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Historique

25 oct. 2021 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence


10 nov. 2021 10:50 : Examen du texte

11 nov. 2021 - 17 nov. 2021 : 139 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

17 nov. 2021 15:00 : Discussion
17 nov. 2021 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté


20 janv. 2022 09:00 : Discussion
20 janv. 2022 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )




8 févr. 2022 15:00 : Discussion
8 févr. 2022 21:30 : Discussion
8 févr. 2022 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 15ème législature
8 févr. 2022 : 1 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

16 févr. 2022 09:00 : Discussion
16 févr. 2022 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

18 févr. 2022 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Premier Ministre

17 mars 2022 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

Originalv2v3v4v5v6
📜Proposition de loi visant à améliorer la protection des lanceurs d'alerte
Sylvain Waserman
16 juil. 2021

🖋️Amendements examinés : 100%
56 Adoptés38 Rejetés
20 Non soutenus
15 Irrecevables
13 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À l’alinéa 2, supprimer la dernière occurrence des mots :

« une violation ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Lorsque les informations n’ont pas été obtenues dans le cadre des activités professionnelles mentionnées au I de l’article 8, le lanceur d’alerte doit en avoir eu personnellement connaissance. »

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

I. – À l’alinéa 3, substituer à la première occurrence du mot :

« et »

le mot

« ou ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« instruction »,

insérer le mot :

« judiciaires ».

🖋️Adopté
Alexandra Louis
5 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« des relations entre un avocat et son client »

les mots :

« professionnel de l’avocat ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« à l’exception des situations faisant l’objet de »,

les mots :

« sous réserve des ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« leur auteur »

les mots :

« l’auteur du signalement ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, supprimer le mot :

« sectoriel ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer au mot :

« énuméré »

le mot :

« mentionné ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 4, insérer la phrase suivante :

« Dans le cas contraire, la mesure la plus favorable à l’auteur du signalement s’applique. »

🖋️Non soutenu
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« physique »,

insérer les mots :

« ou morale ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« physique »,

insérer les mots :

« ou morale ».

🖋️Rejeté
Dominique Potier
5 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« physique »,

insérer les mots :

« ou morale à but non lucratif ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
5 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« physique »,

insérer les mots :

« ou morale à but non lucratif ».

🖋️Non soutenu
Matthieu Orphelin
6 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« physique »,

insérer les mots :

« ou morale à but non lucratif ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À l'alinéa 2, après le mot :

« divulgue »,

insérer les mots :

« , par écrit ou par oral ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À l'alinéa 2, supprimer les mots :

« sans contrepartie financière directe et ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

À l’alinéa 2, supprimer le mot :

« directe ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À l'alinéa 2, substituer aux mots :

« de bonne foi »

les mots :

« ayant des motifs raisonnables de croire que les faits qu’elle signale sont véridiques, à la lumière des circonstances et des informations dont elle dispose au moment du signalement ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À l'alinéa 2, substituer aux mots :

« de bonne foi »

les mots :

« ayant des motifs raisonnables de croire que les faits qu’elle signale sont véridiques au moment du signalement ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« informations »,

insérer les mots :

« , y compris des soupçons raisonnables, ».

🖋️Non soutenu
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« portant sur un »

les mots :

« dont il a des motifs raisonnables de penser qu’elles indiquent ou établissent l’existence de faits relevant de l’alerte. Constituent des faits relevant de l’alerte, tout fait tout soupçon raisonnable à propos d’un ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
4 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« sur »,

insérer les mots :

« un dysfonctionnement, ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« général, »

insérer les mots :

« un risque en matière de santé publique et d’environnement, ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

I. – À l’alinéa 2, après la première occurrence du mot :

« violation »,

insérer les mots :

« effective ou potentielle ».

II. – En conséquence, au même alinéa, procéder à la même insertion après la dernière occurrence du même mot.

🖋️Rejeté
Alexandra Louis
4 nov. 2021

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« dissimulation d’une ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
5 nov. 2021

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , le secret des délibérations judiciaires, le secret de l’enquête et de l’instruction ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

Après l’alinéa 3, insérer les quatre alinéas suivants :

« Les exceptions mentionnées au présent II ne s’appliquent pas aux situations réunissant les conditions suivantes :

« 1° En cas de danger grave et imminent pour l’intérêt général ;

« 2° Nécessité et proportionnalité de la divulgation par rapport l’objectif de mettre fin à un danger grave et imminent pour l’intérêt général ;

« 3° Respect de procédures spécifiques à chaque exception mentionnée, fixées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

Après l’alinéa 3, insérer les trois alinéas suivants :

« L’exception du secret-défense mentionnée au présent II du présent article ne s’applique pas en cas de danger grave et imminent pour l’intérêt général.

« Dans ce cas, la divulgation doit être strictement nécessaire et proportionnée par rapport l’objectif de mettre fin au danger grave et imminent pour l’intérêt général.

« Le signalement ne peut être effectué qu’après la saisine de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement et d’un défaut de retour de sa part dans un délais de 3 mois. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
4 nov. 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes physiques soumises à un devoir de réserve sont protégées au même titre que tous les lanceurs d’alerte. »


Article 2
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« morale »

les mots :

« toute personne morale de droit privé à but non lucratif ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« ayant participé à favoriser la révélation ou le signalement par un lanceur d’alerte »

les mots :

« qui aide un lanceur d’alerte à effectuer un signalement ou une divulgation ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« une personne signalant ou divulguant des informations conformément aux »

les mots :

« un lanceur d’alerte au sens des ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

I. – À l’alinéa 4, substituer à la dernière occurrence du mot :

« l’ »,

le mot :

« leur ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la première occurrence du mot :

« du »,

les mots :

« de leur ».

III. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la dernière occurrence du mot :

« des »,

les mots :

« de leurs ».

IV. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots :

« de cette personne ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« une personne signalant ou divulguant des informations conformément aux »

les mots :

« un lanceur d’alerte au sens des ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À l’alinéa 3, après le mot :

« alerte »,

insérer les mots :

« ou à se substituer au lanceur d’alerte pour diffuser cette révélation ou ce signalement, ».

🖋️Non soutenu
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« ou à se substituer au lanceur d’alerte pour diffuser un signalement ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – Après le 3° de l’article L. 511‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il est ajouté un 4° ainsi rédigé :

« 4° À toute personne étrangère reconnue comme étant lanceuse d’alerte. »

II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après l’article 85 du code de procédure pénale, il est inséré un article 85-1 ainsi rédigé :

« Art. 85‑1. – Peut se constituer partie civile toute personne lanceuse d’alerte au sens de l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dans les procédures tenant à l’alerte à laquelle elle est liée. »

🖋️Tombé
Jean-Félix Acquaviva
5 nov. 2021

I. – À l’alinéa 3, après le mot :

« morale »

insérer les mots :

« à but non lucratif ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les mots :

« ou à se substituer au lanceur d’alerte pour diffuser cette révélation ou ce signalement ».


Article 3
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Substituer à l’alinéa 1 les sept alinéas suivants :

« Le chapitre II du titre Ier de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 précitée est ainsi modifié :

« 1° Après l'article 7, il est inséré un article 7-1 ainsi rédigé :

« « Art. 7-1. – Pour bénéficier des protections prévues par le présent chapitre, les personnes mentionnées au I de l’article 6 peuvent, au choix, soit :

« « 1° Adresser un signalement interne dans les conditions prévues au I de l’article 8, notamment lorsqu’elles estiment qu’il est possible de remédier efficacement à la violation par ce moyen et qu’il n’y a pas de risque de représailles ;

« « 2° Adresser un signalement externe dans les conditions prévues au II du même article 8, soit après avoir saisi le canal de signalement interne, soit directement ;

« « 3° Procéder à une divulgation publique, sous réserve des conditions prévues au III dudit article 8. » ;

« 2° L’article 8 est ainsi rédigé : ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 2, substituer à la troisième occurrence du mot :

« de »

le mot :

« employant ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« et »,

insérer le mot :

« dans ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« soit via le canal externe dans les conditions prévues par la loi, soit »

les mots :

« , lorsqu’il n’existe pas de procédure interne de recueil et de traitement des signalements, ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« d’au »

les mots :

« employant au ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« plus de 10 000 habitants »

insérer les mots :

« 10 000 habitants ou plus ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« ainsi que les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont elles sont membres, les départements et les régions ainsi que les établissements publics en relevant »

les mots :

« , les départements et les régions ainsi que les établissements publics en relevant et les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre regroupant au moins une commune de plus de 10 000 habitants ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 3, substituer au mot :

« conformément aux »,

les mots :

« dans des ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« canal »,

insérer les mots :

« de signalement »

🖋️Adopté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes morales de droit privé comptant cinquante à 249 agents, les communes de plus de 10 000 habitants ou les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont elles sont membres, peuvent mettre en place un service commun de recueil et de traitement des signalements, sans préjudice des obligations de préserver la confidentialité. »

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« emploi »,

insérer les mots :

« au sein de l’entité concernée ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Substituer aux alinéas 10 et 11 les six alinéas suivants :

« II. – Les personnes mentionnées au I de l’article 6 peuvent également adresser leur signalement, soit après avoir effectué un signalement interne dans les conditions prévues au I, soit directement :

« 1° À l’autorité externe compétente parmi celles désignées par décret en Conseil d’État ;

« 2° Au Défenseur des droits, qui l’oriente vers l’autorité la mieux à même d’en connaitre ;

« 3° À l’autorité judiciaire ;

« 4° À une institution, un organe ou un organisme de l’Union européenne compétent pour recueillir des informations sur des violations relevant du champ d’application de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 précitée.

« Un décret en Conseil d’État fixe la liste des autorités externes mentionnées au 1°, qui sont choisies parmi les autorités administratives, les autorités publiques indépendantes, les autorités administratives indépendantes, les ordres professionnels et les personnes morales chargées d’une mission de service public compétents, notamment dans le champ d’application de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 précitée, pour recueillir et traiter, selon une procédure indépendante et autonome, les signalements mentionnés au I de l’article 6 et relevant de leurs champs de compétence. Ce décret fixe les conditions d’indépendance et d’impartialité de cette procédure et les délais du retour d’informations des autorités externes aux auteurs des signalements, conformément aux exigences de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 précitée. Il précise également les conditions d’évaluation de ces procédures, les obligations de formation des personnes concernées et la nature des informations que ces autorités doivent transmettre au Défenseur des droits pour l’élaboration de son rapport annuel sur le fonctionnement global de la protection des lanceurs d’alerte. »

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 12, substituer aux mots :

« transmet celui-ci »

les mots :

« le transmet à l’autorité externe compétente ou ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 13 :

« III. – Pour bénéficier des protections prévues au présent chapitre, les personnes... (le reste sans changement). »

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 14 :

« 1° Lorsqu’elles ont effectué des signalements interne et externe, ou directement un signalement externe, et qu’aucune mesure appropriée n’a été prise en réponse au signalement dans les délais mentionnés au deuxième alinéa du I et au premier alinéa du II du présent article ; ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Compléter l’alinéa 15 par les mots :

« , notamment lorsqu’il existe une situation d’urgence ou un risque de préjudice irréversible ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 16 :

« 3° Lorsque la saisine du canal externe fait encourir à son auteur un risque de faire l’objet des mesures mentionnées au I de l’article 10‑1 ou qu’elle ne peut permettre de remédier efficacement à l’objet de la divulgation, en raison des circonstances particulières de l’affaire, notamment si des preuves peuvent être dissimulées ou détruites ou si l’auteur du signalement a des motifs sérieux de penser que l’autorité peut être en conflit d’intérêt ou en collusion avec l’auteur des faits ou impliquée dans ces faits. »

🖋️Adopté
Dominique Potier
5 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article L. 1321‑2 du code du travail est complété par un 3° ainsi rédigé :

« 3° Les dispositions des articles 6, 8 et 9 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, ainsi que la procédure d’alerte interne mise en place conformément à cette loi, et les dispositions des articles L. 4131‑1 à L. 4133‑4 du code du travail relatives aux droits d’alerte et de retrait. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021

Rédiger ainsi cet article :

Le chapitre II du titre Ier de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique est ainsi modifié :

1° Après l’article 7, est insérée une section 1 intitulée : « Le signalement interne » ;

2° L’article 8 est ainsi modifié :

a) Au début du premier alinéa du I, sont ajoutés les mots : « Sans préjudice de la procédure de signalement auprès de l’inspection générale de la protection des lanceuses et des lanceurs d’alerte prévue à l’article 8‑3 » ;

b) Au deuxième alinéa du I, après le mot : « administrative », sont insérés les mots : « , à l’inspection générale de la protection des lanceuses et lanceurs d’alerte » ;

c) Le II est ainsi rédigé :

« II. – En cas de danger imminent ou manifeste pour l’intérêt public, de situation d’urgence, de risque de préjudice irréversible, de risque de représailles ou de risque qu’il ne soit pas remédié à la violation, en raison des circonstances particulières de l’affaire, notamment lorsque des preuves peuvent être dissimulées ou détruites ou lorsqu’une autorité peut être en collusion avec l’auteur de la violation ou impliquée dans la violation, le signalement peut être rendu public. » ;

d) Le III est complété par les mots : « et après consultation des partenaires sociaux » ;

e) Il est ajouté un V ainsi rédigé :

« V. – La personne ou le service qui reçoit le signalement dans les conditions prévues au premier alinéa du I s’abstient de divulguer toute information qui permettrait d’identifier l’auteur du signalement ou la personne concernée et transmet, le cas échéant, le signalement sans modification à la personne ou au service chargés du traitement des signalements.

« Les employeurs publics ou privés ont une obligation d’information sur les procédures de signalement prévues aux articles 8 à 8‑3 à l’égard de leurs employés et agents. » ;

3° Après le même article 8, sont insérés des articles 8‑1 et 8‑2 ainsi rédigés :

« Art. 8‑1. – Les canaux de signalement peuvent être gérés en interne par une personne ou un service désigné à cet effet ou en externe par un tiers, dans le respect des mesures de sauvegarde et des exigences prévues aux articles 8‑4 et 9.

« Sans préjudice des obligations qui incombent à ces entités en vertu du présent chapitre de préserver la confidentialité, de fournir un retour d’informations et de remédier à la violation signalée les entités juridiques du secteur privé qui comptent entre cinquante et deux‑cent‑quarante‑neuf salariés peuvent partager des ressources en ce qui concerne la réception des signalements et les enquêtes éventuelles à mener.

« Art. 8‑2. – La procédure de signalement interne et le suivi des signalements garantissent :

« 1° La désignation d’une personne ou d’un service compétent et présentant des garanties d’indépendance pour assurer le suivi des signalements, maintenir la communication avec l’auteur de signalement, lui demander, le cas échéant, d’autres informations et lui fournir un retour d’informations sur les suites données au signalement ;

« 2° Un suivi diligent par la même personne ou le même service en ce qui concerne les signalements anonymes ;

« 3° Un délai raisonnable pour fournir un retour d’informations n’excédant pas trois mois à compter du signalement ;

« 4° La mise à disposition d’informations claires et facilement accessibles concernant les procédures de signalement interne ou externe. »

🖋️Non soutenu
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

I. – Après le mot :

« auprès »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« d’un référent alerte désigné par celui-ci en son sein ou au sein d’une entité à laquelle appartient la personne morale, notamment un groupe, une coordination de chantier, une intercommunalité. Le périmètre confié à un référent alerte ne peut excéder 200 agents ou salariés, ni excéder le périmètre géographique d’une région administrative. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 3 par les trois phrases suivantes :

« Le canal interne précise notamment l’indépendance des référents alertes chargés de leur traitement et leur protection contre toute forme de représailles. Il rappelle que les référents alertes sont tenus à des obligations de confidentialité strictes conformément aux exigences de la directive (UE) 2019/1937 du 23 octobre 2019 précitée. Le périmètre confié à un référent alerte ne peut excéder 200 agents ou salariés, ni excéder le périmètre géographique d’une région administrative. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
5 nov. 2021

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Les entités mentionnées au premier alinéa du présent I établissent, après négociation d’un accord sur ce sujet avec les organisations syndicales, une procédure interne de recueil et de traitement des signalements conformément aux conditions fixées par décret en Conseil d’État. À défaut d’accord, cette procédure est établie par l’employeur après consultation des instances de dialogue social. La décision unilatérale de l’employeur a le caractère d’annexe au règlement intérieur. »

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 3, supprimer le mot :

« notamment ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« et des délais du retour d’informations fait à l’auteur du signalement ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante :

« L’accusé de réception du signalement est adressé à l’auteur dans un délai de sept jours et le retour d’informations dans un délai de trois mois suivant l’accusé de réception. »

🖋️Non soutenu
Alexandre Freschi
5 nov. 2021

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« En cas de manquement aux obligations d’indépendance ou de retour d’informations, l’alerte peut être effectuée par le canal externe, dans les conditions prévues par la loi. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« La procédure interne de recueil et de traitement des signalements doit présenter des conditions objectives d’indépendance et d’impartialité. »

🖋️Non soutenu
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« Lorsqu’ils sont salariés, les référents alerte désignés en vertu du présent article bénéficient du statut de salarié protégé prévu au titre Ier du livre IV de la deuxième partie du code du travail. Lorsqu’ils sont agents publics, leur révocation, leur mutation ou le retrait du mandat de référent alerte ne sont possibles qu’après autorisation par le Défenseur des droits.

« En cas de projet de mutation, de licenciement ou de retrait de mandat d’un référent alerte salarié, il est fait application de la procédure d’autorisation prévue à l’article L. 2421‑1 du code du travail. Le non-respect de cette procédure constitue l’élément matériel du délit de représailles à l’alerte prévu à l’article 13 de la présente loi. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« Au sein de chacune des entités mentionnées aux premier et deuxième alinéas du présent article, toute personne a le droit de consulter un référent déontologue, chargé de lui apporter tout conseil utile à la procédures de signalement et aux règles de déontologie.

« Un décret en Conseil d’État détermine les modalités et critères de désignation des référents déontologues. »

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« ou sont très susceptibles de se produire ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« , y compris les membres non exécutifs ».

🖋️Irrecevable
Olivier Marleix
5 nov. 2021
🖋️Non soutenu
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« « 4° Dans les cas de violations des droits de l’Homme ou des libertés fondamentales, ainsi que dans les cas où l’urgence d’informer le public impose de s’adresser directement à un journaliste.

« « Lorsque la révélation a été réalisée de manière anonyme, le lanceur d’alerte dont l’identité est révélée par la suite bénéficie du statut de lanceur d’alerte et des protections afférentes. » »

🖋️Non soutenu
Florence Granjus
5 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article 4 de la loi n° 2013‑316 du 16 avril 2013 relative à l’indépendance de l’expertise en matière de santé et d’environnement et à la protection des lanceurs d’alerte est complété par un 8° ainsi rédigé :

« 8° Un lanceur d’alerte au sens de l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre Ier de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique est ainsi modifié :

1° Après l’article 8, est insérée une section 2 ainsi rédigée :

« Section 2

« Les dispositions communes applicables aux procédures de signalement ».

2° Le I de l’article 9 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, la référence : « à l’article 8 » est remplacée par les références : « aux articles 8 à 8‑3 » ;

b) Le deuxième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsqu’elle informe les auteurs de signalement de la divulgation de ces éléments, l’autorité judiciaire leur adresse une information écrite motivant les raisons de cette divulgation. »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article 13 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 précitée, il est inséré un article 13‑2 ainsi rédigé :

« Art. 13‑2. – Le fait de ne pas mettre en place une procédure d’alerte interne conforme aux articles 8, 9 et 13 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, et aux dispositions réglementaires prises pour son application, est puni d’une contravention de cinquième classe. La récidive est punie d’une amende de 3 750 euros. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

« Les instances saisies constatant la réalité des alertes qui leur sont soumises doivent pouvoir saisir les autorités compétentes afin d’établir un programme de mise en conformité destiné à s’assurer de la résorption de l’alerte.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment en déterminant les autorités compétentes par domaines et les délais. »

🖋️Tombé
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 10, après le mot :

« compétentes »,

insérer les mots :

« , relevant des autorités judiciaires, administratives et des ordres professionnels, ».

🖋️Tombé
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 10, supprimer les mots :

« et les délais ».

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« L’accusé de réception du signalement est adressé à l’auteur dans un délai de sept jours et le retour d’informations dans un délai de trois mois suivant l’accusé de réception. »

🖋️Tombé
Élisabeth Toutut-Picard
3 nov. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« Il fixe également les conditions et les délais dans lesquels les administrations mentionnées à l’article L. 100‑3 du code des relations entre le public et l’administration sont tenues de répondre aux demandes d’information qui leur sont adressées par les autorités externes compétentes en vue du traitement des signalements mentionnés au I de l’article 6 et relevant de leurs champs de compétence. »

🖋️Tombé
Matthieu Orphelin
6 nov. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« Il fixe également les conditions et les délais dans lesquels les administrations mentionnées à l’article L. 100‑3 du code des relations entre le public et l’administration sont tenues de répondre aux demandes d’information qui leur sont adressées par les autorités externes compétentes en vue du traitement des signalements mentionnés au I de l’article 6 et relevant de leurs champs de compétence. »

🖋️Tombé
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« Les procédures de réception et de suivi des signalements sont évaluées par autorités externes compétentes au moins tous les trois ans. »

🖋️Tombé
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

I. – Après le mot :

« signalement »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 11 :

« au choix via le canal interne ou via le canal externe. Le canal interne désigne le supérieur hiérarchique, direct ou indirect, l’employeur, le déontologue, le référent ou dispositif interne mis en place par l’employeur. Le canal externe désigne le Défenseur des droits, les autorités administratives ou judiciaires ou les autorités externes désignées par décret en Conseil d’État. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 14, substituer au mot :

« au »

la référence :

« aux I ou ».

III. – En conséquence, procéder à la même substitution à l'alinéa 16.


Article 4
🖋️Adopté
Matthieu Orphelin
6 nov. 2021

I. – À l’alinéa 6, après le mot :

« conservés »,

insérer les mots :

« dans leur intégralité ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les deux phrases suivantes :

« Des éléments de ces signalements peuvent être conservés, sous une forme protectrice de l’identité de l’ensemble de ces personnes, dans la mesure utile au repérage et à l’étude d’effets différés sur la santé publique et l’environnement. Cette durée ne peut excéder 30 ans. »

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

I. – Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« , en tenant compte des délais d’éventuelles enquêtes complémentaires. »

II. – En conséquence, compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« Lorsqu’elles font l’objet de traitement, les données à caractère personnel relatives à des signalements sont conservées dans le respect du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE. »

🖋️Non soutenu
Élisabeth Toutut-Picard
3 nov. 2021

I. – À l’alinéa 6, après le mot :

« conservés »,

insérer les mots :

« dans leur intégralité ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par les deux phrases suivantes :

« Des éléments de ces signalements peuvent être conservés, sous une forme protectrice de l’identité de l’ensemble de ces personnes, dans la mesure utile au repérage et à l’étude d’effets différés sur la santé publique et l’environnement. Cette durée ne peut excéder 30 ans. »

🖋️Non soutenu
Florence Granjus
4 nov. 2021

Compléter l’alinéa 6 par les deux phrases suivantes :

« Des éléments de ces signalements peuvent être conservés, sous une forme protectrice de l’identité de l’ensemble de ces personnes dans la mesure utile au repérage et à l’étude d’effets différés sur la santé publique et l’environnement. Cette durée ne peut excéder 50 ans. »

🖋️Irrecevable
Dominique Potier
5 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Jean-Félix Acquaviva
5 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Matthieu Orphelin
6 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« Les autorités externes compétentes mentionnées à l’article 3 de la présente loi rendent publiques et accessibles :

« 1° Les conditions pour bénéficier d’une protection ;

« 2° Les coordonnées des canaux de signalement externe ;

« 3° Les procédures applicables au signalement de violations ;

« 4° Le régime de confidentialité applicable aux signalements ;

« 5° Les recours et les procédures relatives à la protection des lanceurs d’alerte. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« Toute décision négative quand à l’octroi d’une protection telle que définie par le chapitre II de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique est susceptible de recours.

« Un décret précise les modalités d’application du présent article, en fonction de chaque procédure. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« Par dérogation à l’article 19 de la loi n° 84‑16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État, à l’article 36 de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et à l’article 29 de la loi n° 86‑33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, l’accès aux corps de fonctionnaires peut être ouvert par la voie de modes de recrutement réservés valorisant les acquis professionnels des personnes mentionnées à l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur l’effectivité de la protection des lanceuses et lanceurs d’alerte dans chacune des administrations de l’État.

« En particulier, le rapport s’attachera à présenter la réalité des procédures mises en place au sein de chaque administration. »


Article 5
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l'alinéa 2, substituer au mot :

« conformément »

les mots :

« dans les conditions prévues ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Après le mot :

« objet »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« de mesures de représailles, ni de menaces ou de tentatives de recourir à ces mesures, notamment sous les formes suivantes : ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

I. – Substituer aux alinéas 3 à 12 l’alinéa suivant :

« 1° Sanctions et mesures discriminatoires mentionnées au deuxième alinéa des articles L. 1132‑3‑3 du code du travail et 6 ter A de la loi n° 83‑634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ; ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 13, substituer aux mots :

« en particulier sur les réseaux sociaux, ou pertes financières, y compris la perte d’activité et la perte »

les mots :

« ou pertes financières, y compris la perte d’activité ou ».

III. – En conséquence, supprimer l’alinéa 14.

IV. – En conséquence,à l’alinéa 17, après le mot :

« Orientation »,

insérer le mot :

« abusive ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 19, substituer aux mots :

« litige relatif à l’application du »

les mots :

« recours contre une mesure mentionnée au ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 19, substituer au mot :

« conformément »

les mots :

« dans les conditions prévues ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la fin de l’alinéa 19, supprimer les mots :

« de l’intéressé ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 20, substituer au mot :

« conformément »

les mots :

« dans les conditions prévues ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 20, substituer aux mots :

« n’encourent aucune responsabilité civile »,

insérer les mots :

« ne sont pas civilement responsable des dommages causés du fait de leur signalement ou de leur divulgation publique ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

I. – Supprimer l’alinéa 21.

II. – En conséquence, compléter cet article par les quatre alinéas suivants :

« II. – L’article 122‑9 du code pénal est ainsi modifié :

« 1° Après la première occurrence du mot : « loi », sont insérés les mots : « ou qui soustrait, révèle ou recèle ce secret ou des données confidentielles » ;

« 2° Les mots : « prévus à l’article 6 » sont remplacés par les mots : « ou du facilitateur prévus aux articles 6 et 6‑1 ». »

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la première phrase de l’alinéa 22, substituer à la seconde occurrence du mot :

« ou »

les mots :

« vise à entraver son signalement ou que ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 22, supprimer les mots :

« de l’intéressé ».

🖋️Rejeté
Alexandra Louis
4 nov. 2021

À l’alinéa 19, supprimer les mots :

« , au vu des éléments, ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021

Compléter l’alinéa 20 par la phrase suivante :

« Le devoir de réserve n’est pas opposable aux agents publics ayant signalé ou divulgué des informations conformément aux articles 6 et 8. »

🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 21.

🖋️Non soutenu
Marie-George Buffet
5 nov. 2021

Compléter cet article par les quatre alinéas suivants :

« « VI. – Les personnes morales facilitatrices d’alerte mentionnées au a de l’article 6-1 bénéficient de la protection du secret de leurs sources.

« « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour la personne morale facilitatrice d’alerte de révéler ses sources.

« « Est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources au sens du troisième alinéa le fait de chercher à découvrir l’identité d’une source d’un facilitateur au moyen d’investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec une personne morale facilitatrice d’alerte, peut détenir des renseignements permettant d’identifier ces sources.

« « Au cours d’une procédure pénale, il est tenu compte, pour apprécier la nécessité de l’atteinte, de la gravité du crime ou du délit, de l’importance de l’information recherchée pour la répression ou la prévention de cette infraction et du fait que les mesures d’investigation envisagées sont indispensables à la manifestation de la vérité. » »

🖋️Non soutenu
Jean-Félix Acquaviva
5 nov. 2021

Compléter cet article par les quatre alinéas suivants :

« « VI. – Les personnes morales facilitatrices d’alerte mentionnées au a de l’article 6-1 bénéficient de la protection du secret de leurs sources.

« « Il ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. Cette atteinte ne peut en aucun cas consister en une obligation pour la personne morale facilitatrice d’alerte de révéler ses sources.

« « Est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources au sens du troisième alinéa le fait de chercher à découvrir l’identité d’une source d’un facilitateur au moyen d’investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec une personne morale facilitatrice d’alerte, peut détenir des renseignements permettant d’identifier ces sources.

« « Au cours d’une procédure pénale, il est tenu compte, pour apprécier la nécessité de l’atteinte, de la gravité du crime ou du délit, de l’importance de l’information recherchée pour la répression ou la prévention de cette infraction et du fait que les mesures d’investigation envisagées sont indispensables à la manifestation de la vérité. » »

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
5 nov. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – Les personnes morales facilitatrices d’alerte mentionnées au a de l’article 6‑1 bénéficient de la protection du secret de leurs sources, excepté si un impératif d’intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi. »

🖋️Tombé
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« 1° Modification, interruption ou rupture du contrat de travail ; ».

🖋️Tombé
Emmanuelle Ménard
4 nov. 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Suppression de primes dues ou éventuelles ; ».

🖋️Tombé
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

Après la seconde occurrence du mot :

« ou »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 8 :

« sanctions ; ».

🖋️Tombé
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

Supprimer les alinéas 9 et 10.

🖋️Tombé
Élisabeth Toutut-Picard
3 nov. 2021

I. – À l’alinéa 14, après le mot :

« échelle »,

insérer le mot :

« territoriale, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« niveau »,

insérer les mots :

« du bassin d’emploi, ».

🖋️Tombé
Jean-Félix Acquaviva
5 nov. 2021

I. – À l’alinéa 14, après le mot :

« échelle »,

insérer le mot :

« territoriale, ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« niveau »,

insérer les mots :

« du bassin d’emploi, ».


Article 6
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Rédiger ainsi cet article :

« I. – L’article L. 1132‑3‑3 du code du travail est ainsi modifié :

« 1° Au premier alinéa, après le mot : « professionnelle », sont insérés les mots : « d’horaires de travail, d’évaluation de la performance » ;

« 2° Au deuxième alinéa, après la seconde occurrence du mot : « professionnelle », sont insérés les mots : « d’horaires de travail, d’évaluation de la performance ».

« II. – L’article 6 ter A de la loi n° 83‑634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires est ainsi modifié :

« 1° Le début du premier alinéa est ainsi rédigé : « Aucun fonctionnaire ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation, ne peut être sanctionné ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de titularisation, de rémunération, de formation, d’appréciation de la valeur professionnelle, de discipline, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion, de mutation ou d’horaires de travail pour avoir relaté... (le reste sans changement). » ;

« 2° Le début du deuxième alinéa est ainsi rédigé : « Aucun fonctionnaire ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation, ne peut être sanctionné ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de titularisation, de rémunération, de formation, d’appréciation de la valeur professionnelle, de discipline, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion, de mutation, d’horaires de travail pour avoir signalé... (le reste sans changement). » »


Article 7
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« plus »

le mot :

« complément ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« professionnel »,

le mot :

« personnel ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« L’auteur du signalement, lorsqu’il est agent public, »

les mots :

« L’agent public auteur d’un signalement ».


Article 8
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 8, après les mots :

« représailles »,

insérer les mots :

« au titre des 1°, 11° et 13° à 15° de l’article 10‑1 de la présente loi ».

🖋️Non soutenu
Élisabeth Toutut-Picard
3 nov. 2021

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« « Est considérée comme auteur de l’infraction réprimée par le présent article toute personne qui tente de la commettre. » »

🖋️Irrecevable
Alexandre Freschi
5 nov. 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Article 9
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

I. – À l’alinéa 2, substituer au mot :

« assurent »

les mots :

« peuvent assurer ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« leur accordent »

les mots :

« peuvent leur accorder ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« conformément »

les mots :

« dans les conditions prévues ».

🖋️Irrecevable
Marie-George Buffet
5 nov. 2021
🖋️Irrecevable
Cécile Untermaier
5 nov. 2021
🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
🖋️Non soutenu
Marie-France Lorho
2 nov. 2021

Après les références :

« aux articles 6 et 8 »,

supprimer la fin de l’alinéa 2.

🖋️Irrecevable
Alexandre Freschi
5 nov. 2021
🖋️Irrecevable
Alexandre Freschi
5 nov. 2021
🖋️Non soutenu
Matthieu Orphelin
6 nov. 2021

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Elles créent un dispositif commun assurant la mise en place de mesures de soutien psychologique et un secours financier temporaire si elles estiment que la situation financière de ces personnes s’est gravement dégradée en raison du signalement. »

🖋️Non soutenu
Élisabeth Toutut-Picard
3 nov. 2021

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Elles créent un dispositif commun assurant la mise en place de mesures de soutien psychologique et un secours financier temporaire si elles estiment que la situation financière de ces personnes s’est gravement dégradée en raison du signalement. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
5 nov. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Article 11
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021

Substituer aux mots :

« conformément aux procédures de signalement ou de divulgation »

les mots :

« dans les conditions ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
6 nov. 2021
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur l’élaboration d’un code de la lanceuse et du lanceur d’alerte. »


Article 12
🖋️Adopté
Sylvain Waserman
9 nov. 2021
Avant l'article 12, insérer l'article suivant:

I. – Au I de l’article 167 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 précitée, les références : « 8, 9, 11, 13 » sont remplacés par les références : « 6‑1, 7-1 à 9, 10‑1, 11, 12‑1, 12‑2, 13, 14‑1 ».

II. – Au premier alinéa et à la première phrase du deuxième alinéa de l’article 1er bis de la loi n° 52‑1322 du 15 décembre 1952 instituant un code du travail dans les territoires et territoires associés relevant des ministères de la France d’Outre-mer, après le mot : « professionnelle », sont insérés les mots : « , d’horaires de travail, d’évaluation de la performance ».


Article 13
🖋️Adopté10 nov. 2021

Supprimer cet article.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

Depuis plusieurs années, la protection des lanceurs d’alerte est devenue, pour nos sociétés, un véritable marqueur démocratique. L’émergence des lanceurs d’alerte est une question de droits fondamentaux qui repose sur la liberté d’expression et d’information, mais aussi un fait de société dans notre monde des réseaux sociaux et des nouvelles technologies de l’information, car chaque citoyen qui veut lancer une alerte peut techniquement le faire. La question qui se pose, au‑delà de l’impact du signalement, porte dès lors sur les conséquences auxquelles ils s’exposent en lançant l’alerte et donc sur la protection que nous devons leur apporter. En effet, les lanceurs d’alerte représentent un garde‑fou démocratique et citoyen dans nos États de droit, notamment sur des enjeux majeurs comme la lutte contre la corruption, les atteintes à l’environnement, ou les questions de libertés individuelles.

Une protection efficace pour les lanceurs d’alerte et les personnes physiques ou morales qui sont liées à eux est essentielle pour permettre leur parole face à un crime ou un délit, à une violation d’un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France, à une violation du droit de l’Union européenne, de la loi ou du règlement, ou à une menace ou un préjudice grave pour l’intérêt général. Ces personnes prennent un risque personnel et professionnel important qui peut aller jusqu’à altérer gravement leur santé notamment face à des pressions et des intimidations de toutes sortes.

Le Conseil de l’Europe, son Assemblée parlementaire ou encore le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) se sont saisis, depuis plusieurs années, de ce sujet pour impulser un changement normatif au sein des différents États membres. Si la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique dite « Sapin II » a marqué un tournant dans la protection des lanceurs d’alerte, elle doit, à l’occasion de la transposition de la directive (UE) 2019/1937, être renforcée et tirer toutes les conséquences de l’évolution du droit et des travaux européens. La directive (UE) 2019/1937 du 25 septembre 2019 permet la création d’un cadre commun pour la protection des lanceurs d’alerte signalant une violation du droit de l’Union européenne. La France a jusqu’à la fin de l’année 2021 pour la transposer.

Cette proposition de loi vise à construire un environnement clair et protecteur pour les lanceurs d’alerte et capitalise sur le retour d’expérience du cadre législatif actuel, les avancées de la directive européenne et les rapports de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Cet environnement cohérent et équilibré à vocation à devenir un cadre de référence au niveau européen pour la protection des lanceurs d’alerte. Il repose sur :

– Une définition étendue des lanceurs d’alerte plus adaptée aux réalités et aux enjeux de leur protection notamment parce qu’elle supprime la notion ambiguë de désintéressement.

– Des canaux internes et externes clarifiés, dont le choix est libre, avec des exigences de délais vis‑à‑vis du lanceur d’alerte qui seront formalisés par décret (sept jours pour accuser réception, trois à six mois pour le traitement du signalement).

– Un renforcement conséquent de la protection des lanceurs d’alerte avec des sanctions pénales et/ou civiles à l’encontre de ceux qui divulguent leur identité, visent à étouffer le signalement ou à ensevelir les lanceurs d’alerte sous des procédures abusives.

– Une meilleure reconnaissance et protection de celles et ceux qui accompagnent le lanceur d’alerte et peuvent ainsi se retrouver exposés parce qu’ils ont joué un rôle actif dans le signalement de l’alerte.

– De nouveaux outils à disposition de la justice pour faciliter la défense des droits des lanceurs d’alerte ainsi que leur reconversion professionnelle si elle est nécessaire.  

La France disposera ainsi d’un système de protection des lanceurs d’alerte qui sera cohérent, complet, performant et à même de donner aux lanceurs d’alerte leur juste place dans notre démocratie.

L’article 1er précise la définition de lanceur d’alerte ainsi que les champs qui peuvent être concernés par son alerte. Alors que les syndicats et les associations bénéficient en droit et dans la Constitution de garanties solides quant à leur liberté d’action, l’objet est maintenant d’affirmer que les lanceurs d’alerte personnes physiques doivent bénéficier de plus de protection pour sécuriser leur action citoyenne.

L’article 2 permet de mieux protéger les personnes physiques ou morales liées au lanceur d’alerte. En effet, les associations ou les syndicats peuvent jouer un rôle déterminant dans l’accompagnement des lanceurs d’alerte personnes physiques.

L’article 3 permet de préciser le fonctionnement des canaux interne et externe de signalement ainsi que le choix et les modalités d’avoir recours au canal externe et à la divulgation publique pour l’auteur du signalement, conformément à la directive (UE) 2019/1937.

L’article 4 précise les modalités de divulgation de l’identité de l’auteur du signalement.

L’article 5 permet de mieux protéger les lanceurs d’alerte contre les représailles et les procédures bâillons.

L’article 6 précise la protection des lanceurs d’alerte en cas de discriminations dans le milieu professionnel.

L’article 7 permet d’améliorer la réinsertion des lanceurs d’alerte sanctionnés sans fondement par leurs employeurs et d’ouvrir la possibilité au lanceur d’alerte de saisir le juge administratif dans le cadre du référé liberté.

L’article 8 permet de renforcer les sanctions contre les représailles qui visent les lanceurs d’alerte.

L’article 9 oblige, en cas de besoin, les autorités responsables d’un canal de signalement externe à organiser un soutien financier et psychologique pour les lanceurs d’alerte.

L’article 10 acte du fait qu’un agent public puisse bénéficier de mesures de protection des lanceurs d’alerte.

L’article 11 entérine les avancées en matière de procédure d’alerte dans le domaine du secret des affaires.

TITRE Ier

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 1

L’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique est ainsi rédigé :

« Art. 6.  I. – Un lanceur d’alerte est une personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financière directe et de bonne foi, des informations portant sur un crime ou un délit, une menace ou un préjudice pour l’intérêt général, une violation ou la tentative de dissimulation d’une violation d’un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France, d’un acte unilatéral d’une organisation internationale pris sur le fondement d’un tel engagement, une violation du droit de l’Union européenne, de la loi ou du règlement.

« II. – Les faits, informations ou documents, quel que soit leur forme ou leur support, couverts par le secret de la défense nationale, le secret médical, le secret des délibérations judiciaires, le secret de l’enquête et de l’instruction ou le secret des relations entre un avocat et son client, sont exclus du régime de l’alerte défini par le présent chapitre à l’exception des situations faisant l’objet de dérogations prévues par la loi.

« III.  Lorsque sont réunies les conditions d’application d’un dispositif spécifique de signalement de violations et de protection de leur auteur prévus par la loi ou le règlement ou par un acte sectoriel de l’Union européenne énuméré dans la partie II de l’annexe de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union, prévoyant des mesures au moins aussi favorables à l’auteur du signalement que celles prévues aux articles 9, 101, 13 et 141 de la présente loi et préservant le choix du canal de signalement, les dispositions du présent chapitre ne s’appliquent pas. La liste de ces dispositifs est fixée par décret. »

Article 2

Après l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 précitée, il est inséré un article 6‑1 ainsi rédigé :

« Art. 61.  Les articles 10‑1 et 12 ainsi que le II de l’article 13 de la présente loi, l’article 122‑9 du code pénal et l’article L. 911‑1‑1 du code de justice administrative s’appliquent également, le cas échéant, aux :

« a) Facilitateurs, entendus comme toute personne physique ou morale ayant participé à favoriser la révélation ou le signalement par un lanceur d’alerte dans le respect des articles 6 et 8 de la présente loi ;

« b) Personnes physiques en lien avec une personne signalant ou divulguant des informations conformément aux articles 6 et 8, et qui risquent de faire l’objet notamment de l’une des mesures mentionnées au I de l’article 10‑1 dans le cadre de leurs activités professionnelles de la part de l’employeur, du client ou du destinataire des services de cette personne ;

« c) Entités juridiques contrôlées, au sens de l’article L. 233‑3 du code de commerce, par une personne signalant ou divulguant des informations conformément aux articles 6 et 8 de la présente loi, ou pour lesquelles elle travaille, ou avec lesquelles elle est en lien dans un contexte professionnel ;

« d) Personnes qui signalent auprès des institutions, organes ou organismes de l’Union européenne compétents des informations entrant dans le champ d’application de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union. »

TITRE II

Article 3

L’article 8 de la loi n° 20161691 du 9 décembre 2016 précitée est ainsi rédigé :

« Art. 8.  I.  Au sein des personnes morales de droit public ou de droit privé de moins de cinquante agents ou salariés et les communes de moins de 10 000 habitants, le signalement d’une alerte peut être effectué soit via le canal externe dans les conditions prévues par la loi, soit auprès du supérieur hiérarchique, direct ou indirect, de l’employeur ou d’un référent désigné par celuici.

« Les personnes morales de droit public ou de droit privé d’au moins cinquante agents ou salariés, les entités relevant du champ d’application des actes de l’Union européenne mentionnés au B de la partie I et dans la partie II de l’annexe de la directive (UE) 2019/1937 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union, les administrations de l’État, les communes de plus de 10 000 habitants ainsi que les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont elles sont membres, les départements et les régions ainsi que les établissements publics en relevant, établissent, après consultation des instances de dialogue social, une procédure interne de recueil et de traitement des signalements conformément aux conditions fixées par décret en Conseil d’État. Ce décret fixe notamment les conditions en matière d’indépendance du canal interne et des délais du retour d’informations fait à l’auteur du signalement, conformément aux exigences de la directive (UE) 2019/1937 du 23 octobre 2019 précitée.

« Au sein de chacune des entités mentionnées au premier et au deuxième alinéa du présent article, peuvent adresser un signalement, lorsque les informations mentionnées au I de l’article 6 ont été obtenues dans le cadre de leurs activités professionnelles, indépendamment de la nature de ces activités, et portent sur des faits qui se sont produits ou sont très susceptibles de se produire dans l’entité :

« 1° Les membres du personnel, les personnes dont la relation de travail s’est terminée lorsque les informations ont été obtenues dans le cadre de cette relation, et les personnes ayant candidaté à un emploi, lorsque les informations ont été obtenues dans le cadre de cette candidature ;

«  Les détenteurs du capital social ;

«  Les membres de l’organe d’administration, de direction ou de surveillance ;

«  Les collaborateurs extérieurs et occasionnels ;

« 5° Les membres du personnel et de l’organe d’administration, de direction ou de surveillance des contractants, sous‑traitants et fournisseurs. 

« II. – Une liste des autorités externes compétentes pour recueillir et traiter, selon une procédure indépendante et autonome, les signalements mentionnés au I de l’article 6 et relevant de leurs champs de compétence, et fournir un retour d’information à leurs auteurs, est fixée par décret en Conseil d’État. Ce décret fixe les conditions et les délais du retour d’information des autorités externes aux auteurs des signalements, conformément aux exigences de la directive (UE) 2019/1937 du 23 octobre 2019 précitée.

« Les personnes mentionnées au I de l’article 6 peuvent adresser leur signalement à l’autorité externe désignée par décret en Conseil d’État ou au Défenseur des droits qui transmet à l’autorité chargée du traitement. 

« Lorsqu’une autorité externe saisie d’un signalement estime qu’il ne relève pas de sa compétence ou qu’il concerne également la compétence d’autres autorités, elle transmet celui‑ci au Défenseur des droits dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. 

« III. – Les personnes mentionnées au I de l’article 6 peuvent divulguer publiquement les informations mentionnées, soit :

« 1° À défaut de traitement du signalement par l’une des entités mentionnées au II du présent article dans le délai de trois mois, ou de six mois dans des cas dûment justifiés suivant les conditions fixées par décret en Conseil d’État ;

« 2° En cas de danger imminent ou manifeste pour l’intérêt général ;

« 3° Lorsque le moyen défini au II ne peut permettre de remédier efficacement à l’objet de la divulgation ou qu’il fait encourir à son auteur un risque de faire l’objet des mesures mentionnées à l’article 10‑1, ou en raison des circonstances particulières de l’affaire, comme lorsque des preuves peuvent être dissimulées ou détruites ou lorsque l’auteur du signalement a des motifs sérieux de penser que l’autorité peut être en conflit d’intérêt ou en collusion avec l’auteur de la violation ou impliquée dans la violation. »

Article 4

L’article 9 de la loi n° 20161691 du 9 décembre 2016 précitée est ainsi modifié :

1° Les deux premiers alinéas du I sont ainsi rédigés :

« I. – Les procédures mises en œuvre pour recueillir et traiter les signalements, dans les conditions mentionnées à l’article 8, garantissent une stricte confidentialité de l’identité des auteurs du signalement, des personnes visées par celui‑ci, de tout tiers mentionné dans le signalement et des informations recueillies par l’ensemble des destinataires du signalement.

« Les éléments de nature à identifier le lanceur d’alerte ne peuvent être divulgués qu’avec le consentement de celui‑ci, sauf à l’autorité judiciaire, auquel cas il en est informé, à moins que cette information ne risque de compromettre la procédure judiciaire concernée. Les entités mentionnées au II de l’article 8 joignent des explications écrites à cette information. » ;

2° Est ajouté un III ainsi rédigé :

« III. – Les signalements ne peuvent être conservés que le temps strictement nécessaire et proportionné à leur traitement et à la protection de leurs auteurs, des personnes visées par celui‑ci, de tout tiers mentionné dans le signalement. »

TITRE III

MESURES RENFORCANT LA PROTECTION DES LANCEURS D’ALERTE

Article 5

Après l’article 10 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 précitée, il est inséré un article 10‑1 ainsi rédigé :

« Art. 101. – I. – Aucune personne ne peut, pour avoir signalé ou divulgué des informations conformément aux articles 6 et 8, faire l’objet notamment des mesures suivantes, ni de menaces ou de tentatives de recourir à ces mesures :

« 1° Suspension, mise à pied, licenciement ou mesures équivalentes ;

« 2° Rétrogradation ou refus de promotion ;

« 3° Transfert de fonctions, changement de lieu de travail, réduction de salaire, modification des horaires de travail ;

« 4° Suspension de la formation ;

« 5° Évaluation de performance ou attestation de travail négative ;

« 6° Mesures disciplinaires imposées ou administrées, réprimande ou autre sanction, y compris une sanction financière ;

« 7° Coercition, intimidation, harcèlement ou ostracisme ;

« 8° Discrimination, traitement désavantageux ou injuste ;

« 9° Non‑conversion d’un contrat de travail temporaire en un contrat permanent, lorsque le travailleur pouvait légitimement espérer se voir offrir un emploi permanent ;

« 10° Non‑renouvellement ou résiliation anticipée d’un contrat de travail temporaire ;

« 11° Préjudice, y compris les atteintes à la réputation de la personne, en particulier sur les réseaux sociaux, ou pertes financières, y compris la perte d’activité et la perte de revenu ;

« 12° Mise sur liste noire sur la base d’un accord formel ou informel à l’échelle sectorielle ou de la branche d’activité, pouvant impliquer que la personne ne trouvera pas d’emploi à l’avenir au niveau du secteur ou de la branche d’activité ;

« 13° Résiliation anticipée ou annulation d’un contrat pour des biens ou des services ;

« 14° Annulation d’une licence ou d’un permis ;

« 15° Orientation vers un traitement psychiatrique ou médical. 

« Toute décision ou acte pris en méconnaissance du premier alinéa du présent I est nul de plein droit. 

« II. – En cas de litige relatif à l’application du I, dès lors que la personne présente des éléments de fait qui permettent de présumer qu’elle a signalé ou divulgué des informations conformément aux articles 6 et 8, il incombe à la partie défenderesse, au vu des éléments, de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers au signalement ou à la divulgation de l’intéressé. 

« III. – Les personnes ayant signalé ou divulgué des informations conformément aux articles 6 et 8 n’encourent aucune responsabilité civile, dès lors qu’elles pouvaient considérer, lorsqu’elles y ont procédé, que le signalement ou la divulgation était nécessaire à la sauvegarde des intérêts en cause.

« IV. – Les auteurs de signalement n’encourent aucune responsabilité en ce qui concerne l’obtention et le stockage des informations qui sont signalées ou divulguées publiquement, ou l’accès à ces informations, à condition que cette obtention, stockage ou cet accès ne constitue pas une infraction pénale autonome. Cependant, n’est pas pénalement responsable la personne qui accède ou stocke des données confidentielles, dès lors que cet accès ou cette conservation est strictement nécessaire et proportionnée aux fins d’exercer son droit d’alerter, qu’elle intervient dans le respect des procédures de signalement définies par la loi et que cette personne répond aux critères de définition du lanceur d’alerte prévus à l’article 6 de la présente loi.

« V. – À l’occasion d’une instance, une partie qui justifie avoir signalé ou divulgué des informations dans les conditions prévues aux articles 6 et 8 et soutient que la procédure engagée contre elle ou la mesure qu’elle conteste dans le cadre de cette procédure constitue une mesure de représailles, peut demander au juge de lui allouer, à la charge de l’autre partie, une provision pour frais de l’instance en fonction de la situation économique respective des parties et du coût prévisible de la procédure. Il incombe alors à l’autre partie de démontrer que son action ou la mesure contestée dans le cadre de la procédure est justifiée par des éléments objectifs étrangers au signalement ou à la divulgation de l’intéressé. Le juge statue à bref délai. Un décret en Conseil d’État définit les modalités d’application du présent article. »

Article 6

Aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 1132‑3‑3 du code du travail, après le mot : « contrat », sont insérés les mots : « ni faire l’objet de coercition, d’intimidation ou de harcèlement ».

Article 7

La loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique est ainsi modifiée :

1° L’article 12 est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Le conseil des prud’hommes peut, en plus de toute autre sanction, obliger l’employeur à abonder le compte professionnel de formation du salarié ayant lancé l’alerte jusqu’à son plafond mentionné à l’article L. 6323‑11‑1 du code du travail.

« Les modalités d’application du présent article sont définies par décret. »

2° Après l’article 12, sont insérés des articles 12‑1 et 12‑2 ainsi rédigés :

« Art. 121. – L’auteur du signalement, lorsqu’il est agent public, peut saisir le juge administratif sur le fondement de l’article L. 521‑2 du code de justice administrative afin que ce dernier ordonne toutes mesures nécessaires à la sauvegarde de son droit d’alerter, à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale.

« L’auteur du signalement bénéficie dans ce cadre d’une présomption d’urgence au sens du même article L. 521‑2 du même code. Le droit d’alerter prévu par les dispositions de la présente loi constitue une liberté fondamentale, dans le cadre de la liberté d’expression, au sens dudit article L. 521‑2 dudit code. »

« Art. 122. – Les actions relatives aux dispositions du présent chapitre ne peuvent faire l’objet d’une renonciation ni être limitées par un quelconque accord ou une quelconque politique, forme d’emploi ou condition de travail.

« Toute disposition ou tout acte pris en méconnaissance du premier alinéa du présent article est nul de plein droit. »

Article 8

La loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 précitée est ainsi modifiée :

1° L’article 13 est ainsi modifié :

a) Au I, les mots : « deux premiers alinéas du I » sont remplacés par les mots : « I et II »

b) Le II est ainsi rédigé :

« II. – Toute personne physique ou morale qui agit de manière dilatoire ou abusive contre un lanceur d’alerte, en raison des informations signalées ou divulguées, peut être condamnée au paiement d’une amende civile dont le montant ne peut être supérieur à 20 % du montant de la demande de dommages et intérêts. En l’absence de demande de dommages et intérêts, le montant de l’amende civile ne peut excéder 60 000 €. 

« L’amende civile peut être prononcée sans préjudice de l’octroi de dommages et intérêts à la partie victime de la procédure dilatoire ou abusive. »

c) Est ajouté un III ainsi rédigé :

« III. – La prise de représailles à l’égard d’une personne en raison de sa qualité de lanceur d’alerte au sens de l’article 6 de la présente loi est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. »

2° Après l’article 13, il est inséré un article 13‑1 ainsi rédigé :

« Art. 131. – Les jugements prononcés sur le fondement de l’article 13 de la présente loi ou sur le fondement du deuxième alinéa de l’article L. 1132‑3‑3 du code du travail, dès lors qu’ils ont l’autorité de la chose jugée, peuvent être, le cas échéant aux frais de la personne sanctionnée, publiés sur tous supports. »

Article 9

Après l’article 14 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 précitée, il est inséré un article 14‑1 ainsi rédigé :

« Art. 141. – Les autorités externes compétentes mentionnées au premier alinéa du II de l’article 8 assurent la mise en place, le cas échéant en commun, de mesures de soutien psychologique à destination des personnes ayant adressé un signalement conformément aux articles 6 et 8, et leur accordent un secours financier temporaire si elles estiment que leur situation financière s’est gravement dégradée en raison du signalement. »

Article 10

À l’article L. 911‑1‑1 du code de justice administrative, après le mot : « fonctionnaires », sont insérés les mots : « ou de l’article 10‑1 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ».

Article 11

Le 2° de l’article L. 1518 du code de commerce est complété par les mots : « conformément aux procédures de signalement ou de divulgation définies aux articles 6 et 8 de la même loi ».

TITRE IV

DISPOSITIONS FINALES

Article 12

La présente loi entre en vigueur le premier jour du sixième mois suivant sa publication.

Article 13

La charge qui résulte pour l’État de l’application de la présente loi est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

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