Dominique Dord…un prix du pétrole au plus bas, et vous avez gâché cette manne.
Avez-vous relancé l'économie ? Non. Seuls quatre pays sur vingt-huit en Europe ont un taux de croissance plus faible que le nôtre !
Avez-vous réduit notre dette ? Non. Les taux d'intérêt qui remontent risquent de nous asphyxier.
Les impôts ont-ils baissé ? Non.
Le chômage a-t-il reculé ? Non. Il y a 1 million de chômeurs de plus qu'en 2012 !
Les banlieues vivent-elles mieux ? Non.
Les collectivités locales ont-elles été épargnées ? Non.
La grande pauvreté a-t-elle reculé dans notre pays ? Non.
Bien sûr, monsieur le Premier ministre, vous n'êtes pas seul responsable de tout, mais comme les responsables successifs ont déserté le champ de bataille, il ne reste bientôt que vous au milieu du gué. Les électeurs socialistes viennent de donner congé à M. Valls. M. Macron, l'horloger du désastre, l'exécuteur en chef de cette stratégie mortifère, a été le premier à vous trahir dès qu'il a pu le faire. Et même votre général en chef a déposé les armes avant la fin de la bataille.
Monsieur le Premier ministre, vous n'êtes donc plus que deux encore debout au milieu du champ de bataille. Vous, portant fièrement le drapeau, tel le général Lannes au pont d'Arcole, le corps criblé de balles. Vous et M. Hamon, intact, frais et dispos.
Monsieur le Premier ministre, l'histoire ne retiendra rien de ce quinquennat, sauf peut-être cette dernière image où, vous, le dernier des fidèles, devrez finalement vous incliner devant celui qui, pendant cinq ans, a saboté vos lignes arrières.