Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Gérard Terrier, l'Irak et la France ont, lundi dernier, réuni à Paris vingt-six nations, dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, de nombreux pays arabes, l'envoyé de l'ONU, le représentant de l'Union européenne et celui de la Ligue arabe.
Nous avons travaillé toute la matinée. Certes, des nuances sont apparues entre les différents pays. Pourtant, j'ai surtout été frappé – et cela va dans votre sens, monsieur le député – par l'importance des convergences, dans quatre domaines.
Tout d'abord, il faut éradiquer, c'est-à-dire détruire le groupe terroriste que l'on appelle Daech en arabe. Il faut le faire par un appui militaire, en coupant ses sources financières et en interrompant l'afflux des étrangers qui le rejoignent.
Ensuite, pour y parvenir, les actions militaires ne suffisent pas : il faut aussi que les Irakiens conduisent une politique d'unité nationale, car c'est avant tout sur eux que repose le succès.
Troisièmement, il faut mener un combat idéologique pour dire, je le répète ici, que Daech et les objectifs qu'il poursuit n'ont rien à voir avec la religion musulmane, qui est une religion de paix.
Enfin, il faut préciser qu'un pont de solidarité internationale doit être établi, aussi bien au niveau européen qu'au niveau mondial.
Sur ces quatre points, l'unité est totale. La France est au premier plan ; elle est à l'initiative. Face au terrorisme, nous ne pouvons pas détourner le regard. Voilà notre position !