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Historique


3 déc. 2025 09:00 : Examen du texte

5 déc. 2025 - 8 déc. 2025 : 14 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

11 déc. 2025 09:00 : Discussion
11 déc. 2025 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté

28 mai 2026 09:00 : Discussion
28 mai 2026 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )



À venir
30 juin 2026 15:00 : Discussion
30 juin 2026 21:30 : Discussion
Originalv2v3v4
📜Proposition de loi visant à assurer le droit de chaque enfant à disposer d'un avocat dans le cadre d'une mesure d'assistance éducative et de protection de l'enfance
Ayda Hadizadeh
16 sept. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
13 Adoptés5 Rejetés
1 Irrecevables
19 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Adopté
Ayda Hadizadeh
1 déc. 2025

Au titre de la proposition, substituer au mot : 

« disposer »

les mots : 

« être assisté ».

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

I. – Au titre de la proposition, supprimer les mots : 

« disposer d’ ».

II. – En conséquence, à la fin du même titre, supprimer les mots : 

« et de protection de l’enfance ».


Article 1
🖋️Adopté
Ayda Hadizadeh
2 déc. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Jean Moulliere
29 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Perrine Goulet
29 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Caroline Yadan
29 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Tombé
Élisabeth de Maistre
28 nov. 2025

À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot : 

« mineur », 

insérer les mots : 

« âgé de treize ans révolus ».

🖋️Tombé
Élisabeth de Maistre
29 nov. 2025

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« concerné par »

les mots : 

« faisant l’objet d’ ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot : 

« judiciaire », 

insérer les mots : 

« prévue aux 3° à 5° de l’article 375‑3 et à l’article 375‑5 du code civil ».

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« de protection judiciaire »

les mots :

« d’assistance éducative ».

🖋️Tombé
Béatrice Roullaud
28 nov. 2025

À la troisième phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« dans les huit jours »

les mots : 

« sans délai à compter ».

🖋️Tombé
Béatrice Roullaud
28 nov. 2025

À la troisième phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« huit jours »

les mots : 

« vingt-quatre heures ». 

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

Rédiger ainsi l’alinéa 3 : 

« Le juge des enfants s’assure à l’audience que le mineur a pu échanger avec son conseil. Si le mineur n’est pas en âge de discernement, il s’assure que l’administrateur ad hoc a pu échanger avec le conseil. »

🖋️Tombé
Béatrice Roullaud
28 nov. 2025

À l’alinéa 3, après le mot : 

« audience », 

insérer les mots : 

« dans des termes adaptés à son âge et à son discernement, ».

🖋️Tombé
Katiana Levavasseur
28 nov. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les deux phrases suivantes : 

« Cette information est délivrée dans un langage adapté à son âge et à ses capacités de discernement. Lorsqu’il n’est manifestement pas en mesure de la comprendre, l’information relative à ces droits est portée à la connaissance de l’administrateur ad hoc qui lui a été désigné. »

🖋️Tombé
Élisabeth de Maistre
28 nov. 2025

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« Le présent article ne s’applique qu’aux mineurs dont la minorité est établie. Il ne s’applique pas aux personnes se déclarant mineures dont la minorité n’a pas été reconnue par l’autorité compétente ou qui refusent de se soumettre aux évaluations et examens permettant d’établir leur âge. »

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

Supprimer l’alinéa 4.

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

I. – À l’alinéa 4, supprimer les mots : 

« relevant de l’aide sociale à l’enfance ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots : 

« et sans recherche de conditions de ressources ».

🖋️Tombé
Lisette Pollet
29 nov. 2025

À l’alinéa 4, supprimer les mots : 

« recherche de ».


Article 2
🖋️Adopté
Ayda Hadizadeh
2 déc. 2025

Substituer aux alinéas 2 et 3 les trois alinéas suivants :

« 1° Après le deuxième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« « En assistance éducative, le mineur, sans condition de discernement, est assisté d’un avocat. Dès l’ouverture de la procédure, le juge des enfants demande au bâtonnier la désignation d’un avocat. Le juge en informe le mineur, ses représentants légaux et le cas échéant, le service à qui il a été confié. Le mineur peut également choisir librement son avocat.

« « Le juge peut demander la désignation d’un administrateur ad hoc dans les conditions prévues au second alinéa de l’article 388‑2. » »

🖋️Adopté
Jean Moulliere
29 nov. 2025

Substituer aux alinéas 2 et 3 les trois alinéas suivants :

« 1° Après le deuxième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« « En assistance éducative, le mineur, sans condition de discernement, est assisté d’un avocat. Dès l’ouverture de la procédure, le juge des enfants demande au bâtonnier la désignation d’un avocat. Le juge en informe le mineur, ses représentants légaux et le cas échéant, le service à qui il a été confié. Le mineur peut également choisir librement son avocat.

« « Le juge peut demander la désignation d’un administrateur ad hoc dans les conditions prévues au second alinéa de l’article 388‑2. » »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
29 nov. 2025

Substituer aux alinéas 2 et 3 les trois alinéas suivants :

« 1° Après le deuxième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« « En assistance éducative, le mineur, sans condition de discernement, est assisté d’un avocat. Dès l’ouverture de la procédure, le juge des enfants demande au bâtonnier la désignation d’un avocat. Le juge en informe le mineur, ses représentants légaux et le cas échéant, le service à qui il a été confié. Le mineur peut également choisir librement son avocat.

« « Le juge peut demander la désignation d’un administrateur ad hoc dans les conditions prévues au second alinéa de l’article 388‑2. » »

🖋️Adopté
Caroline Yadan
29 nov. 2025

Substituer aux alinéas 2 et 3 les trois alinéas suivants :

« 1° Après le deuxième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« « En assistance éducative, le mineur, sans condition de discernement, est assisté d’un avocat. Dès l’ouverture de la procédure, le juge des enfants demande au bâtonnier la désignation d’un avocat. Le juge en informe le mineur, ses représentants légaux et le cas échéant, le service à qui il a été confié. Le mineur peut également choisir librement son avocat.

« « Le juge peut demander la désignation d’un administrateur ad hoc dans les conditions prévues au second alinéa de l’article 388‑2. » »

🖋️Adopté
Ayda Hadizadeh
2 déc. 2025

Substituer aux alinéas 4 et 5 les deux alinéas suivants :

« 2° Le quatrième alinéa est ainsi rédigé :

« « L’assistance d’un avocat pour le mineur dans le cadre d’une procédure d’assistance éducative est intégralement prise en charge de droit par l’État au titre de l’aide juridictionnelle. » »

🖋️Adopté
Jean Moulliere
29 nov. 2025

Substituer aux alinéas 4 et 5 les deux alinéas suivants :

« 2° Le quatrième alinéa est ainsi rédigé :

« « L’assistance d’un avocat pour le mineur dans le cadre d’une procédure d’assistance éducative est intégralement prise en charge de droit par l’État au titre de l’aide juridictionnelle. » »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
29 nov. 2025

Substituer aux alinéas 4 et 5 les deux alinéas suivants :

« 2° Le quatrième alinéa est ainsi rédigé :

« « L’assistance d’un avocat pour le mineur dans le cadre d’une procédure d’assistance éducative est intégralement prise en charge de droit par l’État au titre de l’aide juridictionnelle. » »

🖋️Adopté
Caroline Yadan
29 nov. 2025

Substituer aux alinéas 4 et 5 les deux alinéas suivants :

« 2° Le quatrième alinéa est ainsi rédigé :

« « L’assistance d’un avocat pour le mineur dans le cadre d’une procédure d’assistance éducative est intégralement prise en charge de droit par l’État au titre de l’aide juridictionnelle. » »

🖋️Rejeté
Élisabeth de Maistre
29 nov. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Par dérogation au dernier alinéa de l’article 375‑1 du code civil, à titre expérimental et pour une durée de deux ans à compter de la date déterminée par le décret visé au II du présent article et dans quatre tribunaux judiciaires désignés par arrêté du ministre de la justice, le mineur est obligatoirement assisté d’un avocat dans le cadre de la procédure d’assistance éducative. À défaut de choix d’un avocat par le mineur, le juge des enfants demande au bâtonnier de désigner un avocat commis d’office. Dans les deux cas, le mineur bénéficie de droit de l’aide juridictionnelle.

« Au plus tard six mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport procédant à son évaluation.

« II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les modalités de conduite et d’évaluation de l’expérimentation. »

🖋️Rejeté
Élisabeth de Maistre
28 nov. 2025

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Le présent article ne s’applique qu’aux mineurs dont la minorité est établie. Il ne s’applique pas aux personnes se déclarant mineures dont la minorité n’a pas été reconnue par l’autorité compétente ou qui refusent de se soumettre aux évaluations et examens permettant d’établir leur âge. »

🖋️Rejeté
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

Supprimer les alinéas 4 et 5.

🖋️Rejeté
Jean Moulliere
29 nov. 2025

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« « Un décret en Conseil d’État précise la répartition des compétences, en matière d’assistance éducative, entre l’administrateur ad hoc et l’avocat s’agissant des enfants non discernants. » »

🖋️Irrecevable
Béatrice Roullaud
28 nov. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

À l’alinéa 2, substituer au mot : 

« deuxième »

le mot : 

« quatrième ».

🖋️Tombé
Élisabeth de Maistre
28 nov. 2025

À l’alinéa 3, après le mot : 

« mineur »,

insérer les mots : 

« âgé de treize ans révolus ».

🖋️Tombé
Élisabeth de Maistre
29 nov. 2025

À l’alinéa 3, après le mot : 

« mineur », 

insérer les mots : 

« faisant l’objet d’une mesure prévue aux 3° à 5° de l’article 375‑3 et à l’article 375‑5 du code civil ».

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

À l’alinéa 3, après le mot :

« et »,

insérer les mots :

« , pour le mineur non capable de discernement, ».

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
29 nov. 2025

I. – À l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« relevant de l’aide sociale à l’enfance ». 

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots : 

« et sans recherche de conditions de ressources ».

🖋️Tombé
Lisette Pollet
29 nov. 2025

À l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« recherche de ».


Article 3
🖋️Rejeté
Élisabeth de Maistre
29 nov. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – La présente loi entre en vigueur un an après sa promulgation.

II. – Les mesures d’assistance éducative en cours continuent d’être exécutées selon les règles antérieurement en vigueur jusqu’à la prochaine audience de révision, qui applique les nouvelles dispositions.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 3min.

Mesdames, Messieurs,

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) des Nations Unies, ratifiée par la France en 1990, fait de l’intérêt supérieur de l’enfant une considération primordiale dans toutes les décisions le concernant, « qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs » (alinéa 1er de l’article 3).

L’intérêt supérieur de l’enfant est entendu comme la prise en compte de sa personne et de son point de vue, dans l’expression de sa parole et de ses besoins fondamentaux.

En matière pénale, la présence d’un avocat aux côtés d’un enfant en conflit avec la loi est obligatoire au titre de l’article L. 12‑4 du code de la justice pénale des mineurs. Mais en matière de protection de l’enfance, la présence de l’avocat auprès de l’enfant discernant n’ayant pas fait le choix d’un avocat, souvent par méconnaissance de ses droits, reste laissée à la discrétion du Juge des enfants. Pour ceux non capables de discernement, le juge peut désigner un administrateur ad hoc.

Rappelons que l’accès à un avocat en assistance éducative reste différencié entre les enfants de moins de 13 ans, qui n’ont que la possibilité de solliciter des personnalités ad hoc et de plus de 13 ans à qui leur est accordé le droit de recourir à un avocat.

Or, la solution la plus protectrice des droits est la présence de l’avocat pour tous les enfants, quel que soit leur âge, leur degré de discernement, dès lors qu’il y a risque de danger ou danger immédiat.

La présence d’un avocat permet :

‑ de garantir l’exercice effectif de droits procéduraux ;

‑ de favoriser un traitement égal de chaque enfant devant la justice ou l’autorité administrative ;

‑ d’assurer l’assistance, la représentation de l’enfant et le respect de sa parole ;

‑ de consolider un accompagnement pérenne de l’enfant par son avocat, en limitant les effets de rupture : en restituant ce qu’il lui est dit, l’avocat permet à l’enfant de comprendre le traitement de sa parole par les différentes instances de l’aide sociale à l’enfance et par la justice. Il devient une « mémoire » ;

‑ de veiller à ce que les décisions prises par le juge des enfants, en matière d’assistance éducative, soient bien exécutées.

Si le juge des enfants doit rester le garant de l’intérêt de l’enfant, le juge décide de manière impartiale, en fonction de la loi tandis que l’avocat défend les intérêts de l’enfant pour s’assurer que ses droits soient protégés et sa personne respectée dans les décisions rendues.

Depuis 2021, la profession d’avocat s’est dotée d’un certificat de spécialisation, mention « droit des enfants », délivré par le Conseil national des barreaux qui permet à l’avocat d’enfant d’être particulièrement compétent et pertinent dans sa relation avec les magistrats et les cadres médicaux‑sociaux spécialisés.

Dans le cadre des États généraux de la justice, initiés par le Président de la République et dont le rapport a été publié en 2022, l’annexe 14 du rapport du groupe de travail « Sur la justice de protection », rassemblant représentants de l’État, magistrats, avocats, médecins, protection judiciaire de la jeunesse et l’Association des départements de France, recommande, parmi les mesures visant à améliorer la protection de l’enfance, la présence systématique d’un avocat pour tous les enfants, quel que soit leur âge.

L’heure n’est plus à l’expérimentation : toutes les initiatives en ce sens ont déjà été menées avec succès, notamment par le barreau des Hauts‑de‑Seine en collaboration avec plusieurs juges des enfants.

Il a été démontré que les enfants placés sous une mesure d’assistance éducative ont pu nouer un lien de confiance avec un avocat spécialement formé pour recueillir leur parole, garantir l’effectivité de leurs droits et assurer un suivi tout au long des procédures les concernant.

Toutes les conditions sont donc réunies pour instaurer la présence systématique d’un avocat en assistance éducative à chaque étape du processus judiciaire.

Il est temps que les enfants en danger accompagnés dans le cadre des mesures d’assistance éducative et de protection de l’enfance deviennent pleinement des sujets de droit et que leurs intérêts soient défendus de manière indépendante et complète, garantissant ainsi de manière plus effective et pérenne leur protection et leur intégrité.

Article 1

L’article 1186 du code de procédure civile est ainsi rédigé :

« Tout mineur concerné par une mesure de protection judiciaire est assisté d’un avocat. À défaut de choix d’un avocat par le mineur, le procureur de la république ou le juge des enfants demande au bâtonnier d’en désigner un commis d’office. La désignation doit intervenir dans les huit jours de la demande.

« Le mineur est informé verbalement en début d’audience et dans les décisions prises par le juge des enfants de son droit à un avocat, de même que son droit d’interjeter appel.

« L’assistance d’un avocat dans le cadre des mesures d’assistance éducative relevant de l’aide sociale à l’enfance est intégralement prise en charge par l’État au titre de l’aide juridictionnelle et sans recherche de conditions de ressources. »

Article 2

L’article 375‑1 du code civil est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :

« Pour chaque mineur, le juge des enfants, d’office ou à la demande du président du conseil départemental, demande au bâtonnier la désignation d’un avocat et d’un administrateur ad hoc. »

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« L’assistance d’un avocat dans le cadre des mesures d’assistance éducative relevant de l’aide sociale à l’enfance est intégralement prise en charge par l’État au titre de l’aide juridictionnelle et sans recherche de conditions de ressources. »

Article 3

La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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