Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Monsieur le député, je ne peux pas vous laisser dire que le Gouvernement s'attaque aux classes moyennes et à leurs familles. Je veux vous rappeler, bien que vous le sachiez déjà fort bien, qu'à compter du 1er juillet, les allocations familiales vont être modulées. Je le dis solennellement : pour 90 % des familles, cela ne changera rien. Par conséquent, seules 10 % des familles, celles dont les revenus sont supérieurs à 6 000 euros nets par mois, sont concernées par la modulation des allocations familiales. Si pour vous, monsieur le député, plus de 6 000 euros par mois, soit seulement 10 % des familles, cela représente les classes moyennes, je ne sais pas alors comment vous analysez la situation de la société française.
En outre, je tiens à vous rappeler que le Gouvernement a engagé une politique forte en ce domaine : la politique familiale ne consiste pas seulement en des allocations, qui par ailleurs resteront universelles puisqu'elles seront versées à toutes les familles, mais c'est aussi permettre de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle en ouvrant des places d'accueil pour les jeunes enfants. C'est un engagement du Gouvernement et une mesure forte.
Avoir une politique familiale forte, c'est aussi s'adresser aux familles monoparentales, revaloriser les prestations pour les familles nombreuses modestes – le complément familial et l'allocation de soutien familial sont augmentés de respectivement 25 % et de 50 %.
Vous le voyez, monsieur le député : le Gouvernement a une politique familiale forte, ambitieuse, universelle et juste. C'est à quoi nous sommes attachés : répondre à tous les besoins de toutes les familles de notre pays.