Manuel Valls, Premier ministre. Monsieur le député, la ministre de l'éducation nationale a déjà eu l'occasion de répondre à deux questions sur la réforme du collège et des programmes, et je ne doute pas qu'elle y revienne dans un instant. Mais je tiens à vous répondre parce que précisément la jeunesse est notre priorité, parce que l'école est la priorité de ce quinquennat et que je ne supporte plus les contre-vérités de l'opposition sur cette réforme.
C'est notre priorité pour les raisons évoquées par la ministre de l'éducation nationale : premièrement, l'école est redevenue le premier budget de la nation ; deuxièmement, nous avons décidé de recruter 60 000 enseignants pendant ce quinquennat, quand vous en avez supprimé des milliers ; surtout – c'est un point essentiel qui explique que je ne puisse me retrouver dans vos propos, monsieur le député –, l'élitisme républicain c'est lutter contre les inégalités. Or, malheureusement, l'école ne cesse de reproduire ces inégalités depuis des années.
Nous voulons répondre d'abord à l'angoisse des familles, des classes moyennes et des couches populaires qui sont aujourd'hui en échec parce que la majorité précédente non seulement a mis en cause la priorité fondamentale qu'est l'école et supprimé des milliers de postes, mais a également saccagé - j'utilise ce mot à dessein - la formation des enseignants, que nous avons rétablie.