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🧭Gouvernement Valls 2
Manuel Valls
, Premier ministre

Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes
Stéphane Le Foll
, Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Fleur Pellerin
, Ministère de la culture et de la communication
Marylise Lebranchu
, Ministère de la décentralisation et de la fonction publique
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de la défense
Ségolène Royal
, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Emmanuel Macron
, Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Michel Sapin
, Ministère des finances et des comptes publics
Bernard Cazeneuve
, Ministère de l'intérieur
Christiane Taubira
, Ministère de la justice
Sylvia Pinel
, Ministère du logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité
George Pau-Langevin
, Ministère des outre-mer
François Rebsamen
, Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Patrick Kanner
, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Myriam El Khomri
, Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Patrick Kanner
, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports
Jean-Jacques Urvoas
, Ministère de la justice
Jean-Marc Ayrault
, Ministère des affaires étrangères et du développement international
Ségolène Royal
, Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales et de la santé
Jean-Michel Baylet
, Ministère de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales
Emmanuelle Cosse
, Ministère du logement et de l’habitat durable
Audrey Azoulay
, Ministère de la culture et de la communication
Laurence Rossignol
, Ministère de la famille, de l’enfance et des droits des femmes
Annick Girardin
, Ministère de la fonction publique
Laurence Rossignol
, Ministère des familles, de l'enfance et des droits des femmes
Michel Sapin
, Ministère de l'économie et des finances
Ericka Bareigts
, Ministère des outre-mer
Immigration clandestine étrangerslutte et préventionpolitiques communautaires
Laurent Fabius
, Ministère des affaires étrangères et du développement international16 mai 2017
La crise migratoire inédite à laquelle l'Union européenne fait face depuis 2015 trouve son origine dans les conflits qui embrasent certains pays de son voisinage, notamment la Syrie, l'Irak et la Libye. A ces flux de réfugiés s'ajoutent des migrants économiques qui ne peuvent être accueillis en Europe. La France est engagée par des textes internationaux de protection des réfugiés, en particulier la Convention de Genève de 1951 et son protocole de 1967, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, et les textes fondant le Régime d'asile européen commun. En 2015, 52 % des demandeurs d'asile dans l'UE ont vu leur demande acceptée dès la première instance, et 12 % en appel, les besoins de protection internationale de la majorité des demandeurs d'asile apparaissant réels. En 2016, avec 601 900 demandes en instance (soit 55 % du total de l'UE), l'Allemagne totalisait la part la plus importante dans l'UE, devant l'Italie (99 900, 9 %), la Suède (83 000, 8 %) et la France (70 570, 6,3 %). Dans la gestion de cette crise migratoire, la France a recherché une approche globale combinant solidarité, responsabilité et rigueur. La solidarité s'exprime d'abord en faveur de nos partenaires européens qui sont les premiers points d'entrée de ces migrants. C'est dans cet esprit que la France a soutenu en septembre 2015 les deux programmes de relocalisation, visant à répartir entre les Etats membres un total de 160 000 personnes en besoin manifeste de protection sur une période de deux années et, en juillet 2015, le programme européen de réinstallation de 22 000 personnes en besoin manifeste de protection sur une période de deux ans. Il convient aussi d'être solidaire avec les États voisins de ces pays en crise, essentiellement le Liban, la Jordanie et la Turquie, qui ont accueilli plus de 4,8 millions de réfugiés en 2016. Cette solidarité se traduit par un engagement français, au titre de ces programmes européens, d'accueillir un peu plus de 33 000 personnes sur deux années. La solidarité nécessite toutefois le respect du principe de responsabilité dans la gestion européenne des migrations. C'est ainsi que, s'agissant de la révision du règlement Dublin qui organise la répartition des demandeurs d'asile entre les Etats membres, la France reste très attachée au principe de responsabilité du pays de première entrée des demandeurs d'asile : les mécanismes européens de solidarité ne doivent en effet nullement dissuader nos partenaires de poursuivre leurs efforts dans la mise à niveau de leur système d'asile et dans le renforcement du contrôle de leurs frontières extérieures. Par ailleurs, la France défend une application rigoureuse du droit d'asile. Si elle veille à ce que les personnes ayant effectivement besoin d'une protection internationale soient accueillies dans la dignité et le respect de leurs droits fondamentaux, elle est active pour assurer le retour effectif des migrants en situation irrégulière qui ne peuvent s'établir en France. Ainsi, elle est engagée dans la mise en œuvre des conclusions du Conseil du 10 juin 2016 sur le retour qui prévoient, en particulier, de 1) promouvoir les retours volontaires, de mieux utiliser les possibilités légales de recours à la rétention ; 2) d'améliorer la coopération avec les pays sources en matière de réadmission, y compris par la mobilisation de différents instruments, l'introduction de conditionnalités et le développement d'un laissez-passer consulaire européen ; la révision du code communautaire des visas introduisant un lien entre facilitations de visa et bonne coopération des pays tiers en matière de réadmission doit également servir cet objectif ; enfin 3) le développement des compétences du nouveau corps européen de garde-frontières en matière de retours doit également contribuer à l'efficacité de cette politique.
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