services instructeurs ainsi que de rechercher, à la demande du tuteur ou du conseil de famille, un ou des candidats pour l’adoption d’un pupille de l’État.

« Un décret en Conseil d’État, pris après avis publié et motivé de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités d’application du présent article. Il précise la durée de conservation des données enregistrées et les conditions de leur mise à jour, les catégories de personnes pouvant y accéder ou en être destinataires ainsi que les modalités d’exercice des droits des personnes concernées. »

Article 11

La section 2 du chapitre V du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée :

« Section 2

« Adoption des pupilles de l’État

« Art. L. 22510. – Lorsque le projet de vie du pupille de l’État est celui d’une adoption simple ou plénière, la définition de ce projet ainsi que le choix des adoptants éventuels est assurée par le conseil de famille.

« Le mineur capable de discernement est préalablement entendu par le tuteur ou son représentant et par le conseil de famille ou l’un de ses membres désignés par lui à cet effet. Son avis sur le projet d’adoption qui le concerne est systématiquement recueilli.

« Art. L. 22511. – L’apparentement est le fait de choisir une famille pour un enfant au regard de son intérêt supérieur et de ses besoins fondamentaux tels que mentionnés à l’article L 112‑2.

« Art. L. 22512. – Durant la période de mise en relation entre un pupille de l’État et les personnes choisies par le conseil de famille pour l’adopter, et jusqu’à la remise effective de l’enfant constatée par procès‑verbal, le tuteur organise des rencontres régulières entre l’enfant et ses futurs parents adoptifs, afin de favoriser l’établissement de liens d’attachement. L’enfant peut être confié à ses futurs parents adoptifs, pour des périodes de temps délimitées, sous la responsabilité du tuteur, qui reste seul compétent pour l’exercice des actes de l’autorité parentale. »

Titre 2

Renforcer le statut de pupille de l’État et améliorer le fonctionnement des conseils de famille

Article 12

La section 1 du chapitre IV du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée :

« Section 1

« Statut des pupilles de l’État

« Art. L. 2241. – Le statut de pupille de l’État a pour objet de protéger un enfant mineur, français ou non, privé durablement de sa famille en organisant sa tutelle et en confiant sa prise en charge au service départemental de l’aide sociale à l’enfance. Le statut de pupille de l’État n’a pas de conséquence sur la filiation de l’enfant.

« Les enfants admis en qualité de pupille de l’État en application des articles L. 224‑4 et L. 224‑8 doivent faire l’objet, dans les meilleurs délais, d’un projet de vie, défini par le conseil de famille, qui peut être une adoption, si tel est l’intérêt de l’enfant. Ce projet de vie s’articule avec le projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223‑1‑1. 

« Art. L. 2242. – Un bilan médico‑psycho‑social doit être réalisé pour tout pupille de l’État susceptible de faire l’objet d’un projet d’adoption. Ce bilan doit faire état de l’adhésion de l’enfant à un projet d’adoption si l’âge et le discernement de l’enfant le permettent.

« Art. L. 2243. – La sortie du statut de pupille de l’État a lieu à la majorité de l’enfant, à son adoption, à son décès ou à son retour dans sa famille d’origine. »

Article 13

I. – Les deux derniers alinéas de l’article L. 224‑5 du code de l’action sociale et des familles sont remplacés par trois alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque l’enfant est remis au service par ses père ou mère, selon les 2° ou 3° de l’article L. 224‑4, ceux‑ci doivent consentir expressément à l’admission de l’enfant dans le statut de pupille de l’État.

« Le consentement doit être libre, obtenu sans aucune contrepartie, et éclairé sur les conséquences de l’admission dans le statut de pupille de l’État, notamment s’agissant de la possibilité pour l’enfant de bénéficier d’un projet d’adoption en application du 2° de l’article 347 du code civil.

« Le consentement est porté sur le procès‑verbal. »

II. – Le code civil est ainsi modifié :

a) L’article 347 est ainsi modifié :

– le 2° est complété par les mots : « pour lesquels le conseil de famille des pupilles de l’État a consenti à l’adoption ; »

– au 3°, les mots : « déclarés abandonnés » sont remplacés par les mots : « judiciairement déclarés délaissés » ;

b) L’article 348‑3 est ainsi modifié :

– la seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;

– à la deuxième phrase du deuxième alinéa, les mots : « ou au service » sont supprimés ;

c) L’article 348‑4 est ainsi rédigé :

« Art. 3484. – Lorsque les père et mère ou le conseil de famille consentent à l’admission de l’enfant dans le statut de pupille de l’État en le remettant au service de l’aide sociale à l’enfance, le consentement à l’adoption et le choix de l’adoptant sont laissés au conseil de famille des pupilles de l’État. » ;

d) À l’article 348‑5, après le mot : « consentement », la fin de la phrase est ainsi rédigée : « du ou des parents à l’adoption d’un enfant de moins de deux ans n’est pas valable. » ;

e) L’article 349 est abrogé.

Article 14

I. ‑ Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après la section 2 du chapitre IV du titre II du livre II, il est inséré une section 2 bis  ainsi rédigée :

« Section 2 bis

« La tutelle des pupilles de l’État

« Art. L.22481. – Les organes chargés de la tutelle des pupilles de l’État mentionnée au présent chapitre sont le représentant de l’État dans le département, ou, en Corse, le représentant de l’État dans la collectivité de Corse, qui exerce la fonction de tuteur et peut se faire représenter, et le conseil de famille des pupilles de l’État ; la tutelle des pupilles de l’État ne comporte pas de juge de tutelle ni de subrogé tuteur.

« Le tuteur et le conseil de famille des pupilles de l’État exercent les attributions conférées à ces organes selon le régime de la tutelle de droit commun.

« À cette fin, le conseil de famille doit examiner au moins une fois par an la situation de chaque pupille. Avant toute décision du président du conseil départemental, ou, en Corse, du président du conseil exécutif relative au lieu et au mode de placement des pupilles de l’État, l’accord du tuteur et celui du conseil de famille doivent être recueillis, ainsi que l’avis du mineur dans les conditions prévues à l’article L. 223‑4. Le mineur capable de discernement est, en outre, entendu par le tuteur, ou son représentant, et par le conseil de famille, ou l’un de ses membres désignés par lui à cet effet.

« Lorsque le mineur se trouve dans une situation de danger manifeste, le tuteur, ou son représentant, prend toutes les mesures d’urgence que l’intérêt de celui‑ci exige.

« Art. L .22482. – Les membres du conseil de famille sont nommés par le représentant de l’État dans le département ou, en Corse, par le représentant de l’État dans la Collectivité de Corse, en considération de l’intérêt portée à la politique publique de protection de l’enfance, en fonction de leur aptitude ainsi que de la disponibilité qu’ils présentent.

« Outre le tuteur, chaque conseil de famille comprend :

« – deux membres titulaires et deux membres suppléants d’associations de pupilles ou d’anciens pupilles ou personnes admises ou ayant été admises à l’aide sociale à l’enfance dans le département ;

« – un membre titulaire et un membre suppléant d’associations de familles adoptives ;

« – un membre titulaire et un membre suppléant d’associations d’assistants familiaux ;

« – deux représentants du conseil départemental et deux suppléants, désignés par cette assemblée, sur proposition de son président ou, en Corse, un représentant de la collectivité de Corse et un suppléant, désignés par l’Assemblée de Corse ;

« – un représentant du Défenseur des droits et un suppléant, désignés par le Défenseur des droits ;

« – une personnalité qualifiée titulaire et un suppléant, que leur expérience et compétence professionnelles médicale, psychologique, sociale ou juridique qualifient particulièrement pour l’exercice de fonctions en son sein.

« Le conseil de famille est renouvelé par moitié. Le mandat de ses membres est de six ans. Il est renouvelable une fois.

« Dans l’intérêt des pupilles de l’État, les membres titulaires veillent à être présents à chaque réunion du conseil de famille des pupilles ou, à défaut à se faire remplacer par leur suppléant.

« Les membres du conseil de famille sont tenus au secret professionnel selon les prescriptions des articles 226‑13 et 226‑14 du code pénal.

« Il est institué, dans chaque département, un conseil de famille supplémentaire lorsque l’effectif du ou des conseils de famille existants est supérieur à cinquante pupilles.

« Art. L. 22483. – À chaque renouvellement des conseils de famille des pupilles de l’État, les membres nouvellement nommés bénéficient d’une formation préalable à leur prise de fonction dans les conditions définies par décret.

« Art. L. 22484. – Les décisions du conseil de famille des pupilles de l’État sont guidées par l’intérêt de l’enfant, la prise en compte de ses besoins fondamentaux tels que définis à l’article L. 112‑4 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que par les droits fondamentaux des enfants définis dans la Convention internationale des droits de l’enfant.

« La délibération du conseil de famille est motivée. Toutes les fois qu’elle n’est pas prise à l’unanimité, les avis divergents sont mentionnés dans le procès‑verbal.

« Art. L. 22485. – Sauf disposition contraire, les décisions et délibérations de toutes natures du conseil de famille des pupilles de l’État sont susceptibles de recours.

« Ce recours est ouvert :

« – au tuteur ;

« – aux membres titulaires du conseil de famille ;

« – aux membres suppléants, pour les seules décisions et délibérations auxquelles ils ont participé ;

«aux personnes à qui le service de l’aide sociale à l’enfance a confié un pupille de l’État pour en assurer la garde, lorsque des liens affectifs se sont établis entre ces personnes et l’enfant, pour les décisions et délibérations relatives à cet enfant ;

« – aux personnes agréées choisies par le conseil de famille pour adopter un pupille de l’État, pour les seules décisions qui les concernent personnellement ;

« – au pupille lui‑même.

« Le recours est porté devant le tribunal judiciaire. Le délai de recours est de quinze jours. Les parties ne sont pas tenues de constituer avocat.

« L’appel est ouvert aux personnes énumérées par le présent article, même si elles ne sont pas intervenues à l’instance.

« Art. L. 22486. – Le conseil de famille du département du Rhône est compétent également sur le territoire de la métropole de Lyon. Il est dénommé « conseil de famille départemental‑métropolitain ».

« Pour l’application des dispositions du quatrième alinéa de l’article L. 224‑8‑2, il comprend des représentants du conseil général du Rhône et du conseil de la métropole de Lyon. »

2° L’article L. 224‑12 est ainsi rédigé :

« Art. L. 22412. – Sont déterminées par décrets en Conseil d’État :

« 1° Les règles de fonctionnement du ou des conseils de famille institués dans le département en application de l’article L. 224‑8‑2 ;

« 2° Les conditions de recueil des renseignements mentionnés au 4° de l’article L. 224‑5. »

3° À la première phrase du troisième alinéa de l’article L. 224‑6, les mots : « tuteur, avec l’accord du » sont supprimés.

II. – À l’article 348‑4 du code civil, les mots : « tuteur, avec l’accord du » sont supprimés.

Article 15

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° L’intitulé de la section 3 du chapitre IV du titre II du livre II est ainsi rédigé :

« Section 3

« Droits des pupilles

2° Avant l’article L. 224‑9, il est inséré un article L. 224‑8‑7 ainsi rédigé :

« Art. L.22487. – Le tuteur informe le pupille de l’État de toute décision prise à son égard et lui apporte toute précision utile lorsque son avis n’a pas été suivi. »

3° Les deux premiers alinéas de l’article L. 224‑11 sont ainsi rédigés :

« Les associations départementales d’entraide entre les pupilles ou anciens pupilles de l’État ou personnes admises ou ayant été admises à l’aide sociale à l’enfance participent à l’accompagnement de ces personnes. À cet effet, elles peuvent notamment leur attribuer des secours, primes diverses et prêts d’honneur.

« Leurs ressources sont constituées par les cotisations de leurs membres, les subventions du département, des communes, de l’État, les dons et legs. »

Titre 3

Améliorer les autres dispositions
relatives au statut de l’enfant

Article 16

Le chapitre III du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° À la deuxième phrase de l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 223‑1, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » ;

2° À la première phrase du deuxième alinéa et au troisième alinéa de l’article L. 223‑5, le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois ».

Article 17

L’article 411 du code civil est ainsi rédigé :

« Art. 411. – La tutelle est déclarée vacante s’il est impossible de mettre en place une tutelle avec un conseil de famille ou d’admettre l’enfant dans le statut de pupille de l’État. Dans ce cas, le juge des tutelles la défère à la collectivité publique compétente en matière d’aide sociale à l’enfance. La tutelle ne comporte alors ni conseil de famille ni subrogé tuteur.

« La tutelle doit être levée dès que l’enfant peut être admis dans le statut de pupille de l’État ».

Article 18

I. – La charge pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

II. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

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