Bruno Le MaireOr le résultat est mauvais, ce qu'établissent tous les rapports remis aux différents premiers ministres par le Haut conseil à l'intégration. En effet, ce type d'enseignement n'a pas favorisé l'intégration, mais le repli sur soi ; il n'a pas favorisé le sentiment d'appartenance à la nation française, mais le communautarisme. Nous, nous estimons que la nation des enfants issus de l'immigration, c'est la France, leur langue, c'est la langue française, et leur culture, c'est la culture française. Nous vous demandons, donc, monsieur le Premier ministre, la suppression de ces enseignements des langues et des cultures des pays d'origine.
Au-delà de ce problème, nous constatons tous la moins bonne maîtrise de la langue française par nos propres enfants à la fin du primaire, qu'il s'agisse de la lecture, de l'apprentissage de la langue ou de l'expression. Cela pose des difficultés pour la suite de leurs études et pour leur future carrière professionnelle. La raison d'une telle situation est simple : nous avons réduit en quelques années de quinze heures à dix heures, voire neuf heures par semaine l'apprentissage du français dans le primaire. Nous vous demandons de rétablir l'intégralité des heures d'enseignement du français dans les classes de primaire pour que nos enfants maîtrisent correctement leur langue.
Monsieur le Premier ministre, vous cherchez des combats pour l'union nationale ; je vous en propose un : le combat pour la langue française, un combat pour notre nation et pour la République.