Manuel Valls, Premier ministre . Ce sont ce gouvernement et cette majorité qui, à l'initiative du Président de la République, ont porté - et ce fut difficile - une réforme territoriale sans précédent !
Alors que l'on parle de réformes territoriales dans d'autres pays, et qu'une telle réforme est évoquée depuis des années, la nouvelle carte des régions sera adoptée par l'Assemblée nationale. Nous le devons à la majorité et à la volonté réformatrice. Oui, notre pays a besoin de se réformer, pas uniquement dans les discours mais, concrètement, dans les actes !
Nous avons aussi permis la création de métropoles. À l'heure où l'Europe s'organise autour de grandes villes, il est important que nous donnions aux métropoles les moyens d'affronter la compétition économique. Dans quelques semaines, les parlementaires auront à débattre de l'avenir de l'intercommunalité et des compétences.
Je peux parfaitement comprendre, madame la députée, les questions, les inquiétudes qui animent les élus, notamment dans les territoires ruraux. Hier, avec plusieurs ministres, dont Sylvia Pinel, je me suis rendu dans les Hautes-Pyrénées à leur rencontre, pour parler de l'avenir de ces territoires. Il ne suffit pas de crier, de vociférer, d'utiliser de manière démagogique la question des dotations publiques. Les mêmes qui exigent du pays des économies de l'ordre de 150 milliards d'euros s'étonnent que nous demandions un effort à l'État, au système de santé et aux collectivités territoriales.
Nous avons fait un choix difficile, mais il était nécessaire. Nous avons demandé à l'État, au système de santé et aux collectivités territoriales de réaliser 50 milliards d'économies. J'ai le courage d'affronter et d'assumer cette politique, alors que d'autres ne sont que dans la démagogie !
Vous avez fait des choix lors de l'examen de la loi de finances, je ferai des propositions jeudi aux maires de France : nous démontrons ainsi que nous sommes à l'écoute des élus, notamment des maires ruraux qui représentent la sève de la République sur nos territoires. Ils sont les gardiens de l'ordre républicain et des valeurs de la République. Nous leur devons respect et considération.