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Historique

23 mars 2021 : Nouvelle proposition de loi

14 sept. 2021 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence



30 sept. 2021 - 1 oct. 2021 : 78 amendements en Assemblée nationale (15ème législature)

5 oct. 2021 : 15:00 Discussion, 21:30 Discussion
5 oct. 2021 : Adoptée par Assemblée nationale (15ème législature)


7 déc. 2021 : 09:00 Discussion
7 déc. 2021 : Modifiée par Sénat
7 déc. 2021 : Dépôt d'un projet de loi



20 janv. 2022 : 09:00 Discussion
20 janv. 2022 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat

25 janv. 2022 : 15:00 Discussion
Originalv2v3v4v5v6
📜Loi interdisant les pratiques visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne
19 mars 2021
Laurence Vanceunebrock

🖋️Amendements examinés : 100%
16 Adoptés19 Rejetés
13 Non soutenus
3 Irrecevables
25 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Rejeté24 sept. 2021
Xavier Breton

Au titre de la proposition, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

Au titre de la proposition, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».


Article 1
🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

I. – Substituer à l’alinéa 1 les trois alinéas suivants :

Après la section 1 quater du chapitre V du titre II du livre II du code pénal, est insérée une section 1 quinquies ainsi rédigée :

« Section 1 quinquies

« Des pratiques visant à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre ».

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 2, substituer à la mention :

« Art. 222‑16‑1 A. – »

la mention :

« Art. 225‑4‑13. – ».

🖋️Adopté27 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

À l’alinéa 3, après le mot :

« présent »,

insérer les mots :

« au moment des faits ».

🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

Supprimer les alinéas 4 à 7.

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« , les comportements ou les propos répétés »

les mots :

« psychothérapeutiques ou médicales ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« , les comportements ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Emmanuelle Ménard

À l’alinéa 2, après le mot :

« répétés »

insérer les mots :

« , à l’exception de ceux sollicités par la personne, ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre, vraie ou supposée, ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« , vraie ou supposée, ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« et ayant pour effet une altération de sa »

les mots :

« ou d’un groupe de personnes et ayant pour effet une altération de leur ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les deux précédents alinéas ne s’appliquent pas aux faits mentionnés au 6° ter des articles L. 222‑8, L. 222‑10 et L. 222‑12. »

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les deux premiers alinéas ne s’appliquent pas aux faits mentionnés au 6° ter des articles 222‑8, 222‑10 et 222‑12 du code pénal. »

 

🖋️Non soutenu24 sept. 2021
Sébastien Cazenove

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Lorsque l’infraction est commise par un professionnel de santé, assimilé ou non, exerçant, incitant ou faisant de la publicité pour les thérapies de conversion, la juridiction de jugement se prononce sur une interdiction temporaire d’exercer leur activité. »

🖋️Irrecevable24 sept. 2021
Raphaël Gérard
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 4, supprimer le mot :

« , comportements ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Fabien Di Filippo

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« , dès lors que ceux-ci concernent des personnes majeures ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Matthieu Orphelin

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 3° Visant à prévenir ou à traiter médicalement les comportements illicites. »

🖋️Tombé24 sept. 2021
Emmanuelle Ménard

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Tombé24 sept. 2021
Raphaël Gérard

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« et peut ordonner des mesures d’assistance éducative dans les conditions prévues à l’article 375 du même code ».


Article 2
🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Au dernier alinéa de l’article 132‑77 du code pénal, après la référence : « 225‑1 », est insérée la référence : « 225‑4‑13 » ; ».

🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

Supprimer les alinéas 6 à 13.

🖋️Adopté25 sept. 2021
Laetitia Avia

Supprimer les alinéas 6 à 13.

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Xavier Breton

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre, vraie ou supposée, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre, vraie ou supposée, ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 3, supprimer les deux occurrences des mots :

« , vraie ou supposée, ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Xavier Breton

I. – À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre, vraie ou supposée, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre, vraie ou supposée, ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

I. – À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 5, supprimer les deux occurrences des mots :

« , vraie ou supposée, ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après le 6° bis de l’article 222‑8 du code pénal, il est inséré un 6° ter ainsi rédigé :

« 6° ter Avec pour intention la modification ou la répression de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre vraie ou supposée d’une personne ou d’un groupe de personnes ; ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après le 6° bis de l’article 222‑10 du code pénal, il est inséré un 6° ter ainsi rédigé :

« 6° ter Avec pour intention la modification ou la répression de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre vraie ou supposée d’une personne d’une personne ou d’un groupe de personnes ; ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après le 6° bis de l’article 222‑12 du code pénal, il est inséré un 6° ter ainsi rédigé :

« 6° ter Avec pour intention la modification ou la répression de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre vraie ou supposée d’une personne d’une personne ou d’un groupe de personnes ; ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 8, supprimer les mots :

« ou comportements ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 8, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre, vraie ou supposée, ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 8, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 8, supprimer les mots :

« , vraie ou supposée, ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

I. – À l’alinéa 12, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre, vraie ou supposée, ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots :

« ou son identité de gendre, vraie ou supposée ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 12, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

I. – À l’alinéa 12, supprimer les mots :

« , vraie ou supposée, ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots :

« , vraie ou supposée ».

🖋️Tombé20 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 12, substituer au mot :

« gendre »

le mot :

« genre ».


Article 3
🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« Le chapitre III du titre VI du livre Ier du la quatrième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 4163‑11 ainsi rédigé : ».

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 2, substituer à la mention :

« Art. L. 4161‑1‑1. – »

la mention :

« Art. L. 4163‑11. – ».

🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

A l’alinéa 2, substituer au mot :

« revendiquée »

les mots :

« , vraie ou supposée, ».

🖋️Adopté24 sept. 2021
Raphaël Gérard

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« revendiquée »

les mots :

« , vraie ou supposée, ».

🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

Supprimer les alinéas 3 à 5.

🖋️Adopté24 sept. 2021
Raphaël Gérard

Supprimer les alinéas 3 à 5.

🖋️Adopté27 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

À l’alinéa 6, supprimer le mot :

« temporaire ».

🖋️Rejeté25 sept. 2021
Emmanuelle Ménard

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre revendiquée ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Hors nécessité vitale immédiate, aucun acte médical visant à modifier les caractéristiques sexuelles ne peut être effectué sur une personne mineure tant que l’intéressée n’est pas en mesure d’exprimer par elle-même son consentement libre et après avoir reçu une information adaptée à son âge. »

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Raphaël Gérard
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après la section 1 quater du chapitre V du titre II du livre II du code pénal, est insérée une section 1 quinquies ainsi rédigée : 

« Art. 225‑4‑13. – Le fait de faire à une personne des offres ou des promesses, de lui proposer des dons, présents ou avantages quelconques ou d’user contre elle de pressions ou de contraintes de toute nature afin qu’elle se soumette à des pratiques visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

« Lorsque la personne est mineure, les peines sont portées à un an d’emprisonnement et à 30 000 euros d’amende. »

🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« ou de l’identité de genre ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Fabien Di Filippo

Compléter l’alinéa 5 par les mots :

« , dès lors que celles-ci concernent des personnes majeures ».


Article 4
🖋️Adopté29 sept. 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

À la seconde phrase de l’article L. 311‑4 du code de l’éducation, après le mot : « différences », sont insérés les mots : « , de son orientation sexuelle et de son identité de genre ».

🖋️Non soutenu25 sept. 2021
Matthieu Orphelin
Après l'article 4, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre IV

« Éducation au respect des différentes orientations sexuelles et identités de genre

« Article ...

« Après l’article L. 312‑17‑1‑1 du code de l’éducation, il est inséré un article L. 312-17-1-2 ainsi rédigé :

« « Art. L. 312‑17-1‑2. – Une information consacrée au respect de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre et de leurs expressions est dispensée à tous les stades de la scolarité. Les établissements scolaires, y compris les établissements français d’enseignement scolaire à l’étranger, peuvent s’associer à cette fin avec des associations de lutte contre les discriminations à caractère homophobe ou transphobe.

« Article ...

« À la seconde phrase de l’article L. 311‑4 du code de l’éducation, après le mot : « hommes », sont insérés les mots : « , de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre ».

« Article ...

« À la dernière phrase de l’article L. 121‑1 du code de l’éducation, après la première occurrence du mot : « sexuelles », sont insérés les mots : « , les discriminations ou les violences liées à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ». »

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

La section 9 du chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxième partie du code de l’éducation est complétée par un article L. 312‑17‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 312‑17‑2‑1. – Une information consacrée au respect de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre et de leurs expressions est dispensée à tous les stades de la scolarité. Les établissements scolaires, y compris les établissements français d’enseignement scolaire à l’étranger, peuvent s’associer à cette fin avec des associations de lutte contre les discriminations à caractère homophobe ou transphobe. »

🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif à l’intégration dans les programmes scolaires et les enseignements visant à l’éducation à la santé et à la sexualité des principes de non-discrimination des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, vraie ou supposée. Ce rapport identifie notamment les évolutions nécessaires du code de l’éducation, les programmes de formation à mettre en œuvre, la possibilité d’interventions en milieux scolaires pour les associations spécialisées et le renforcement des contrôles dans l’ensemble des établissements scolaires, publics et privés, hors et sous contrat.

« Il peut faire l’objet d’un débat dans les conditions prévues par les règlements des assemblées parlementaires. »

🖋️Irrecevable25 sept. 2021
Graziella Melchior
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté24 sept. 2021
Bastien Lachaud
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif à la lutte contre les abus médicaux liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, notamment dans le cadre des transitions de genre souhaitées. Ce rapport indique notamment la façon de faire évoluer le code de déontologie médicale pour y introduire un principe de non-discrimination liée à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre dans la prise en charge médicale.

« Il peut faire l’objet d’un débat dans les conditions prévues par les règlements des assemblées parlementaires. »

🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

À la première phrase, supprimer le mots :

« , comportements ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Xavier Breton

À la première phrase, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre revendiquée ».

🖋️Tombé25 sept. 2021
Marie-France Lorho

À la première phrase, supprimer les mots :

« ou l’identité de genre ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Sébastien Cazenove

À la deuxième phrase, après le mot :

« citoyens »,

insérer les mots :

« et des mineurs ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Sébastien Cazenove

À la deuxième phrase, substituer aux mots :

« l’éducation nationale »

les mots :

« l’enseignement ».

🖋️Tombé24 sept. 2021
Raphaël Gérard

Compléter la deuxième phrase par les mots :

« , des médecins, des personnels médicaux et paramédicaux et des travailleurs sociaux ».


CHAPITRE IER
🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

Rédiger ainsi l’intitulé du chapitre Ier :

« Création d’une infraction relative aux pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ».


CHAPITRE II
🖋️Adopté28 sept. 2021
Laurence Vanceunebrock

Rédiger ainsi l’intitulé du chapitre II :

« Interdiction des pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre dans le système de santé ».


CHAPITRE III
🖋️Adopté29 sept. 2021

Supprimer la division et l'intitulé du chapitre III.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

L’expression « thérapie de conversion », née aux États‑Unis dans les années 1950, renvoie à un ensemble de pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.

Ces « thérapies » se basent sur le postulat que l’homosexualité et la transidentité sont des maladies qu’il conviendrait de guérir. Elles peuvent être menées discrètement par des thérapeutes autoproclamés « experts » de cette question, ou bien par certains représentants ou fidèles de cultes ou de croyances, qui se proposent de « guérir » les homosexuels et les transgenres sous couvert d’une lecture dévoyée de leur religion ou de leurs croyances. Ces pratiques peuvent prendre la forme d’entretiens, de stages, d’exorcisme ou encore de traitements par électrochocs et injection d’hormones. Elles peuvent également altérer le jugement de la victime en lui faisant croire qu’une modification de son orientation sexuelle ou de son identité de genre est possible.

Ces « thérapies de conversion » ne reposent sur aucun fondement médical ou thérapeutique, la France ayant officiellement retiré l’homosexualité et ce qui était considéré comme des troubles de l’identité de genre de la liste des affections psychiatriques, respectivement en 1981 et en 2010. Généralement à destination d’un public jeune, ces pratiques ont des effets dramatiques et durables sur la santé physique et mentale des personnes qui les subissent : dépression, isolement, suicide.

Dès 2015, un rapport du Haut‑Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme appelait à l’interdiction des « thérapies de conversion », soulignant l’inquiétude grandissante face à des « pratiques contraires à l’éthique, dénuées de fondement scientifique, inefficaces et, pour certaines d’entre elles, constitutives de torture » ([1]).  Le 1er mars 2018, le Parlement européen a adopté une motion afin de condamner les « thérapies de conversion » et appelé les États membres de l’Union européenne à légiférer pour les interdire ([2]). Plusieurs pays et régions ont d’ores et déjà légiféré en ce sens. Le Parlement maltais a ainsi adopté une loi visant à interdire ces pratiques le 5 décembre 2016. Le 3 juillet 2018, le gouvernement britannique a annoncé qu’il allait également les prohiber. En Allemagne, une loi a été adoptée le 7 mai 2020 et des textes sont en cours d’élaboration sur le sujet en Belgique et aux Pays‑Bas.

En France, une mission a été lancée en septembre 2019 par la commission des Lois de l’Assemblée nationale afin de poser les constats et interroger l’encadrement juridique des pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. La présente proposition de loi découle des conclusions de ce travail réalisé par Laurence Vanceunebrock et Bastien Lachaud, sur trois mois, avec l’organisation de 28 auditions ayant permis d’entendre près de soixante personnes. Celles‑ci préconisent en particulier une condamnation ferme des auteurs de telles pratiques.

Le Chapitre Ier a ainsi pour objet de définir les « thérapies de conversion » et de pénaliser ces pratiques. Cette définition est nécessaire afin de distinguer clairement ces thérapies de celles ayant pour objectif l’accompagnement et le soutien de personnes ayant des questionnements sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre. Si l’accompagnement par la famille ou par des personnes de confiance peut être utile, il ne doit pas aboutir à la proposition d’une « thérapie de conversion ». Cette définition permet ainsi de tracer cette frontière.

L’article 1er crée une infraction spécifique dans le code pénal pour condamner les thérapies de conversion définies comme les pratiques, comportements et propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre vraie, ou supposée, d’une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale.

L’article 2 ajoute plusieurs circonstances aggravantes : il étend le champ de l’article aggravant les sanctions encourues lorsque l’infraction est commise en raison de l’orientation sexuelle de la victime, afin d’y intégrer les « thérapies de conversion », et ajoute les « thérapies de conversion » aux circonstances aggravantes des infractions relatives au harcèlement moral, au harcèlement sexuel et aux violences.

Le Chapitre II apporte une précision à la définition de l’exercice illégal de la médecine pour condamner les médecins qui prétendent « soigner » ce qu’ils considèrent comme une maladie et agissent en prétendant pouvoir modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne (article 3).

Le Chapitre III formule une demande de rapport au Gouvernement afin d’assurer l’information des citoyens, la formation sur la prise en charge des victimes par les professionnels concernés, et le suivi de la lutte contre ces pratiques (article 4). Ce rapport permettra également une action à moyen terme pour protéger nos enfants car il identifiera les moyens permettant la formation des professionnels de l’éducation nationale. C’est en effet à l’école et tout au long de leur parcours scolaire que les enfants doivent être mis en confiance, notamment dans le cadre des enseignements portant sur la sexualité, pour s’interroger sans crainte sur leur orientation sexuelle ou sur leur identité de genre. L’école est également le lieu qui permet d’instruire les futurs citoyens sur la non‑discrimination et il faut donc envisager un suivi plus avancé de l’information qui leur est donnée sur le respect des différentes orientations sexuelles, identités de genre et de leurs expressions. Le rapport du Gouvernement portant sur les « thérapies de conversion » permettra ainsi d’avancer sur ce travail essentiel dans la lutte contre ces tortures.

CHAPITRE IER

Définition des « thérapies de conversion » et pénalisation de ces pratiques

Article 1

Après l’article 22216 du code pénal, il est inséré un article 222161 A ainsi rédigé :

« Art. 222161 A.  Les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

« Lorsque les faits sont commis au préjudice d’un mineur ou lorsqu’un mineur était présent et y a assisté, les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende.

« Ces pratiques, comportements ou propos ne comprennent pas ceux :

«  visant au libre développement ou à l’affirmation de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre d’une personne ;

«  visant le changement de sexe ou tout service qui s’y rapporte.

« Lorsque l’infraction est commise par une personne titulaire de l’autorité parentale sur le mineur, la juridiction de jugement se prononce sur le retrait total ou partiel de l’autorité parentale ou sur le retrait de l’exercice de cette autorité en application des articles 378 et 3791 du code civil. »

Article 2

Le code pénal est ainsi modifié :

 Après le 7° de l’article 13277, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sont considérées comme commises en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, vraie ou supposée, de la victime au sens du premier alinéa et donnent lieu à l’aggravation des peines prévues par le présent article, les infractions commises en vue de modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, de la personne » ;

Après le 15° de l’article 22213, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sont considérées comme commises en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, vraie ou supposée, de la victime au sens du 5° ter et donnent lieu aux peines prévues par l’alinéa premier les infractions commises en vue de modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, de la personne » ;

L’article 22233 est ainsi modifié :

a) Le II est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Est assimilé au harcèlement sexuel le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements visant à modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne » ;

b) Au premier alinéa du III, la référence : « et II » est remplacée par la référence : « , II et III ».

 L’article 2223322 est ainsi modifié :

a) Après le 5°, il est inséré un 6° ainsi rédigé :

«  lorsqu’ils ont été commis en vue de modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne, ou en vue d’inciter une personne à recourir à des pratiques prétendant pouvoir modifier son orientation sexuelle ou son identité de gendre, vraie ou supposée. »

b) À la fin du dernier alinéa, la référence  : «  » est remplacée par la référence : «  ».

CHAPITRE II

Exercice illégal de la médecine

Article 3

Après l’article L. 41611 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 416111 ainsi rédigé :

« Art. L. 416111.  Le fait de donner des consultations ou de prescrire des traitements en prétendant pouvoir modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre revendiquée d’une personne est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

« Ces pratiques ne comprennent pas celles :

«  visant au libre développement ou à l’affirmation de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre d’une personne ;

«  visant le changement de sexe ou tout service qui s’y rapporte.

« Une interdiction temporaire d’exercer la profession de médecin peut également être prononcée pour une durée ne pouvant excéder dix ans à l’encontre des personnes physiques coupables de l’infraction prévue au premier alinéa. »

CHAPITRE III

Données relatives à ces pratiques, communication et suivi

Article 4

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de douze mois après la promulgation de la présente loi, un rapport présentant un état des lieux portant sur les pratiques, comportements ou propos répétés prétendant modifier ou réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre revendiquée des victimes. Ce rapport s’accompagne d’éléments chiffrés quant au nombre de personnes concernées chaque année et les moyens permettant de mieux prévenir ces phénomènes, telles que la communication auprès des citoyens et la formation des professionnels de l’éducation nationale, de la magistrature, de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Il peut faire l’objet d’un débat dans les conditions prévues par les règlements des assemblées parlementaires.

([1])  Discrimination et violence à l’encontre de personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, adopté par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en mai 2015.

([2])  Résolution du Parlement européen du 1er mars 2018 sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union européenne en 2016, point 65.

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