Marisol Touraine,
Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes •
12 janv. 2016Pour des raisons historiques, les moyens de la psychiatrie de ce secteur des Hauts-de-Seine sont gérés par plusieurs établissements publics de santé situés hors du département, ce qui pose évidemment des problèmes de cohérence de l'offre et dans certains cas d'accessibilité des services d'hospitalisation pour les patients, notamment pour ceux d'entre eux qui relèvent des secteurs rattachés au centre hospitalier interdépartemental (CHI) de Clermont-de-l'Oise. C'est pourquoi les pouvoirs publics s'efforcent de promouvoir une réorganisation de fond de la sectorisation des Hauts-de-Seine : l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France a engagé depuis 2012 une démarche de réorganisation inspirée principalement par la préoccupation de mettre en œuvre un projet médical de territoire cohérent et stabilisé, associant l'ensemble des acteurs sanitaires, sociaux, et médico-sociaux. L'ARS Ile-de-France a pris l'engagement, à la suite d'une réflexion commune avec l'ARS de Picardie, de réattribuer à un établissement du département les deux secteurs desservant le nord du département, notamment les villes de Neuilly et de Courbevoie, qui sont actuellement rattachés au CHI de Clermont-de-l'Oise. Dans cette perspective l'ARS a lancé un appel à contributions sur la base d'un cahier des charges très précis correspondant aux exigences posées en termes de projet médical commun, qui met plus spécialement l'accent sur les soins de proximité, la réponse à l'urgence, ainsi que sur le souci d'optimiser le programme capacitaire, guidé par une vision rénovée de la psychiatrie. A la suite de cet appel et à ce stade des échanges, trois établissements, deux publics et un participant au service public hospitalier, pourraient être retenus, auxquels les huit secteurs concernés pourraient être réattribués dans des conditions satisfaisantes, tant sur le plan du service médical attendu que sur celui de la soutenabilité financière. Toutefois, à ce jour, tous les aspects immobiliers, et notamment la question des réserves foncières disponibles et utilisables pour l'installation des structures sectorielles, ne sont pas complètement résolus : des discussions sont en cours avec les élus et les collectivités locales, notamment avec les communes, afin de dégager les meilleures opportunités, en termes de constructibilité et d'accessibilité pour la population du nord du département. La conférence de territoire est tenue régulièrement informée de l'évolution du dossier et des démarches engagées.