Joëlle HuillierMonsieur le ministre de l'intérieur, vendredi matin, la barbarie a de nouveau endeuillé la France sur le site de l'usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier, dans le Nord-Isère.
Au nom de la représentation nationale, je veux d'abord honorer la mémoire d'Hervé Cornara, père de famille, chef d'entreprise, homme engagé, et assurer sa famille, ses collègues, ses voisins de Fontaines-sur-Saône de notre soutien et de notre solidarité.
Mes pensées vont aussi aux personnes blessées dans l'attaque et aux salariés de l'usine, très choqués par un acte d'une sauvagerie inouïe, perpétré sur leur lieu de travail.
Je veux également remercier et saluer le courage, le dévouement et le professionnalisme des pompiers de l'Isère qui ont rapidement neutralisé le criminel, des forces de sécurité mobilisées pour faire aboutir l'enquête et des personnels soignants et psychologues qui assistent les victimes et leurs proches.
Depuis plusieurs mois, et même plusieurs années, vous dites la vérité aux Français : notre pays est soumis à une menace terroriste très élevée. Les attentats de janvier, ceux de vendredi à Saint-Quentin-Fallavier, mais aussi en Tunisie et au Koweït, le démontrent : la folie terroriste peut frapper n'importe qui, n'importe quand, n'importe où.
Pour prévenir au maximum le passage à l'acte, le Gouvernement et la majorité ont pris des mesures fortes depuis trois ans : deux lois antiterroristes, une loi sur le renseignement, un plan d'actions contre les filières djihadistes et la radicalisation, des centaines de postes supplémentaires dans la gendarmerie, la police et la justice, des militaires pour protéger les sites sensibles et des moyens financiers et humains supplémentaires affectés à la lutte contre le terrorisme.
Jamais autant de forces n'ont été déployées dans notre pays pour assurer la sécurité des Français. Mais, face à des ennemis déterminés, parfois isolés et au comportement souvent irrationnel, le risque zéro n'existe malheureusement pas.
Monsieur le ministre, pouvez-vous nous dire où en est l'enquête après l'attaque de vendredi et quelles initiatives le Gouvernement entend prendre ?