🤔phares27 nov. 2012 •
Pascale Got •
mer et littoralCordouanprise en chargetravaux de rénovation Mme Pascale Got alerte Mme la ministre de la culture et de la communication sur la sauvegarde du phare de Cordouan, plus vieux phare d'Europe, classé monument historique et dernier phare français habité. Afin de ne pas laisser ce phare à l'abandon et de conforter son rôle culturel et touristique important, le syndicat mixte pour le développement durable de l'estuaire (Smiddest) a accepté de prendre à sa charge la gestion et l'exploitation du site, propriété de l'État, sur la base d'une AOT. Toutefois, d'importants travaux de consolidation et de rénovation du phare restent à réaliser pour maintenir sa pérennité et sa valorisation. Les bâtiments de France les ont estimés à 5 millions d'euros. Le Smiddest et les collectivités territoriales (CG 33 et 17 et CR Aquitaine) se sont engagés clairement par le passé sur des travaux et sont prêts à renouveler cet engagement pour poursuivre la rénovation du site. Mais elles ne peuvent supporter seules le coût des travaux restant à réaliser sur un bâtiment ne leur appartenant pas. C'est pourquoi elles demandent à l'État d'afficher clairement sa volonté sur plusieurs points : la poursuite des travaux de rénovation du phare de Cordouan ; la participation de l'État à hauteur de 50 % du coût des travaux ; la signature d'une convention cadre fixant les conditions du partenariat État-collectivités, avec une programmation pluriannuelle des actions de rénovation et l'élaboration d'un projet culturel - et enfin la prolongation de l'AOT attribué au Smiddest. C'est un véritable pacte financier et culturel qui doit être mis en place, au risque du retrait des collectivités. Ce pacte est rendu nécessaire pour acter une volonté commune et durable et pour stabiliser les engagements financiers dans un contexte contraint. C'est un pacte pour la sauvegarde impérative d'un site architectural, environnemental et touristique d'exception qui reçoit 25 000 visiteurs par an.