Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international. Madame la présidente de la commission des affaires étrangères, vous avez cité toute une série de conflits internationaux qui se sont produits récemment, et qui composent ce que j'ai appelé « l'été de toutes les crises ». Vous avez insisté, à juste titre, sur l'une d'entre elles, peut-être la plus grave, qui se passe actuellement en Irak.
Vous avez parlé d'un « prétendu État islamique » : permettez-moi de revenir, un instant seulement, sur cette expression. Le groupe terroriste dont il s'agit n'est pas un État. Il voudrait l'être, mais ne l'est pas, et c'est lui faire un cadeau que l'appeler ainsi. Je recommande même de ne pas utiliser l'expression « État islamique », car cela occasionne une confusion entre l'islam, l'islamisme, et les musulmans.
Il s'agit, mesdames et messieurs, de ce que les Arabes appellent Da'ech, et que j'appellerai pour ma part les égorgeurs de Da'ech ! Car ces gens n'ont qu'une idée : violer, crucifier, assassiner. Nous devons tous nous mobiliser pour les faire reculer, les neutraliser, et nous débarrasser de cela.
La France, comme c'est sa mission, s'est mobilisée sur le plan humanitaire ; vous l'avez rappelé. Elle s'est aussi mobilisée sur le plan politique : vendredi, le Président de la République et moi-même serons sur place pour nous entretenir avec les nouvelles autorités irakiennes, que nous soutenons. Enfin, bien sûr, la France s'est aussi mobilisée sur le plan sécuritaire. Nous pensons que la conférence internationale qui doit avoir lieu lundi prochain, peut être extrêmement utile en ce sens.
Pour terminer, si la détermination des égorgeurs de Da'ech est forte, la nôtre doit l'être plus encore.