La situation des personnes appartenant à des minorités chrétiennes en Asie est très contrastée selon les pays. Elle est particulièrement préoccupante en Corée du Nord où les 300.000 chrétiens selon les estimations de l'Organisation des Nations unies seraient empêchés de pratiquer leur religion, et où de nombreux cas d'emprisonnement, dans des camps de rééducation et d'exécutions, fondés sur des motifs religieux ont été rapportés. La France, qui défend partout dans le monde la liberté de conscience, est particulièrement préoccupée par la détérioration de la situation des personnes appartenant à des minorités ethniques ou religieuses. La coopération en matière de droits de l'Homme entre les Etats et les procédures spéciales des Nations unies doit ainsi être une priorité. A titre bilatéral, comme dans les enceintes multilatérales, la France est très engagée pour la promotion et le respect de la liberté de conscience. Elle condamne les violences et persécutions à l'encontre des personnes appartenant à des minorités, notamment religieuses. S'agissant de la situation en Corée du Nord, la France, qui n'entretient pas de relations diplomatiques avec ce pays, est mobilisée aux côtés des Nations unies et de l'Union européenne pour que le régime entende la voix de la communauté internationale et respecte des droits fondamentaux de sa population. A ce titre, elle co-parraine les résolutions sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord présentées chaque année par l'Union européenne et le Japon. La résolution adoptée le 20 mars 2017 lors de la 34ème session du Conseil des droits de l'Homme condamne avec la plus grande fermeté le déni du droit à la liberté de religion, les discriminations et les persécutions dont sont victimes les personnes appartenant à des minorités religieuses en Corée du Nord. La France continuera de suivre avec attention l'évolution de la situation des droits de l'Homme dans ce pays.