Olivier DassaultLes petits commerces de proximité disparaissent en raison de l'excès de charges ; les services publics ferment et l'accès à la santé est remis en cause. À cela s'ajoute la fuite des professionnels du droit organisée par votre gouvernement, sans parler du malaise des agriculteurs et de celui des chasseurs que vous pointez du doigt une nouvelle fois à travers votre projet de loi relatif à la biodiversité ! Comment les entreprises peuvent-elles se maintenir en milieu rural, à fortiori s'y implanter, alors qu'elles n'y sont pas connectées au monde en raison du mauvais fonctionnement du numérique, qu'il s'agisse de l'Internet ou de la téléphonie mobile ? Comment ne pas s'inquiéter de l'augmentation des violences et des cambriolages qui frappent nos villages ? Un Français sur sept subit cette fracture territoriale.
Ne laissez pas tomber nos campagnes, monsieur le Premier ministre ! Il y a quelques semaines, en visite dans l'Aisne, vous y avez fait de belles promesses, rythmant votre discours d'annonces d'investissements de milliards d'euros pour développer les territoires ruraux ! Mais ceux que les Français veulent maintenant, ce sont des actes plus que des paroles.
« Si vous ne pouvez pas faire de grandes choses, faites de petites choses de façon grandiose », disait le journaliste américain Napoléon Hill. Comme leurs élus, les habitants de nos campagnes réclament simplement les moyens financiers dont ils sont aujourd'hui privés pour redynamiser leur territoire et l'économie locale. Comptez-vous enfin écouter le bon sens paysan ?