Denis Baupin…ce que le président de l'Autorité de sûreté a d'ailleurs confirmé hier.
Par ailleurs, en évoquant une génération nouvelle de réacteurs, vous tirez la conclusion logique du fiasco de l'EPR. Au vu de la multiplication par trois des budgets et des retards gigantesques accumulés, cet enterrement est une décision de bon sens.
Nos voisins britanniques s'interrogent, eux aussi, sur la pertinence du projet EPR d'Hinkley Point, tellement coûteux que l'électricité y serait 30 % à 50 % plus chère que l'éolien terrestre. Dans ces conditions, madame la ministre, puisque le nucléaire neuf n'est pas compétitif, ne serait-il pas temps d'ouvrir un grand débat sur la meilleure façon de remplacer le vieux nucléaire ?
En 2014, deux tiers des installations nouvelles de production d'énergie dans le monde étaient renouvelables et la part du nucléaire dans le mix électrique mondial ne cesse de chuter. Au moment où le monde entier se tourne vers l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, notre pays a-t-il éternellement vocation à s'isoler ? Au moins la réponse est-elle claire de ce côté de l'hémicycle !
Nous n'avons pas le droit de nous tromper une nouvelle fois en nous entêtant à produire des minitels quand le monde passe à internet ! Avant toute décision, donnons la parole aux Français. Pour remplacer le vieux nucléaire, veulent-ils une technologie coûteuse, dangereuse et qui représente une impasse industrielle ? Ou préfèrent-ils les filières d'avenir qui permettront de relancer la compétitivité et de créer les emplois d'aujourd'hui et de demain ? Ce choix est crucial pour notre pays et pour notre industrie.