Najat Vallaud-Belkacem, ministre . Ce n'est pas seulement grâce à tous ceux qui ont rendu la généralisation des nouveaux rythmes scolaires possible, mais j'en profite pour les remercier : les équipes éducatives, les élus locaux, les parents d'élèves.
On sait ce que cela coûte de s'adapter à nouveau système, mais c'est dans l'intérêt des enfants et de leurs apprentissages.
Oui, cette rentrée s'est bien passée. Elle s'est bien passée parce qu'elle est, en réalité, le résultat de choix budgétaires assumés ce gouvernement. Oui, nous avons décidé de créer 60 000 nouveaux postes dans l'éducation. Eh bien, vous les voyez arriver en cette rentrée scolaire, avec 4 500 nouveaux enseignants aux côtés des élèves. Ceux-ci sont donc mieux encadrés, par des enseignants enfin formés, puisque 22 000 professeurs stagiaires se déploient en alternance entre formation et salles de classe. Oui, nous faisons en sorte, en cette rentrée scolaire, de nous adapter aux difficultés objectives que connaissent un certain nombre d'élèves, par exemple ceux en éducation prioritaire, à qui nous permettons d'être scolarisés avant l'âge de trois ans. Nous permettons aussi qu'il y ait plus de maîtres que de classes et nous offrons aux collégiens la possibilité d'un tutorat. Nous nous adaptons aussi aux difficultés des élèves en situation de handicap, avec 350 nouveaux auxiliaires de vie scolaire qui arrivent pour les aider et la création dans chaque académie de 30 unités pour les enfants autistes.
Monsieur le député, nous pouvons nous en satisfaire et nous en réjouir : l'éducation nationale est redevenue une priorité. Rien n'est fini, le travail continue. Cette année, c'est l'année de la réforme des programmes, de la réforme du socle, de la réforme du collège. Je profite de l'occasion qui m'est offerte, mesdames et messieurs les députés, pour vous inviter, sur tous ces sujets au débat, toujours utile sur un bien commun aussi précieux que l'école, mais pas à la polémique. Préservons l'école ! Je vous remercie d'avance.