Stéphane Le Foll, ministre. …j'ai parfaitement pris la mesure de la situation et j'ai apporté des réponses.
Mais, monsieur le député, dans un débat où, si l'on peut faire appel à l'émotion, il est important de faire preuve de compréhension, vous omettez de rappeler que si la question de l'agriculture se pose avec une telle acuité, c'est que les marchés agricoles et alimentaires évoluent, et ce n'est pas le ministre en poste aujourd'hui qui en est responsable. Prenons l'exemple des céréales.
S'il vous plaît, la situation est suffisamment grave ! Vous l'avez exposée avec gravité, alors ayez un peu de respect pour les agricultrices auxquelles vous avez fait référence.
Sur ces marchés, monsieur le député, lorsque les prix baissent de 30 %, voire de 40 %, qu'un aléa climatique s'ajoute à la baisse de la production et que des crises sanitaires comme la grippe aviaire ou la fièvre catarrhale ovine se cumulent, l'État se doit, à travers le ministre de l'agriculture, d'être présent. C'est ce qu'il a fait en engageant plus de 1,5 milliard d'euros, à travers deux plans, toujours avec le souci d'apporter des réponses concrètes aux difficultés que rencontrent les agriculteurs.
On peut tous dire « Y'a qu'à…, on trouvera des solutions ». Cette détresse nécessite un travail de longue haleine, monsieur le député. Et lorsque j'ai fait voter la loi d'avenir pour l'agriculture …