Yves DurandMadame la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, la loi sur la refondation de l'école voulue par François Hollande fut l'une des premières lois que notre assemblée a votées.
Elle a rassemblé la majorité de gauche après des débats de qualité sur tous les bancs de cette assemblée.
L'école maternelle et l'école primaire en sont les priorités pour que tous les élèves arrivent en sixième en maîtrisant les savoirs fondamentaux nécessaires pour réussir au collège.
Aujourd'hui, c'est à tous les collégiens qu'il faut donner les mêmes chances de réussite. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui. Face à l'échec scolaire qui se traduit trop souvent par la ségrégation sociale, certains à droite voudraient trier dès onze ans les enfants qui réussiront et les autres, laissés de côté.
Ils trahissent ainsi le projet de collège unique, lancé par M. Giscard d'Estaing. Nous, nous ne renonçons pas à l'égalité et nous voulons résolument faire de l'école le lieu où chacun pourra aller jusqu'au bout de ses possibilités. Nous voulons l'excellence pour tous et non pour quelques-uns. C'est le sens de la réforme du collège que vous portez, madame la ministre, avec courage.
Comme toute réforme, celle du collège suscite débats, interrogations, des doutes parfois : ils sont légitimes quand ils excluent le mensonge, la manipulation et les postures politiciennes. Vous avez, madame la ministre, commencé à répondre. Mais au-delà, l'école a besoin de la confiance et du rassemblement des Français, de tous les Français. Comment comptez-vous continuer à rassembler les Français autour de la nécessaire réforme du collège ?