Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international. Monsieur le député, pourquoi avez-vous toujours cette tentation, qui devient presque un automatisme, de dénigrer la France et de l'abaisser, lorsque vous parlez de l'Europe ou de la place de la France dans le monde ? Ce n'est pas la réalité !
Monsieur le président Lequiller, vous évoquez un candidat à la présidence de la République, et vous le comparez au Président François Hollande, dont la voix serait peu écoutée en Europe. Mais croyez-vous que la voix de celui que vous soutenez est attendue aujourd'hui comme celle de l'espérance et de l'avenir ? Sérieusement, pouvez-vous répondre à cette question ? Un peu de sérieux !
La relation franco-allemande, pour l'avenir de l'Europe, est plus nécessaire que jamais aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle les échanges entre nos deux pays sont permanents, au plus haut niveau. La semaine dernière, nous avons reçu – et j'ai assisté à cet entretien à la fois émouvant et important – le Président de la République allemand, M. Joachim Gauck, qui va quitter ses fonctions. La question de l'avenir de l'Europe et du rôle que l'Allemagne et la France doivent jouer ensemble a été posée au plus haut niveau.
J'ai également reçu M. Franck-Walter Steinmeier, qui quittait ses fonctions, et nous avons aussi fait le point sur l'avenir et sur la responsabilité commune de nos deux pays. Le lendemain, le samedi, j'ai reçu son successeur, M. Sigmar Gabriel, qui a exprimé, avec la même conviction, l'idée que la France et l'Allemagne ont plus que jamais une responsabilité historique. Et vendredi, ce sont le Président de la République et la Chancelière allemande qui se sont mis d'accord pour dire ensemble que l'Europe ne se laissera pas faire, que l'Europe, ce n'est pas le Brexit, et pour dire cela avec les mêmes mots, avec la même force et la même conviction au nouveau président des États-Unis. Voilà la voix de la France, monsieur le député !