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Historique

6 févr. 2019 - 21 févr. 2019 : 74 amendements en Commission des affaires sociales

13 févr. 2019 09:30 : Examen du texte

21 févr. 2019 15:00 : Discussion
21 févr. 2019 21:30 : Discussion
21 févr. 2019 : Adoptée par Assemblée nationale de la 15ème législature

Originalv2
📜Proposition de loi visant à protéger la population des dangers de la malbouffe
Loïc Prud'homme
20 déc. 2018

🖋️Amendements examinés : 100%
10 Adoptés20 Rejetés
15 Non soutenus
7 Irrecevables
22 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Adopté
Blandine Brocard
18 févr. 2019

Rédiger ainsi le titre :

« visant à améliorer la qualité nutritionnelle des aliments et à encourager les bonnes pratiques alimentaires ».


Article 1
🖋️Adopté
Blandine Brocard
9 févr. 2019

Supprimer cet article.

🖋️Adopté21 févr. 2019

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Lionel Causse
18 févr. 2019
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 531‑2‑1 du code de l’environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’étiquetage des denrées alimentaires issues d’animaux nourris avec des aliments génétiquement modifiés est obligatoire à partir de 2023. »

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
18 févr. 2019
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Parmi tous les produits alimentaires contenant des additifs, seuls ceux visés à l’annexe VIII du règlement (CE) n° 889/2008 de la commission du 5 septembre 2008 portant modalités d’application du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques en ce qui concerne la production biologique, l’étiquetage et les contrôles, à l’exception du nitrite de sodium (E250) et du nitrate de potassium (E252) également exclus, peuvent faire l’objet d’avantages promotionnels, immédiats ou différés, ayant pour effet de réduire le prix de vente au consommateur. Ces dispositions entrent en vigueur au 1er janvier 2020.

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
18 févr. 2019
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Parmi tous les produits alimentaires contenant des additifs, seuls ceux visés à l’annexe VIII du règlement (CE) n° 889/2008 de la commission du 5 septembre 2008 portant modalités d’application du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques en ce qui concerne la production biologique, l’étiquetage et les contrôles, à l’exception du nitrite de sodium (E250) et du nitrate de potassium (E252) également exclus, peuvent faire l’objet d’avantages promotionnels, immédiats ou différés, ayant pour effet de réduire le prix de vente au consommateur. Ces dispositions entrent en vigueur au 1er janvier 2022.

🖋️Tombé
Pierre Dharréville
6 févr. 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, après la référence :

« VIII »,

insérer les mots :

« , à l’exception des amylases fongiques (E1100), ».

🖋️Tombé
Pierre Dharréville
18 févr. 2019

Après la première occurrence du mot :

« qui »,

insérer les mots :

« , à l’exception des amylases fongiques (E1100), ».


Article 2
🖋️Adopté
Blandine Brocard
18 févr. 2019

Rédiger ainsi cet article :

Le code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

« 1° L’article L. 230‑3 est ainsi modifié :

« a) à la seconde phrase du premier alinéa, les mots : « collecte et » sont supprimés ;

« b) après le deuxième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Les opérateurs du secteur des industries agroalimentaires transmettent à l’observatoire de l’alimentation, dans des conditions définies par décret, les données relatives à l’étiquetage nutritionnel des produits qu’ils mettent sur le marché. 

« Il remet chaque année au premier janvier un rapport au Parlement sur l’évolution de la qualité nutritionnelle de l’offre alimentaire. »

« 2° Après l’article L. 230‑3, il est inséré un article L. 230‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 230‑3‑1. – A la demande des ministres chargés de l’alimentation et de la santé, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail fixe des objectifs de réduction en sel, en sucre et en acide gras trans pour les catégories de produits alimentaires identifiés comme contribuant significativement à l’apport de ces nutriments dans l’alimentation.

« 3° L’article L. 230‑4 est ainsi modifié :

« Le deuxième alinéa est complété par la phrase suivante : « Ils déterminent les conditions permettant d’atteindre les objectifs définis à l’article L. 230‑3‑1. »

🖋️Adopté
Blandine Brocard
9 févr. 2019

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Brigitte Kuster
18 févr. 2019
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – Le G du I de la section V du chapitre premier du titre II de la première partie du code général des impôts est complété par un article 281 nonies ainsi rédigé :

« Art 281 nonies. – La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux de 2,10 % en ce qui concerne les recettes réalisées sur la vente des produits issus de l’agriculture biologique tels que définis par le règlement (CE) n°889/2008 de la Commission du 5 septembre 2008 portant modalités d’application du règlement (CE) n°834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Non soutenu
Lionel Causse
18 févr. 2019
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 3232‑8 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Cette déclaration nutritionnelle intègre dans ses critères la qualité des protéines, la qualité et l’équilibre des graisses notamment la teneur en acide gras trans. »

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – L’État fixe les règles pour assurer la maîtrise des risques liés aux dangers pour la santé et l’environnement, selon les seuils acceptables établis par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES).

II. – L’État définit réglementairement, dès promulgation de la présente loi, les obligations de résultats à atteindre, en complément des plans de filières, en matière de :

- qualité nutritionnelle, à partir de recommandations établies par le Programme National Nutrition Santé ;

- amélioration du bien-être animal, de la naissance à l’abattage, reconnaissant les efforts des éleveurs et des professionnels ;

Ces objectifs sont fixés après avis du Conseil National de l’Alimentation.

Les acteurs de la filière proposent un calendrier et les moyens pour atteindre ces objectifs d’ici le 1er janvier 2023.

III. – Au terme de l’échéance du 1er janvier 2023, l’État adapte la fiscalité sur les produits alimentaires pour promouvoir une alimentation saine et durable.

🖋️Non soutenu
Lionel Causse
18 févr. 2019
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article L. 3232‑8 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Un indicateur supplémentaire est créé pour préciser le degré de transformation d’un produit en prenant en compte le nombre d’étapes de transformation, la présence d’additifs et d’auxiliaires technologiques. Les modalités de calcul de cet indicateur sont définies par arrêté du ministre chargé de la santé, de la consommation et de l’agroalimentaire, après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. »

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
18 févr. 2019
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – L’État fixe les règles pour assurer la maîtrise des risques liés aux dangers pour la santé et l’environnement, selon les seuils acceptables établis par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail.

II. – L’État définit réglementairement, dès promulgation de la présente loi, les obligations de résultats à atteindre, en complément des plans de filières, en matière :

- de qualité nutritionnelle, à partir de recommandations établies par le « Programme National Nutrition Santé » ;

- d’amélioration du bien-être animal, de la naissance à l’abattage, reconnaissant les efforts des éleveurs et des professionnels ;

Ces objectifs sont fixés après avis du Conseil national de l’alimentation.

Les acteurs de la filière proposent un calendrier et les moyens pour atteindre ces objectifs d’ici le 1er janvier 2023.

III. – Au plus tard le 1er janvier 2020, le Gouvernement remet un rapport au Parlement présentant les pistes permettant d'adapter la fiscalité sur les produits alimentaires pour promouvoir une alimentation saine et durable.

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
18 févr. 2019
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Les produits contenant un ou plusieurs aliments transformés non conformes aux taux de sel, sucre et acide gras saturé recommandés par l’Organisation mondiale de la santé ne peuvent pas faire l’objet d’avantages promotionnels, immédiats ou différés, ayant pour effet de réduire le prix de vente au consommateur. Ces dispositions entrent en vigueur au 1er janvier 2021.

🖋️Tombé
Ericka Bareigts
18 févr. 2019

Rédiger ainsi cet article :

« Les deux premiers alinéas de l’article L. 230‑4 du code rural et de la pêche maritime sont ainsi rédigés :

« Pour agir sur la qualité nutritionnelle des produits agricoles et alimentaires et leur consommation, l’État fixe des objectifs à atteindre en termes de taux de matières grasses, de sucre et de sel présents dans leurs produits et les délais pour y parvenir. Ces objectifs, définis par famille de produits, ont pour but de permettre une évolution favorable de la qualité nutritionnelle des denrées en réduisant la consommation en matières grasses, sucre et sel occasionnée par les méthodes de fabrication de ces opérateurs.

« Les objectifs sont fixés par arrêté, après avis de l’Observatoire de l’alimentation et du Conseil national de l’alimentation. »

🖋️Tombé
Ericka Bareigts
9 févr. 2019

Rédiger ainsi cet article :

« Les deux premiers alinéas de l’article L. 230‑4 du code rural et de la pêche maritime sont ainsi rédigés :

« Pour agir sur la qualité nutritionnelle des produits agricoles et alimentaires et leur consommation, l’État fixe des objectifs à atteindre en termes de taux de matières grasses, de sucre et de sel présents dans leurs produits et les délais pour y parvenir. Ces objectifs, définis par famille de produits, ont pour but de permettre une évolution favorable de la qualité nutritionnelle des denrées en réduisant la consommation en matières grasses, sucre et sel occasionnée par les méthodes de fabrication de ces opérateurs.

« Les objectifs sont fixés par arrêté, après avis de l’Observatoire de la Qualité de l’Alimentation et du Conseil National de l’Alimentation. » »

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
11 févr. 2019

Rédiger ainsi l'alinéa 2 :

« Art. L. 3231‑3. – Les teneurs en sel, en sucre et en acide gras saturé des aliments transformés doivent être conformes aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en matière de consommation journalière. Une liste, proposée par la direction générale de l’alimentation au plus tard le 1er janvier 2021 et publiée par décret, détermine les teneurs maximales en sel, en sucre et en acide gras saturé acceptées par catégories d’aliments. » 

🖋️Tombé
Ericka Bareigts
9 févr. 2019

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les produits contenant un ou plusieurs aliments transformés non conformes à la liste prévue ci-dessus ne peuvent pas faire l’objet d’avantages promotionnels, immédiats ou différés, ayant pour effet de réduire le prix de vente au consommateur. »

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
18 févr. 2019

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Art. L. 3231‑3. – Les teneurs en sel, en sucre et en acide gras saturé des aliments transformés doivent être conformes aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en matière de consommation journalière. Une liste, proposée au plus tard le 1er janvier 2021 par la direction générale de l’alimentation et publiée par décret, détermine les teneurs maximales en sel, en sucre et en acide gras saturé acceptées par catégories d’aliments. Elle est réévaluée sur la base des études d’évolution de composition nutritionnelle effectuées par l’Observatoire de la qualité de l’alimentation et des études nationales des consommations alimentaires réalisées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. » 


Article 3
🖋️Adopté21 févr. 2019

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Blandine Brocard
9 févr. 2019

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Olivier Véran
18 févr. 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre III du livre premier de la deuxième partie du code de la santé publique, est complété par un article L. 2133‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 2133‑3. – Les messages publicitaires en faveur de denrées alimentaires sont accompagnés de la forme de présentation complémentaire à la déclaration nutritionnelle en application de l’article L. 3232‑8 du code de la santé publique. Dans le cas des messages publicitaires sur internet, télévisés ou radiodiffusés, cette obligation ne s’applique qu’aux messages émis et diffusés à partir du territoire français et reçus sur ce territoire. La même obligation d’information s’impose à toute promotion, destinée au public, par voie d’imprimés et de publications périodiques édités par les producteurs ou distributeurs de ces produits.

Les annonceurs et les promoteurs peuvent déroger à cette obligation sous réserve du versement d’une contribution dont le produit est affecté à l’Agence nationale de santé publique.

La contribution prévue à l’alinéa précédent est assise, s’agissant des messages publicitaires, sur le montant annuel des sommes destinées à l’émission et à la diffusion de ces messages, hors remise, rabais, ristourne et taxe sur la valeur ajoutée, payées par les annonceurs. Le montant de cette contribution est égal à 5 % du montant de ces sommes.

La contribution prévue au deuxième alinéa est assise, s’agissant des autres types de promotion de ces produits, sur la valeur hors taxe sur la valeur ajoutée des dépenses de réalisation et de distribution qui ont été engagées au titre de l’année civile précédente, diminuée des réductions de prix obtenues des fournisseurs qui se rapportent expressément à ces dépenses. La base d’imposition des promoteurs qui effectuent tout ou partie des opérations de réalisation et de distribution avec leurs propres moyens d’exploitation est constituée par le prix de revient hors taxe sur la valeur ajoutée de toutes les dépenses ayant concouru à la réalisation desdites opérations. Le taux de la contribution est fixé à 5 % du montant hors taxe sur la valeur ajoutée de ces dépenses.

Le fait générateur est constitué par la diffusion des messages publicitaires ou la mise à disposition des documents visés au premier alinéa. La contribution est exigible au moment du paiement par l’annonceur aux régies ou au moment de la première mise à disposition des documents visés. La contribution est déclarée, liquidée, recouvrée et contrôlée selon les procédures et sous les mêmes sanctions, garanties et privilèges que la taxe sur la valeur ajoutée. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à cette même taxe. Il est opéré un prélèvement de 1,5 % effectué par l’État sur le montant de cette contribution pour frais d’assiette et de recouvrement.

Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État pris après avis de l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et après consultation de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité.

Les dispositions du présent article entrent en vigueur à la date de publication du décret mentionné au précédent alinéa, et au plus tard le 1er juin 2020. »

🖋️Rejeté
Danielle Brulebois
18 févr. 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

À la dernière phrase du premier alinéa de l’article L. 2133‑1 du code de la santé publique, les mots : « promotion, destinée » sont remplacés par les mots : « support promotionnel, destiné » et sont ajoutés les mots : « ainsi qu’à tout support numérique ou vidéoludique ». »

🖋️Rejeté
Gabriel Serville
18 févr. 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre III du livre premier de la deuxième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 2133‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 2133‑3. – La présence d’enfants ou d’adolescents mineurs est interdite dans toute propagande ou publicité en faveur d’une boisson alcoolisée et ce sur tout support. »

🖋️Rejeté
Gabriel Serville
18 févr. 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre III du livre premier de la deuxième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 2133‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 2133‑3. – L’affichage de messages publicitaires en faveur de boissons avec ajouts de sucres, de sel ou d’édulcorants de synthèse, de produits alimentaires manufacturés et de boissons alcoolisées est interdite dans un rayon de 500 mètres autour des établissements scolaires.

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre III du titre III du livre premier de la deuxième partie du code de la santé publique est complété par un L. 2133‑3 ainsi rédigé :

Art. L. 2133‑3. – Les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire et universitaire ainsi que des services de restauration des établissements d’accueil des enfants de moins de six ans, des établissements de santé, des établissements sociaux et médico-sociaux et des établissements pénitentiaires sont tenus de respecter des règles, déterminées par décret, relatives à la qualité nutritionnelle des repas qu’ils proposent et de privilégier, lors du choix des produits entrant dans la composition de ces repas, les produits de saison. Les règles relatives à la qualité nutritionnelle des repas sont publiées sous la forme d’une charte affichée dans les services concernés.

Les agents mentionnés aux 1° à 7° et au 9° du I de l’article L. 231‑2 du présent code et, dans les conditions prévues par l’article L. 1435‑7 du code de la santé publique, les médecins inspecteurs de santé publique, les ingénieurs du génie sanitaire, les ingénieurs d’études sanitaires, les techniciens sanitaires, les inspecteurs et les contrôleurs des agences régionales de santé veillent au respect des règles fixées en application du présent article. Ils disposent à cet effet des pouvoirs d’enquête prévus au premier alinéa de l’article L. 218‑1 du code de la consommation.

Lorsqu’un agent mentionné au deuxième alinéa constate dans un service de restauration mentionné au premier alinéa du présent article la méconnaissance de règles relatives à la qualité nutritionnelle applicables en vertu du même article, l’autorité administrative compétente de l’État met en demeure le gestionnaire du service de restauration concerné de respecter ces règles dans un délai déterminé. Si, à l’expiration de ce délai, l’intéressé n’a pas déféré à la mise en demeure, cette autorité peut :

1° Ordonner au gestionnaire la réalisation d’actions de formation du personnel du service concerné ;

2° Imposer l’affichage dans l’établissement concerné des résultats des contrôles diligentés par l’État.

Lorsque le service relève de la compétence d’une collectivité territoriale, d’un établissement public, d’une association gestionnaire ou d’une autre personne responsable d’un établissement privé, l’autorité administrative compétente informe ces derniers des résultats des contrôles, de la mise en demeure et, le cas échéant, des mesures qu’elle a ordonnées.

Un décret en Conseil d’État précise la procédure selon laquelle sont prises les décisions prévues au présent article.

II. – Le I est applicable à Wallis-et-Futuna.

III. – L’article L. 230‑5 du code rural et de la pêche maritime est abrogé.

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre III du titre III du livre premier de la deuxième partie du code de la santé publique est complété par des articles L. 2133‑3 à L. 2133‑5 ainsi rédigés :

« Art. L. 2133‑3. – La restauration scolaire est soumise à des règles relatives à la nutrition fixées par décret.

« Art. L. 2133‑4. – Tout intéressé peut demander à la personne responsable de la restauration scolaire communication des contrôles effectués par les agents compétents pour veiller à l’application de ces règles, des observations formulées et des suites qui y sont données.

« La mention de cette possibilité est affichée dans les établissements scolaires. »

II. – Le I du présent article est applicable dans les îles Wallis et Futuna.

🖋️Rejeté
Cyrille Isaac-Sibille
18 févr. 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 3232‑8 du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa, sont insérés sept alinéas ainsi rédigés :

« Le calcul du score nutritionnel de l’aliment ainsi que son classement dans l’échelle nutritionnelle à cinq couleurs sur la base du score calculé sont obligatoires pour les fabricants et les distributeurs de denrées alimentaires qu’ils mettent sur le marché sous leurs propres marques, dans le respect du champ d’application de la déclaration nutritionnelle obligatoire prévue par le règlement (UE) n° 1169/2011.

« Les denrées alimentaires visées par le précédent alinéa dont le score nutritionnel obtenu est D ou E sont soumises à une contribution dont le produit est affecté à l’Agence Nationale de Santé Publique.

« La contribution est due par la personne qui réalise la première livraison des denrées visées à l’alinéa précédent, à titre gratuit ou onéreux, en France, en dehors des collectivités régies par l’article 74 de la Constitution, de la Nouvelle-Calédonie, des Terres australes et antarctiques françaises et de l’île de Clipperton, à raison de cette première livraison.

« Est assimilée à une livraison la consommation de ces produits dans le cadre d’une activité économique.

« La contribution est exigible lors de cette livraison.

« La contribution est assise sur la marge annuelle dégagée par le fabricant sur la denrée alimentaire concernée.

« Le montant de cette contribution est égal à 3 % du montant de la somme mentionnée au précédent alinéa pour les denrées alimentaires dont le score nutritionnel est D et 5 % pour les denrées alimentaires dont le score nutritionnel est E. »

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

II. – Le I entre en vigueur à la date de publication du décret mentionné au second alinéa du 2° du même article, et, au plus tard, le 1er janvier 2021.

🖋️Tombé
Olivier Véran
18 févr. 2019

Rédiger ainsi cet article :

« Après l’article L. 2133‑1 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 2133‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 2133‑1‑1. – Les denrées alimentaires dont la qualité sur le plan nutritionnel est jugée défavorable pour la santé, selon la déclaration nutritionnelle obligatoire qui peut être présentée sous forme de graphiques ou de symboles telle que mentionnée à l’article L. 3232‑8, ne peuvent pas faire l’objet de messages publicitaires et d’activités promotionnelles, directs ou indirects, sur tous supports de communication radiophonique, audiovisuelle et électronique, ainsi que sur tous supports et produits complémentaires qui leur sont associés, à partir du moment où ils apparaissent comme destinés aux enfants et aux adolescents. Cette interdiction ne s’applique qu’aux messages émis et diffusés à partir du territoire français et reçus sur ce territoire. La même interdiction d’information s’impose à toute promotion, destinée au public, par voie d’imprimés et de publications périodiques édités par les producteurs ou distributeurs de ces produits.

« En cas de non-respect, les annonceurs et promoteurs sont soumis au versement de la contribution mentionnée à l’article L. 2133‑1.

« Les modalités d’application du présent article sont réglementées par décret. »

🖋️Tombé
Xavier Paluszkiewicz
18 févr. 2019

Rédiger ainsi cet article :

« Le chapitre III du titre III du livre premier de la deuxième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 2133‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 2133‑3. – Les messages publicitaires et activités promotionnelles, en faveur de produits alimentaires manufacturés et boissons avec ajouts de sucres, de sel ou d’édulcorants de synthèse et ayant pour cible les enfants de moins de seize ans doivent contenir une information à caractère sanitaire prévue à l’article R. 2133‑1 sur tout support de communication radiophonique, audiovisuel, électronique et de jeu vidéo publicitaire.

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. »

🖋️Tombé
Valérie Boyer
14 févr. 2019

Substituer aux alinéas 2 et 3 l’alinéa suivant :

« Art. L. 2133‑2. – Les messages publicitaires et activités promotionnelles, directs ou indirects, en faveur de boissons et produits alimentaires avec ajout de sucres, matières grasses ou édulcorants de synthèse sont interdits sur tout support de communication radiophonique, audiovisuel, et sur tout support de communication électronique, ainsi que sur tous les supports et produits complémentaires qui leur sont directement associés, de façon totale, pendant les programmes qui sont qualifiés par le Conseil supérieur de l’audiovisuel d’émissions dont une partie importante du public est constituée d’enfants et d’adolescents. Ces dispositions s’appliquent aux messages émis et diffusés à partir du territoire français et sur le territoire à compter du 1er janvier 2020 ».

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
18 févr. 2019

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Art. L. 2133‑3. – Seuls peuvent faire l’objet de messages publicitaires et activités promotionnelles, directs ou indirects, sur tous supports de communication radiophonique, audiovisuelle et électronique, ainsi que sur tous supports et produits complémentaires qui leur sont associés, les produits alimentaires et boissons qui sont classés A ou B selon le logo Nutri-Score. »

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
11 févr. 2019

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Art. L. 2133‑3. – Seuls peuvent faire l’objet de messages publicitaires et activités promotionnelles, directs ou indirects, sur tous supports de communication radiophonique, audiovisuelle et électronique, ainsi que sur tous supports et produits complémentaires qui leur sont associés, les produits alimentaires et boissons qui sont classés A ou B selon le logo Nutri-Score. »

🖋️Tombé
Isabelle Valentin
18 févr. 2019

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« interdits »

les mots :

« limités et contrôlés ».

🖋️Tombé
Anne-Laurence Petel
7 févr. 2019

Après le mot :

« promotionnelles »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« en faveur de produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de seize ans sont interdits sur tout support de communication radiophonique, audiovisuel et électronique. »

 

🖋️Tombé
Anne-Laurence Petel
7 févr. 2019

I. – Après le mot : 

« promotionnelles »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« en faveur de produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de seize ans sont interdits sur tout support de communication radiophonique, audiovisuel et électronique lors des plages horaires où les mineurs de moins de seize ans sont le plus exposés aux messages publicitaires et activités promotionnelles.

II. – En conséquence, après le même alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Les messages publicitaires et activités promotionnelles en faveur de produits alimentaires et boissons trop riches en sucre, sel ou matières grasses et ayant pour cible les enfants de moins de seize ans sont interdits sur tout support de communication électronique. »


Article 4
🖋️Adopté
Blandine Brocard
18 févr. 2019

Rédiger ainsi cet article :

« À l’article L. 312‑17‑3 du code de l’éducation, le mot : « ou » est remplacé par les mots : « . Ils peuvent également être dispensés dans le cadre ». »

🖋️Adopté
Blandine Brocard
9 févr. 2019

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
18 févr. 2019

Rédiger ainsi cet article :

« Après le mot : « scolaire », la fin de la première phrase de l’article L. 312‑17‑3 du code de l’éducation est supprimée. »

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Le code de l’éducation est ainsi modifié :

1° L’article L. 312‑17‑3 est ainsi modifié :

a) Au début, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Au titre de sa mission d’éducation à l’alimentation et à la lutte contre le gaspillage alimentaire telle que définie à l’article L. 317‑3, le service public de l’éducation prépare les élèves à s’alimenter sainement et de façon équilibrée, et à devenir des citoyens responsables et conscients des impacts de son alimentation sur la santé, sur l’environnement, et sur l’économie. » ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Cet enseignement sensibilise notamment les élèves aux repères nutritionnels, à la lutte contre le gaspillage alimentaire, à la nécessité de pratiquer une activité physique régulière ainsi qu’aux valeurs économiques, culturelles et patrimoniales de l’alimentation. » ;

2° La première phrase du second alinéa de l’article L. 551‑1 est complétée par les mots : « ainsi qu’à la sensibilisation aux bonnes pratiques alimentaires et à la lutte contre le gaspillage alimentaire ».

II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités selon lesquelles peut être incluse dans les missions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté la mise en œuvre d’un programme d’action et de sensibilisation concernant les bonnes pratiques alimentaires et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

III. – Le Gouvernement présente au Parlement, au plus tard le 31 décembre 2020, un rapport sur la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 2016‑138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire applicable à l’éducation.

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 312‑17‑3 du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cet enseignement sensibilise notamment les élèves aux repères nutritionnels, à la lutte contre le gaspillage alimentaire, à la nécessité de pratiquer une activité physique régulière ainsi qu’aux valeurs économiques, culturelles et patrimoniales de l’alimentation. »

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – À la troisième phrase du premier alinéa de l’article L. 541‑1 du code de l’éducation, après le mot : « bénéficient », sont insérés les mots : « dès leur troisième année ».

II. – À la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 2325‑1 du code de la santé publique, après le mot : « bénéficient », sont insérés les mots : « dès leur troisième année, ».

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Le code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Avant le premier alinéa de l’article L. 312‑17‑3, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Au titre de sa mission d’éducation à l’alimentation et à la lutte contre le gaspillage alimentaire telle que définie à l’article L. 317‑3, le service public de l’éducation prépare les élèves à s’alimenter sainement et de façon équilibrée, et à devenir des citoyens responsables et conscients des impacts de son alimentation sur la santé, sur l’environnement, et sur l’économie. » ;

2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Cet enseignement sensibilise notamment les élèves aux repères nutritionnels, à la lutte contre le gaspillage alimentaire, à la nécessité de pratiquer une activité physique régulière ainsi qu’aux valeurs économiques, culturelles et patrimoniales de l’alimentation. » ;

3° La première phrase du second alinéa de l’article L. 551‑1 est complétée par les mots : « et à la sensibilisation aux bonnes pratiques alimentaires et à la lutte contre le gaspillage alimentaire ».

II. – Un décret est pris en Conseil d’État pour inclure dans les missions du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté la mise en œuvre d’un programme d’action et de sensibilisation concernant les bonnes pratiques alimentaires et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

III. – Le Gouvernement présente au Parlement, au plus tard le 31 décembre 2020, un rapport sur la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 2016‑138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire applicable à l’éducation.

🖋️Rejeté
François-Michel Lambert
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Le I de l’article L. 1324‑3 est complété par un 9° ainsi rédigé :

« 9° De ne pas se conformer aux dispositions relatives à l’obligation d’affichage prévues à l’article L. 2133‑3. »

2° Le troisième alinéa de l’article L. 2133‑1 est complété par les mots : « jusqu’au 31 décembre 2019. À compter du 1er janvier 2020, cette contribution est de 8 % ».

3° Après l’article L. 2133‑2, il est inséré un article L. 2133‑3 ainsi rédigé :

« Art. 2133‑3. – À compter du 1er janvier 2020, les établissements commerciaux proposant à la vente des aliments destinés à la consommation humaine dont la surface totale dépasse 200 m2 affichent, sous peine des sanctions prévues à l’article L. 1324‑3, des affiches devant toutes les portes d’accès dont le format et les informations sont fixées par un arrêté du ministre en charge de la santé ».

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
11 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après le mot : « scolaire », la fin de la première phrase de l’article L. 312‑17‑3 du code de l’éducation est supprimée.

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 2132‑1 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le carnet de santé comporte notamment des informations visant, d’une part, à souligner l’importance du dépistage précoce de l’obésité et de la surveillance de toute rupture dans la courbe de poids et du rebond d’adiposité avant deux ans et entre cinq et six ans, d’autre part, à demander aux professionnels de santé qui réalisent le dépistage de délivrer systématiquement aux parents une information adaptée en fonction des résultats obtenus. ».

🖋️Rejeté
Loïc Prud'homme
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« Le chapitre 1er du titre unique du livre II bis de la troisième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 3231‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 3231‑2. – Les élèves des écoles élémentaires et des collèges bénéficient d’un enseignement obligatoire sur les principes et comportements favorables à la santé, notamment en matière de nutrition, d’alimentation et d’activité physique. Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. »

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le chapitre II, du titre unique, du livre II bis, de la troisième partie du code de la santé publique est ainsi rédigé :

« Chapitre II

« Prévention de l’obésité, du surpoids et de l’extrême maigreur

« Art. L. 3232‑1. – La prévention de l’obésité, du surpoids et de l’extrême maigreur est une priorité de la politique de santé publique.

« Art. L. 3232‑2. – L’État organise et coordonne la prévention, le traitement et la lutte contre l’obésité, le surpoids et l’extrême maigreur

« Art. L. 3232‑3. – Les campagnes d’information menées dans le cadre de la prévention de l’obésité, du surpoids et lutte contre l’extrême maigreur sont validées par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé.

« Art. L. 3232‑4. – Ces campagnes doivent également porter sur l’acceptation des personnes obèses, en surpoids ou en état d’extrême maigreur et la lutte contre les discriminations qui leur sont faites. 

« Art. L. 3232‑5. – Aucune denrée alimentaire de consommation courante destinée au consommateur final distribuée dans les collectivités mentionnées à l’article 73 de la Constitution ainsi que dans les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon ne peut avoir une teneur en sucres ajoutés supérieure à celle d’une denrée similaire de la même marque distribuée en France hexagonale.

« Lorsque la teneur en sucres ajoutés d’une denrée alimentaire de consommation courante distribuée en France hexagonale diminue, les responsables de la mise sur le marché des denrées similaires de la même marque distribuées dans les collectivités mentionnées au premier alinéa sont autorisés à poursuivre leur commercialisation jusqu’à épuisement des stocks et dans un délai maximal de six mois. 

« Art. L. 3232‑6. – La teneur en sucres ajoutés des denrées alimentaires de consommation courante destinées au consommateur final distribuées dans les collectivités mentionnées à l’article 73 de la Constitution ainsi que dans les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon, mais non distribuées par les mêmes enseignes en France hexagonale, ne peut être supérieure à la teneur en sucres ajoutés la plus élevée constatée dans les denrées alimentaires assimilables de la même famille les plus distribuées en France hexagonale.

« Un arrêté des ministres chargés de la santé, de l’agriculture, de la consommation et des outre-mer détermine la liste des denrées alimentaires soumises aux dispositions du premier alinéa.

« Lorsque la teneur en sucres ajoutés la plus élevée mentionnée au premier alinéa diminue au sein d’une famille de denrées alimentaires distribuées en France hexagonale, les responsables de la mise sur le marché des denrées alimentaires assimilables de la même famille distribuées outre-mer soumises aux dispositions du même premier alinéa sont autorisés à poursuivre leur commercialisation jusqu’à épuisement des stocks et dans un délai maximal de six mois.

« Art. L. 3232‑7. – Les manquements aux articles L. 3232‑5 et L. 3232‑6 sont constatés par les agents mentionnés au 1° du I de l’article L. 215‑1 du code de la consommation dans les conditions prévues au livre II de ce même code. »

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au 1° de l’article 27 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, après le mot : « publicité », sont insérés les mots : « , l’indication dans les messages publicitaires du contenu calorique des produits pour les produits alimentaires transformés ».

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 4, insérer la division et l'intitulé suivants:

Après le 5° de l’article 27 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, il est inséré un 5° bis ainsi rédigé :

« 5° bis La diffusion gratuite des messages de prévention en santé de l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé, notamment concernant la nutrition et la lutte contre l’obésité et le surpoids ; ».

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après le 17° de l’article 28 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, il est inséré un 18° ainsi rédigé :

« 18° Les mesures en faveur de l’information et de l’éducation dans le domaine de la santé, de l’équilibre nutritionnel et de la lutte contre l’obésité et le surpoids ».

🖋️Rejeté
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 312‑17‑3 du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Cet enseignement sensibilise notamment les élèves aux repères nutritionnels, à la lutte contre le gaspillage alimentaire, à la nécessité de pratiquer une activité physique régulière ainsi qu’aux valeurs économiques, culturelles et patrimoniales de l’alimentation. »

🖋️Irrecevable
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

La lutte contre l’épidémie d’obésité et de surpoids est déclarée grande cause nationale 2020.

🖋️Non soutenu
Valérie Boyer
14 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Il est instauré une Journée nationale de la diététique-nutrition.

II. – La date de cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée par décret délibéré en conseil des ministres, après consultation des associations concernées.

III. – La Journée nationale de la diététique-nutrition est organisée autour d’évènements nationaux, régionaux, départementaux et locaux, selon les quatre axes suivants :

- Réduction des inégalités sociales dans le champ de la nutrition autour d’activités générales de prévention ;

- Développement de la pratique des activités physiques et sportives afin de limiter la sédentarité ;

- Organisation du dépistage des maladies liées aux troubles de l’alimentation et prise en charge du patient en nutrition en diminuant la prévalence de la dénutrition ;

- Valorisation du programme national nutrition-santé comme la référence en matière d’actions en faveur de la diététique-nutrition et implication des parties prenantes.

IV. – Les modalités d’action et d’intervention dans le cadre de la Journée nationale de la diététique-nutrition sont librement définies par les acteurs des collectivités territoriales impliqués dans le domaine de la prévention et du soin de santé par l’alimentation et la nutrition, en conformité avec les axes définis par le programme national nutrition-santé, le Plan obésité et le Plan national pour l’alimentation.

Au niveau régional, les agences régionales de santé, relayées par les comités régionaux pour l’alimentation, peuvent ce jour-là organiser des rencontres entre professionnels de la restauration collective et les élèves des lycées, notamment des conférences, des ateliers, des visites ou des mises en place d’actions et d’outils pédagogiques.

Au niveau départemental, les comités départementaux d’éducation pour la santé ainsi que toutes les structures « Maisons » d’éducation et de promotion pour la santé, les services de la protection maternelle et infantile, sous l’égide du conseil départemental, les caisses d’allocations familiales, les caisses d’assurances vieillesse peuvent prendre en charge l’organisation de cette journée. Les collèges peuvent intégrer ce jour-là à leur programme des animations et des outils d’éducation nutritionnelle proposés par les enseignants ou des intervenants extérieurs, notamment des associations et des diététiciens.

Au niveau communal, de très nombreuses structures peuvent profiter de cet évènement pour rendre davantage visibles leurs actions et fédérer leurs acteurs : les centres communaux d’action sociale, les centres intercommunaux d’action sociale, les « ateliers santé villes », les centres de loisirs sans hébergements, les travailleurs sociaux, les associations (clubs sportifs, aide alimentaire, éducation à la santé, diététiciens, producteurs locaux…), les écoles maternelles et primaires.

V. – Les diététiciens libéraux peuvent être invités par leurs fédérations, associations et organisations professionnelles à proposer ce jour-là des consultations gratuites.

À ce titre, l’association française des diététiciens-nutritionnistes qui réunit toutes les orientations professionnelles de ces experts en nutrition que sont les diététiciens peut, à l’occasion de cette journée nationale, fédérer et promouvoir ses actions par des interventions auprès des travailleurs sociaux et des publics concernés.

🖋️Rejeté
François-Michel Lambert
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er janvier 2020, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur la situation en France du développement de la maladie de la stéatohépatite non-alcoolique.

🖋️Non soutenu
Aude Luquet
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur le développement de la stéato-hépatite non alcoolique en France.

🖋️Irrecevable
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ericka Bareigts
9 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Pierre Dharréville
6 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Avant le 1er juillet 2019, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le suivi nutritionnel des enfants et adolescents en milieu scolaire. Ce rapport évalue l’opportunité de rendre gratuite et obligatoire la consultation d’un spécialiste diététicien, au moins une fois par cycle scolaire, et la pertinence d’une telle mesure en matière de prévention de l’obésité et du surpoids des mineurs.

🖋️Non soutenu
Pierre Dharréville
18 févr. 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Avant le 1er juillet 2019, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le suivi nutritionnel des enfants et adolescents en milieu scolaire. Ce rapport évalue l’opportunité de rendre gratuite et obligatoire la consultation d’un spécialiste diététicien, au moins une fois par cycle scolaire, et la pertinence d’une telle mesure en matière de prévention de l’obésité et du surpoids des mineurs.

🖋️Tombé
Cyrille Isaac-Sibille
18 févr. 2019

Après le mot :

« apprentissage »,

rédiger ainsi la fin de l'alinéa 2 :

« par semaine consacrée à la prévention et à l’éducation à la santé, comprenant notamment des apprentissages sur la nutrition et l’alimentation ».

🖋️Tombé
Nadia Ramassamy
15 févr. 2019

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Art. L. 3231‑4. – Les élèves des écoles élémentaires et des collèges bénéficient d’une heure hebdomadaire obligatoire d’éducation à la santé. »

🖋️Tombé
Sophie Mette
18 févr. 2019

À l’alinéa 2, après le mot :

« collège »

insérer les mots :

« et les lycéens en lycée hôtelier ».

🖋️Tombé
Isabelle Valentin
18 févr. 2019

Après le mot :

« par »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« trimestre lors des cours du programme de science à l’école primaire et des cours de sciences de la vie et de la terre au collège. Une campagne de communication sensibilisant les élèves sera mise en place. Des ateliers de réflexion sur la base du volontariat seront mis en place entre les parents d’élèves, le corps enseignant et les équipes de cuisine. »

🖋️Tombé
Isabelle Valentin
18 févr. 2019

Après le mot :

« par »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« trimestre lors des cours du programme de science à l’école primaire et des cours de sciences de la vie et de la terre au collège. Une campagne de communication sensibilisant les élèves est mise en place. »

🖋️Tombé
Loïc Prud'homme
11 févr. 2019

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Art. L. 3231‑4. – Les élèves des écoles élémentaires et des collèges bénéficient d’une heure hebdomadaire obligatoire d’éducation à la nutrition et à l’alimentation. »

🖋️Tombé
Gabriel Serville
18 févr. 2019

Après l’alinéa 2, insérer l'alinéa suivant :

« Ces séances comprennent une sensibilisation sur les liens entretenus entre une alimentation trop riche en sucre et la survenance éventuelle du diabète et des maladies cardio-vasculaires. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 10min.

Mesdames, Messieurs,

Les modes de vie des Françaises et des Français ont beaucoup évolué ces dernières décennies. Depuis 1960, l’alimentation est passée du premier poste de dépense des ménages (35 %), au second poste, derrière le logement, pour ne représenter que 20 % en 2014 ([1]). Cela est, en partie, dû à la place de plus en plus importante qu’a prise l’alimentation industrielle. La part dans le budget des ménages des plats préparés (pour l’entrée et le plat principal) a quasiment doublé entre 1960 et 2006, pour constituer 41 % de ce poste de dépense ([2]). Ces plats préparés sont pratiques et permettent d’économiser du temps : entre 1986 et 2010, le temps de préparation des repas a été diminué de 25 % ([3]).

Pourtant, consommer une alimentation industrielle de basse qualité n’est pas neutre pour la santé. Dans le cadre de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle présidée par le député Loïc Prud’homme, il a été clairement exposé que ces préparations étaient bien souvent trop salées, trop sucrées, trop grasses. Elles contiennent également de nombreux additifs chimiques du fait de leur caractère ultra‑transformé et/ou des résidus de pesticides par le cycle de production des produits agricoles bruts. Or ces caractéristiques sont néfastes pour la santé et participent au développement des maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, le surpoids et l’obésité, ou certains cancers. Durant son audition, le professeur Serge Hercberg indique que lorsque l’on consomme des aliments avec une mauvaise qualité nutritionnelle : « l’augmentation du risque de développer un cancer est supérieure de 34 %, de développer un cancer du sein de 52 % ; elle est de plus de 61 % pour les maladies cardiovasculaires, de plus de 40 % pour le syndrome métabolique et de plus de 60 % pour le risque d’obésité chez l’homme ».

Ces maladies chroniques sont en forte augmentation et constituent un vrai problème de santé publique auquel il convient de remédier. En 2012, 15 à 20 millions de nos concitoyen‑ne‑s étaient touché‑e‑s par une maladie chronique ([4]).

À cela il faut ajouter les 32 % ([5]) des adultes qui sont en surpoids. Le surpoids n’est pas une maladie chronique mais constitue un facteur de risque dans le développement de cancer, le diabète et les maladies cardio‑vasculaires ([6]).

Ces maladies ont un impact significatif sur la qualité et l’espérance de vie des personnes atteintes. Les personnes en surpoids et obèses subissent de réelles discriminations ([7]) ([8]). Il en est de même pour les personnes touchées par le cancer ([9]) ou par le diabète ([10]).

En outre, en 2015, en France, près de 40 % des décès ont été attribués directement ou indirectement à une mauvaise alimentation (15 % pour les facteurs alimentaires directs et 26 % pour l’excès de poids, les excès de sucres et cholestérol sanguins et l’hypertension) ([11]).

Ces maladies chroniques représentent un coût substantiel pour les finances publiques : en 2016, leur coût représentait la moitié des dépenses de la branche maladie de la sécurité sociale, soit 94,5 milliards d’euros ([12]).

En parallèle de l’action publique qui prévoit des campagnes de prévention, le législateur doit proposer des solutions pour garantir une alimentation saine et de qualité.

En 2016, 79 % de nos concitoyens jugeaient probable le risque que les aliments nuisent à leur santé ([13]). Ce sentiment, est sans doute lié aux nombreux scandales alimentaires survenus ces dernières décennies : contamination de consommateurs de bœuf par l’encéphalopathie spongiforme bovine en 1996, contamination d’œufs, de viandes et de fromages par de la dioxine dans différents pays européens en 1999, 2008 et 2010, risque de transmission de la grippe aviaire H5N1 à l’être humain entre 2003 et 2006, fraude massive à la viande de cheval estampillée comme viande bovine dans des plats préparés (notamment lasagnes, raviolis, boulettes, hachis) découverte en 2013, œufs contaminés au Fipronil et lait infantile infecté par la salmonelle en 2017, pour les plus connus. À cela s’ajoutent les nombreux rappels de produits industriels contaminés par Listeria monocytogenes chaque année.

Pourtant, entre 1950 et 2000, le nombre de décès liés à des intoxications alimentaires serait passé de 15 000 par an à 150 par an ([14]). La qualité sanitaire évaluée par l’absence de germes ou virus est effectivement bien meilleure que par le passé. Toutefois, la présence de nombreux additifs dans nos produits alimentaires transformés n’est pas anodine. Ces additifs produiront certainement des effets à moyen et long termes que l’on peine pour le moment à évaluer.

Dans la réglementation actuelle, leur autorisation est donnée par l’EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments) après étude des dossiers par une des agences nationales européenne. Or ces études sont pour partie basées sur des dossiers techniques produits par les industriels eux‑mêmes.

De leur propre aveu, les agences chargées de produire les avis scientifiques concernant ces additifs ne sont pas en capacité d’évaluer la dangerosité des quelques 338 additifs autorisés ni les effets de leurs combinaisons. Certains de ces additifs sont très controversés ([15]) ([16]), et sont pourtant autorisés. Les études sur les combinaisons de ces additifs, également connues sous l’appellation « effets cocktails », sont très difficiles à mener et demanderaient un investissement qui n’est pas possible dans l’état actuel de la recherche. Pour exemple, si l’on voulait étudier les combinaisons de 5 additifs parmi les 338, alors il faudrait tester les effets sur la santé de plus de 35 milliards de combinaisons, ce qui est impossible. Et cela même alors que bien des produits industriels sont composés de plus de 5 additifs. Le principe de précaution semble donc devoir prévaloir.

Les additifs sont utilisés pour colorer, conserver, donner du goût ou rendre les textures des produits plus attrayantes. Certains ont prouvé leur innocuité et la liste des additifs autorisés pour les préparations correspondant au cahier des charges de l’agriculture biologique pourrait suffire pour satisfaire ces besoins, tout en appliquant le principe de précaution. Il faudrait retirer de cette liste le nitrite de sodium et le nitrate de potassium dont la toxicité est reconnue et dont la présence dans cette liste aurait dû être réévaluée par la commission européenne en 2010, sans que cela n’ait été fait.

Réglementer les additifs tel que proposé par l’article premier de cette proposition de loi pour n’autoriser que ceux figurant dans la liste des produits et substances utilisés dans la production de denrées alimentaires biologiques transformées permettra d’éviter que la population n’y soit trop exposée, y compris en mangeant des denrées alimentaires qui ne peuvent être qualifiées d’industrielles et qui sont largement consommées, comme les pains vendus en boulangerie.

Rappelons qu’en 2018 le HCSP recommandait d’« interrompre la croissance de la consommation des produits ultratransformés (selon la classification NOVA) et [de] réduire la consommation de ces produits de 20 % sur la période entre 2018 et 2021 » ([17]).

L’article 2 de la proposition vise à faire baisser les taux de sel, sucre et acide gras saturés dans les aliments transformés afin que nos concitoyens consomment ces nutriments selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En effet, selon l’OMS, la réduction de la consommation de sel à 5 grammes journaliers permettrait de réduire le taux global d’accidents vasculaires cérébraux de 23 % et, de façon générale, celui des maladies cardiovasculaires de 17 %. La consommation de sel en France par adulte est évaluée à 9 grammes, dont un tiers proviendrait du pain.

Pour le sucre libre (sucres ajoutés, des jus de fruit et du miel), l’OMS préconise un apport qui ne doit pas être supérieur à 50 grammes par jour (idéalement 25 g) pour faire baisser les risques d’obésité dans la population ([18]). L’ANSES pour sa part annonce que 20 à 30 % des Français ont des apports en sucres supérieurs à 100 grammes par jour ([19]).

Nous proposons également de limiter l’apport d’acides gras saturés à 2,2 g par jour et d’interdire les acides gras insaturé trans produits industriellement, toujours selon les recommandations de l’OMS ([20]).

Une liste du taux de sel, sucre, et acide gras accepté par catégorie d’aliments sera proposée par la direction générale de l’alimentation d’ici 2021 et sera publiée par décret. Cette liste sera réévaluée tous les 5 ans au vu du changement des habitudes alimentaires observé par l’OQALI.

L’article 3 est dédié à réduire l’impact de la publicité alimentaire auprès des jeunes.

La réglementation sur la publicité alimentaire pour les enfants est prônée par L’OMS. En effet, un rapport de 2012 montre une corrélation directe entre la publicité alimentaire et les préférences alimentaires des enfants qui y sont exposés.

Une étude comparative menée dans plusieurs pays (Australie, Royaume‑Uni, Italie, Pays‑Bas, États‑Unis) auprès d’enfants âgés de 6 à 11 ans ([21]) a également montré que l’exposition à la publicité alimentaire télévisée contribuait à la prévalence de l’obésité des enfants dans des proportions allant de 4 à 40 % selon les pays. Une autre étude de simulation a pointé qu’entre un septième et un tiers des enfants obèses américains n’auraient pas été obèses en l’absence de publicité télévisée pour des aliments non favorables à la santé ([22]). Il est important de noter que les trois quarts des investissements publicitaires alimentaires (72 %) réalisés sur les écrans télévisés jeunesse, soit 29,7 millions d’euros, portent sur des produits gras, sucrés et/ou salés.

Il convient donc d’encadrer très fermement la publicité alimentaire à destination du jeune public.

Toujours dans le but d’améliorer la santé de nos enfants, l’article 4 propose que des cours à la nutrition soient dispensés auprès des écolier‑e‑s et des élèves.

En effet, certains faits, relayés par les médias et bien connus du monde de l’éducation, ne manquent pas de surprendre un public non averti : de façon récurrente, les jeunes enfants dessinent des « poissons » sous forme de parallélépipèdes rectangles, parce que dans leur expérience, le vocable poisson ne désigne pas autre chose que les morceaux rectangulaires de poisson pané décongelés qu’on leur sert régulièrement. Des enseignant‑e‑s en sortie scolaire ont pu témoigner avoir vu de jeunes élèves de l’école primaire ne pas être capable d’identifier un œuf car il avait encore sa coquille. Deux faits anecdotiques, quoi que malheureusement courants, qui sont à la fois symptomatiques et révélateurs du manque de culture culinaire et d’éducation à la nutrition dont souffrent une partie significative des enfants.

Si c’est à l’école que cette ignorance est révélée, c’est que l’école doit être, en complément des familles, un des lieux d’apprentissage de la nutrition et de la culture culinaire. L’école peut être le lieu d’apprentissage d’une culture culinaire commune, creuset des cultures familiales, s’enrichissant des apports spécifiques des différentes familles.

Savoir se nourrir correctement devrait être enseigné à l’école, parce que c’est un apprentissage fondamental. De nombreuses familles dispensent encore à leurs enfants une culture culinaire familiale, traditionnelle, française ou venue d’ailleurs. Cet apprentissage familial est inestimable, et fait partie souvent de la culture personnelle à laquelle les personnes sont le plus attachées : les goûts, les odeurs, les couleurs de son enfance. Pour autant cet apprentissage au sein des familles ne comprend pas la dimension nutritionnelle pourtant indispensable avec nos modes de vie qui intègrent de plus en plus d’aliments transformés ou ultra‑transformés : équilibre nutritionnel, compréhension des étiquettes des aliments transformés et ultra‑transformés, connaissance sur les méfaits et bienfaits des aliments sur la santé, proportion convenable pour chaque aliment, etc. Autant de notions que peu de personnes maîtrisent du fait de l’absence de cet apprentissage vital d’une part, et du poids de l’agro‑industrie et de son marketing d’autre part.

Par ailleurs, les pratiques culinaires transmises à la maison sont très souvent un apprentissage à destination principale, voire exclusive, des jeunes filles, les marquant dans une répartition genrée des tâches domestiques. Les jeunes garçons sont plus rarement éduqués à la cuisine confortant les stéréotypes de genre.

Pour toutes ces raisons, il revient à l’État d’assurer cet apprentissage de base pour tous les enfants afin de résorber les inégalités sociales alimentaires.

Cela est une question décisive de santé publique : il est beaucoup plus simple et plus utile d’apprendre à tou‑te‑s les très jeunes comment bien se nourrir, plutôt que de devoir ensuite soigner les différentes maladies liées à une mauvaise alimentation. C’est également un des lieux de lutte pour l’égalité des femmes et des hommes et de lutte contre la culture patriarcale, en apprenant à tous les enfants pareillement, filles et garçons, comment faire la cuisine, et y prendre plaisir.

C’est aussi l’occasion de sensibiliser les enfants au bien manger, au goût des bons produits, à connaître les différents légumes, fruits, sans se limiter aux produits déjà prêts en supermarché. Les enfants pourront apprendre à ne pas se limiter à la culture culinaire familiale, qu’il existe d’autres techniques plus écologiques pour cuire les aliments notamment. Cet enseignement sera aussi l’occasion d’être sensible à la question de la condition animale, aux conditions d’élevage et d’abattage, et à toutes les alternatives qui existent aux protéines carnées. La réduction des protéines carnées est une nécessité écologique. Il est impératif que les jeunes apprennent dès le plus jeune âge qu’il est tout à fait possible, diététique, sain, et bon de s’alimenter autrement.

Aussi, cette proposition de loi envisage la création d’une heure hebdomadaire, de la maternelle au collège, d’apprentissage à la nutrition et à l’alimentation préventive.

Cette heure pourra aussi s’appuyer sur les démonstrations concrètes dans les cantines scolaires, où une progression des plats peut être envisagée, au même titre que les autres enseignements font l’objet d’une progression annuelle. Ainsi, les plats du début d’année peuvent comporter surtout des aliments simples, supposés connus des enfants, et évoluer progressivement en apportant la diversité des saveurs, proposant de nouveaux plats avec de nouveaux ingrédients, supposés inconnus des élèves, afin de diversifier leur sensibilité au goût. Il est parfaitement envisageable, par exemple, de faire goûter aux élèves, des fromages d’affinage court et moyen, afin qu’ils puissent prendre conscience de la différence de goût.

Article 1

Le chapitre Ier du titre unique du livre II bis de la troisième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 3231‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 32312. – Les seuls additifs autorisés dans la production de toutes les denrées alimentaires transformées sont ceux qui sont autorisés à l’annexe VIII du règlement (CE) n° 889/2008 de la commission du 5 septembre 2008 portant modalités d’application du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques en ce qui concerne la production biologique, l’étiquetage et les contrôles, à l’exception du nitrite de sodium (E250) et du nitrate de potassium (E252) qui sont également interdits. Ces dispositions entrent en vigueur au 1er janvier 2020. »

Article 2

Le chapitre Ier du titre unique du livre II bis de la troisième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 3231‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 32313. – Les aliments transformés doivent conformer leur taux de sel, sucre et acide gras saturé aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Une liste, publiée par décret, du taux de sel, de sucre, et d’acide gras accepté par catégorie d’aliments est proposée par la direction générale de l’alimentation d’ici 2021. Cette liste est réévaluée tous les cinq ans au vu du changement des habitudes alimentaires de la population. »

Article 3

Le chapitre III du titre III du livre premier de la deuxième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 2133‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 21332. – Les messages publicitaires et activités promotionnelles, directs ou indirects, en faveur de produits alimentaires et boissons qui, par leur caractère, leur présentation ou leur objet, apparaissent comme principalement destinés aux enfants et adolescents, sont interdits sur tout support de communication radiophonique, audiovisuel, et sur tout support de communication électronique, ainsi que sur tous les supports et produits complémentaires qui leur sont directement associés, de façon totale.

« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. »

Article 4

Le chapitre Ier du titre unique du livre II bis de la troisième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 3231‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 32314.  Les écoliers et élèves de l’école primaire jusqu’à la fin du collège bénéficient d’une heure d’apprentissage à la nutrition et à l’alimentation par semaine. »

([1]) Michèle Crouzet et Loïc Prud’homme, 2018, Rapport d’information n° 1266, « Une alimentation saine pour tous : répondre à un enjeu de santé publique », documents d’informations, Assemblée nationale.

([2]) Danielle Besson, « Le repas depuis 45 ans : moins de produits frais, plus de plats préparés », division Synthèses des biens et services, Insee.

([3]) Thibaut de Saint Pol, « Le temps de l’alimentation en France », 2012, Laboratoire de sociologie quantitative, Crest, Layla Ricroch, division Conditions de vie des ménages, Insee.

([4]) https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1247611/fr/promouvoir-les-parcours-de-soins-personnalises-pour-les-malades-chroniques

([5]) https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Etude-ESTEBAN-2014-2016-Chapitre-corpulence-stabilisation-du-surpoids-et-de-l-obesite-chez-l-enfant-et-l-adulte

([6]) https://www.ameli.fr/gironde/assure/sante/themes/surpoids-adulte/definition-causes-risques

([7]) http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---europe/---ro-geneva/---ilo-paris/documents/publication/wcms_452486.pdf

([8]) https://www.la-croix.com/Sciences/Sante/La-discrimination-ordinaire-personnes-obeses-2016-11-08-1200801530

([9]) https://www.ouest-france.fr/les-malades-du-cancer-souffrent-de-discrimination-106377

([10]) https://www.humanite.fr/tribunes/un-quart-des-diabetiques-victimes-de-discriminatio-533853

([11]) Forouzanfar MH, Afshin A, Alexander LT et al. (2016) Global, regional, and national comparative risk assessment of 79 behavioural, environmental and occupational, and metabolic risks or clusters of risks, 1990-2015: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study, 2015, Lancet 388, 1659-1724.

([12]) https://www.lesechos.fr/05/01/2018/lesechos.fr/0301103955262_l-essor-des-maladies-chroniques-s-accelere.htm

([13]) https://www.tns-sofres.com/publications/lalimentation-en-france-2016

([14]) Claude Saunier, Rapport sur les nouveaux apports de la science et de la technologie à la qualité et à la sûreté des aliments, 2004, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologique.

([15]) https://www.quechoisir.org/actualite-additifs-alimentaires-mais-que-font-les-industriels-n59905/

([16]) Anne-Laure Denans, Le nouveau guide des additifs, ceux qui sont sûrs, ceux qui ne le sont pas, 2017, Edition Thierry Souccar.

([17]) Haut Conseil de la santé publique, Avis relatif aux objectifs de santé publique quantifiés pour la politique nutritionnelle de santé publique (PNNS) 2018-2022, 9 février 2018.

([18]) https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/

([19]) Apport en sucre total, pas uniquement en sucre libre :https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2012SA0155Ra.pdf

([20]) http://www.who.int/fr/news-room/detail/14-05-2018-who-plan-to-eliminate-industrially-produced-trans-fatty-acids-from-global-food-supply

([21]) Goris, Petersen et al., 2010.

([22]) Veerman, Van Beeck et al., 2009.

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