Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication. Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, monsieur le député, le ministère de la culture a en effet participé à l'effort de redressement des comptes publics que ce gouvernement, de manière très responsable, a mis en œuvre à partir de 2012.
Cela étant dit, je m'inscris en faux contre vos propos : à partir de 2015 et jusqu'en 2017, ainsi que le Premier ministre l'a indiqué à de nombreuses reprises, le budget du ministère de la culture sera dans un premier temps stabilisé, puis augmenté au cours des prochaines années. Telle est ma première réaction à ce que vous avez affirmé.
Par ailleurs, vous évoquez la question des festivals. Je n'ai évidemment pas attendu votre question pour me pencher sur le sujet. Sachez que les festivals en France sont, pour l'essentiel, financés par les collectivités territoriales. Il n'est pas question de se défausser sur les uns ou les autres, dire que c'est de la faute d'untel ou d'untel ne m'intéresse pas. Je prends mes responsabilités et je travaille en partenariat avec l'ensemble des collectivités locales.
Je vais vous rapporter un chiffre très intéressant. Il existe en France plus de 1 600 festivals de musiques actuelles. L'année dernière, 51 festivals ont été supprimés mais, parallèlement, 45 nouveaux festivals ont été créés. En réalité, pour les musiques actuelles, seuls 7 festivals ont disparu. Il y a donc une vie des festivals, qui peut s'expliquer, comme l'a indiqué très récemment la directrice de la Fédération française de festivals de musique et spectacle vivant, par le fait que certains d'entre eux ne trouvent pas leur public ou pâtissent de conditions économiques difficiles parce qu'un certain nombre d'artistes augmentent considérablement leur cachet.
J'ai ainsi pris plusieurs mesures. Le Premier ministre et moi-même avons tout d'abord signé la semaine dernière des pactes culturels pour engager les collectivités à maintenir leurs crédits pour la culture.