Christophe PrematMa question s'adresse à Mme Annick Girardin, secrétaire d'État chargée du développement et de la francophonie.
Les 29 et 30 novembre s'est tenu à Dakar le sommet de la francophonie. Ce fut l'occasion pour l'Organisation internationale de la francophonie, l'OIF, de se choisir, pour succéder à M. Abdou Diouf, un nouveau secrétaire général en la personne de Mme Michaëlle Jean. Ce choix a fait l'objet d'un consensus entre les chefs d'État francophones.
Dans son discours d'ouverture du XVe sommet de la francophonie, le Président de la République a rappelé que « l'Afrique [était] le grand enjeu de la croissance, non pas pour le continent lui-même mais pour le monde entier ». En encourageant tous les francophones à investir en Afrique, la France, par la voix de son Président, a démontré que les États africains étaient au centre de cette nouvelle frontière économique que constitue la communauté francophone.
À Dakar en 2014, le Président de la République a corrigé les déclarations de son prédécesseur, en rappelant la place de l'Afrique dans l'histoire, pour préparer l'avenir sur un pied d'égalité autour d'un grand projet de civilisation, la langue française, riche de sa diversité et respectueuse des traditions de chacun de ses membres.
Depuis 2012, les gouvernements successifs de la France ont fait de la francophonie une priorité pour que notre pays puisse étendre son influence internationale.
Le sommet de Kinshasa en octobre 2012 avait, pour la première fois, introduit de nouvelles notions pour faire évoluer les institutions francophones. Au-delà de la promotion de la diversité culturelle de la langue française, l'OIF s'était même dotée d'une direction des affaires économiques. La francophonie a ainsi acquis une nouvelle visibilité, avec des marchés à conquérir dans le cadre d'un juste échange entre les peuples francophones. Elle est également une chance pour le numérique et la diffusion des contenus éducatifs et culturels.
Madame la secrétaire d'État, après ce sommet, pourriez- vous nous dire comment la France entend accompagner cette idée de francophonie économique ? Quelles sont les idées fortes qui ont été énoncées lors de ce sommet ?