Thierry Mandon, secrétaire d'État chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche. Madame la députée, je vous remercie de votre question qui me donne l'occasion de saluer – contrairement à une partie de vos propos – les efforts qui ont été faits ces dernières années en matière de scolarité, d'enseignement supérieur et de vie étudiante.
Vous avez oublié dans votre question – et je veux y voir un oubli tout à fait fortuit – l'effort considérable qui a été fait depuis le début de ce quinquennat pour améliorer les conditions concrètes des étudiants dans les universités.
Je veux parler de l'effort en matière de vie étudiante, qui a absorbé à lui seul, sur plusieurs exercices depuis 2012, plus de 300 millions d'euros de crédits supplémentaires en développement des bourses et en amélioration du système de scolarité des étudiants. Au moment où la démocratisation de l'enseignement supérieur est un objectif partagé par l'ensemble de la nation, cet effort qui a été piloté par Geneviève Fioraso mérite d'être salué comme il convient.
Évidemment, nous n'en sommes pas quittes, et je partage là un certain nombre de vos interrogations. Nous ne sommes pas quittes, tout d'abord, de l'importance vitale pour notre pays de l'effort de recherche dans la durée.
Cet effort a été stabilisé depuis deux quinquennats. Il n'a pas bénéficié de surcroît de crédits dans les difficultés budgétaires que nous avons connues, il n'a pas non plus fait l'objet de coupes budgétaires. Mais il est absolument certain qu'au moment où nous redéfinissons notre stratégie nationale de recherche pour les années qui viennent, les projections en termes budgétaires des crédits qu'il nous faudra trouver sont très importantes, et de ce point de vue, nous devons relancer un certain nombre d'investissements avec l'aide de l'Europe et de l'Agence nationale pour la recherche.
Je ne doute pas que, sur tous ces bancs, nous aurons l'occasion lors de la discussion budgétaire de trouver les moyens d'une relance de l'effort indispensable pour notre pays.