Laurence Rossignol, secrétaire d'État chargée de la famille, de l'enfance, des personnes âgées et de l'autonomie. Madame la députée, les actes qui ont été commis par ces trois adolescentes dans un établissement de Seine-et-Marne relèvent de l'humiliation, de l'atteinte à la dignité et à l'intimité et des violences verbales. Ce sont des actes graves. C'est la raison pour laquelle je me suis rendue dès dimanche matin dans l'établissement pour rencontrer les victimes, qui font l'objet d'un suivi psychologique spécifique, les familles et les personnels.
L'établissement scolaire et l'EHPAD ont réagi extrêmement vivement, lorsqu'ils ont eu connaissance de ces faits. Je tiens également à souligner que ce sont d'autres élèves de la même classe qui les ont signalés, ce qui prouve bien qu'il faudrait se garder de toute généralité sur une génération. Les jeunes filles ont été immédiatement éloignées de tout contact avec les personnes âgées et elles sont aujourd'hui mises en examen.
Cet EHPAD a l'habitude d'accueillir des stagiaires. Il dispose de protocoles d'apprentissage, notamment pour celui des actes quotidiens, avec une tutrice. Vraisemblablement, sans vouloir empiéter sur l'enquête, ces vidéos étant extrêmement courtes, il fallait peu de temps pour les tourner et les jeunes filles ont dû profiter des interstices libres de leur journée. Il est important que cette affaire, certes grave, ne ternisse pas l'image que nous avons des établissements et n'entame pas la confiance des familles dans des personnels et des établissements extrêmement dévoués aux personnes dont ils s'occupent. Par ailleurs, les agences régionales de santé, les ARS, mènent des contrôles.
La bientraitance est au cœur de toutes les formations et de leurs modules. La bientraitance, ce n'est pas que l'absence de maltraitance, c'est aussi une éthique quotidienne. Aujourd'hui, on ne dit plus « Mamie », mais « Madame », on ne laisse plus la porte ouverte pendant les toilettes et on frappe avant d'entrer dans les chambres. Cela prouve les progrès. Nous continuons, dans la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement et dans la pratique quotidienne, à promouvoir cette éthique de la bientraitance, et nous progressons.