🤔matériel de transports19 févr. 2013 •
Yves Daniel •
industriesoutien de l'activitéwagons de marchandises M. Yves Daniel interroge M. le ministre du redressement productif sur la situation des Ateliers bretons de réalisations ferroviaires. Le 11 janvier 2013 le Comité stratégique de la filière ferroviaire s'est réuni pour la première fois autour du ministère du redressement productif, de Madame Bricq, ministre du commerce extérieur et de M. Cuvillier, ministre délégué aux transports, à la mer et à la pêche. Des mesures ambitieuses pour la filière ferroviaire française ont été annoncées, afin qu'elle puisse répondre au mieux aux défis lancés par un marché mondial en pleine restructuration. Ces mesures sont accompagnées de moyens conséquents, qu'il salue ici. Elles montrent la volonté du Gouvernement de redonner à notre industrie une place de choix dans notre économie. Aussi, il attire son attention sur la situation actuelle d'une entreprise de sa circonscription, les Ateliers bretons de réalisations ferroviaires. Filiale du groupe AORF, cette entreprise est en grande difficulté depuis quelques années. Ceci est en partie dû à la crise que connaît le secteur industriel de la construction de wagons de marchandises confronté à un fort ralentissement de la demande, à une surcapacité de production et à la concurrence d'unités de production implantées en Europe de l'est. Il existe pourtant un potentiel important de rénovation et de construction de wagons en France, en Europe, voire même dans le monde, puisque la durée de vie d'un wagon est estimée à 50 ans et que la plupart ont été mis en service il y a un demi-siècle. Or, en juillet 2012, les ABRF ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde. Depuis son élection, il a multiplié les contacts pour faire avancer ce dossier, notamment avec le commissaire du redressement productif en région et la cellule de restructuration du ministère du redressement productif. Cependant, à l'heure actuelle, aucune solution n'a été trouvée. L'inquiétude des 140 salariés grandit car la sauvegarde du site et des emplois est gravement menacée. Sans de nouvelles commandes et sans espoir de mise en oeuvre d'une filière française, le risque de fermeture est réel. Les ABRF représentent un savoir-faire unique en matière de rénovation et de transformation complète des wagons existants et de construction. En outre leur rôle dans l'économie locale est essentiel. Par ailleurs, le ministère du redressement productif a annoncé à plusieurs reprises vouloir défendre les entreprises de nos territoires et le label France. Il souhaite donc savoir quelles décisions concrètes entend prendre le ministère du redressement productif pour venir en aide aux ABRF de Châteaubriant. Dans le contexte économique actuel, il apparaît primordial de soutenir une entreprise qui participe à son niveau à la filière ferroviaire française et au dynamisme de l'économie locale. Il lui demande également de bien vouloir porter à sa connaissance l'état d'avancement du Fonds de modernisation des entreprises ferroviaires (FMEF), le protocole d'accord ayant été signé en avril 2012 entre le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et les principaux acteurs du rail français.