🤔TGV27 nov. 2012 •
Michel Zumkeller •
transports ferroviairescalendrierliaison Rhin-Rhôneréalisationtronçon est M. Michel Zumkeller interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur la volonté du Gouvernement d'abandonner certains projets de nouvelles lignes à grande vitesse (LGV), pour des raisons de rigueur budgétaire. Il désire avant tout rappeler que l'ensemble de ces projets font partie intégrante du Grenelle de l'environnement. Pour mémoire, le Grenelle avait pour but de prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable, en particulier pour restaurer la biodiversité par la mise en place d'une trame verte et bleue et de schémas régionaux de cohérence écologique, tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant l'efficience énergétique. Compte tenu de la situation actuelle du prix de l'essence et de la volonté affichée du Gouvernement de favoriser les transports en commun, il se déclare de ce fait surpris par sa position et par la déclaration suivante : « On peut se demander si prolonger telle ou telle ligne TGV pour un gain de temps marginal est préférable à l'entretien du réseau secondaire de transport ferroviaire, indispensable car utilisé par beaucoup ». Il rappelle que ces projets n'ont jamais eu pour but de remplacer l'entretien du réseau secondaire, mais de permettre la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Au niveau local, il souhaite donc de ce fait, défendre le projet « phase 2 de la branche est de ligne à grande vitesse Rhin-Rhône », suite à l'annonce faite par Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports, de l'ouverture d'une commission pour hiérarchiser les projets de création de lignes et juger de leur faisabilité financière. Il souhaite indiquer qu'à la signature du protocole d'intention de financement du 18 janvier 2012, l'État et les collectivités territoriales se sont dit prêtes à cofinancer cette phase longue de 50 km qui doit relier Genlis (21) à Villers-les-Pots (21) sur 15 km à l'ouest et Petit-Croix (90) à Lutterbach (68) sur 35 km à l'est : notamment, le Grand Dijon, le conseil régional de Bourgogne et le conseil général de Côte-d'Or, mais aussi ceux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin et de la région Franche-Comté. Pour résumer, pour que l'effet TGV joue pleinement, il faut une branche est complète, de Lutterbach à Genlis. Ce qui permettrait de gagner encore 30 minutes entre Strasbourg et Lyon. Il lui demande donc de réfléchir attentivement sur les conséquences de l'arrêt de la phase 2 de la branche est pour l'économie locale ainsi que pour l'empreinte énergétique et désire souligner qu'il y a d'autres économies à trouver, toujours suite au rapport de la Cour des comptes, comme par exemple de l'utilité non établie de toutes les commissions et instances consultatives ou délibératives placées directement auprès du Premier ministre ou des ministres.