Najat Vallaud-Belkacem,
Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche •
8 sept. 2015La proportion d'étudiants étrangers dans les universités française est de 14,5 % des étudiants accueillis (y compris étudiants issus de pays européens) et la part des droits d'inscription dans les recettes des universités en 2014 est, quant à elle, de 2,5 % du total des recettes de fonctionnement. Il convient donc de relativiser la part des recettes de fonctionnement issus de ces droits d'inscription, même en cas d'augmentation, et ce d'autant plus qu'il faudrait nécessairement neutraliser les 20 % d'étudiants étrangers issus des pays membres de l'Union européenne. S'agissant des Etats-Unis, le montant des droits d'inscription est certes élevé indépendamment de la nationalité des étudiants, mais le recours à l'endettement pour financer ses études est beaucoup plus courant qu'en France. Ce recours à l'endettement alimente un risque financier pour les finances publiques, car la majorité des prêts étudiants sont garantis par les Etats en cas de défaut de remboursement (85 % des prêts étudiants aux Etats-Unis sont des prêts fédéraux). D'un point de vue strictement financier, le document de travail de l'étude Campus France BVA paru en novembre 2014 rappelle l'intérêt financier lié à l'accueil des étudiants étrangers notamment en termes de dépenses environnantes (de la famille, induites, etc). La question des droits d'inscription des étudiants étrangers doit, dans tous les cas, être replacée dans un cadre plus large que la seule augmentation des ressources des établissements, c'est-à-dire dans le cadre de la politique étrangère et de la mission d'internationalisation des établissements.