Ségolène Royal,
Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie •
1 déc. 2015Le déplacement au Sénégal de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, du 18 au 20 juillet 2015, avait pour objectif principal la préparation de la COP21 et visait à y associer, en amont, les autorités sénégalaises, alors que la contribution nationale (Intended nationally determined contributions ou INDC) de ce pays était à cette période encore en cours d'élaboration. La ministre avait associé à ce déplacement le vice-président de la Commission européenne, M. Maros Sefkovic. Il intervenait à quelques jours de la tenue à Dakar, d'une conférence nationale sur le développement durable, visant à mobiliser la société civile sénégalaise dans le cadre de la préparation de la COP21. La ministre a eu des entretiens avec les autorités nationales, notamment le président sénégalais M. Macky Sall, le ministre de l'environnement et du développement durable, le ministre de l'énergie et du développement des énergies renouvelables, mais également avec des représentants de la société civile, avec qui elle a notamment effectué une visite de terrain pour étudier les actions de régénération de la mangrove, action importante de préservation de la biodiversité dans tous les pays d'Afrique de l'ouest. La ministre était accompagnée de M. Thomas Melonio, adjoint au conseiller Afrique à la présidence, de M. Philippe Lacoste, ambassadeur, adjoint à la représentante spéciale pour la COP21, de son conseiller diplomatique et de son conseiller communication. Étaient associés à cette mission deux élus, M. Jean-Louis Destans, député de l'Eure, et Monsieur Georges Stupar, vice-président de la région Poitou-Charentes, présents au titre des coopérations décentralisées menées au Sénégal. Ce déplacement a permis d'obtenir des engagements forts du Sénégal, tant dans la préparation de la contribution nationale que dans la mobilisation des partenaires africains. Il témoigne de la volonté de la France de mener en amont de la conférence climat une concertation élargie avec les pays ayant une influence régionale, permettant d'engager les négociations sur des bases solides.