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Historique

8 nov. 2021 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence

18 nov. 2021 - 23 nov. 2021 : 65 amendements en Commission des affaires culturelles et de l'éducation

24 nov. 2021 09:35 : Examen du texte

25 nov. 2021 - 1 déc. 2021 : 123 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

1 déc. 2021 15:00 : Discussion
1 déc. 2021 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté

27 janv. 2022 09:00 : Discussion
27 janv. 2022 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )



3 févr. 2022 - 7 févr. 2022 : 31 amendements en Commission des affaires culturelles et de l'éducation

7 févr. 2022 17:00 : Examen du texte

8 févr. 2022 : 34 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

10 févr. 2022 09:00 : Discussion
10 févr. 2022 : 🗳️Vote sur la loi (nouvelle lecture) : 👍Adopté
10 févr. 2022 : Adoptée par Assemblée nationale de la 15ème législature

17 févr. 2022 09:00 : Discussion
17 févr. 2022 : Rejetée par Sénat ( 5ème République )

24 févr. 2022 : 🗳️Vote sur la loi (lecture définitive) : 👍Adopté
24 févr. 2022 : Adoptée par Assemblée nationale de la 15ème législature

Originalv2v3v4v5v6v7
📜Proposition de loi visant à combattre le harcèlement scolaire
Erwan Balanant
05 nov. 2021

🖋️Amendements examinés : 100%
16 Adoptés17 Rejetés
6 Non soutenus
6 Irrecevables
20 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

Après le mot :

« harcèlement »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 3 :

« susceptibles de résulter de propos ou comportements commis au sein de l’établissement d’enseignement ou en marge de la vie scolaire ou universitaire ayant pour objet ou pour effet une atteinte à sa dignité, à sa santé physique ou mentale ou à ses conditions d’apprentissage ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

Après le mot :

« faits »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 3 :

« peuvent être constitutifs du délit de harcèlement scolaire prévu à l’article 222‑33‑2‑3 du code pénal ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Ces mesures visent notamment à prévenir l’apparition de situations de harcèlement scolaire, à favoriser leur détection par la communauté éducative afin d’y apporter une réponse rapide et coordonnée, et à orienter les victimes et les auteurs, le cas échéant, vers les services appropriés. »

🖋️Adopté
Blandine Brocard
20 nov. 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Ces mesures visent notamment à prévenir l’apparition de situations de harcèlement scolaire, à favoriser leur détection par la communauté éducative afin d’y apporter une réponse rapide et coordonnée, et à orienter les victimes et les auteurs, le cas échéant, vers les services appropriés. »

🖋️Adopté
Benoit Potterie
20 nov. 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Ces mesures visent notamment à prévenir l’apparition de situations de harcèlement scolaire, à favoriser leur détection par la communauté éducative afin d’y apporter une réponse rapide et coordonnée, et à orienter les victimes et les auteurs, le cas échéant, vers les services appropriés. »

🖋️Adopté
Zivka Park
20 nov. 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante : 

« Ces mesures visent notamment à prévenir l’apparition de situations de harcèlement scolaire, à favoriser leur détection par la communauté éducative afin d’y apporter une réponse rapide et coordonnée, et à orienter les victimes et les auteurs, le cas échéant, vers les services appropriés. »

🖋️Rejeté
Michèle Victory
19 nov. 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« harcèlement »,

insérer les mots :

« et les violences sexistes et sexuelles »

🖋️Non soutenu
Danièle Cazarian
19 nov. 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Ces mesures sont communiquées dès le début de l’année scolaire à l’ensemble du personnel ainsi qu’aux élèves et aux étudiants. »

🖋️Rejeté
Raphaël Gérard
18 nov. 2021

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Après l’article L. 111‑2, il est inséré un article L. 111‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 111‑2‑1. – Les établissements d’enseignement scolaire et supérieurs publics et privés prennent les mesures appropriées afin de garantir le respect de l’identité de genre des élèves. »

🖋️Rejeté
Raphaël Gérard
18 nov. 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À l’article L. 312‑17‑1 du code de l’éducation, après le mot :« sexistes », sont insérés les mots : « et les stéréotypes de genre ».

🖋️Irrecevable
Souad Zitouni
20 nov. 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Grégory Labille
20 nov. 2021

I. – À l’alinéa 3, après le mot :

« harcèlement »,

insérer les mots :

« ,tel que défini aux premiers à quatrième alinéa de l’article 222‑33‑2‑2 du code pénal, ».

II. – En conséquence, supprimer la dernière phrase de l’alinéa 3.

🖋️Tombé
Cécile Rilhac
19 nov. 2021

Après la première occurrence du mot :

« pour »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 :

« origine l’apparence physique, l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou ses convictions portant  atteinte à sa dignité, à sa santé physique ou mentale ou à ses conditions d’apprentissage susceptibles de résulter des propos et comportements commis au sein d’un établissement scolaire ou universitaire ou en lien avec ses derniers. Ces faits sont passibles des peines prévues à l’article 222‑2‑3 du code pénal. »

🖋️Tombé
Cécile Rilhac
19 nov. 2021

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« pour objet ou ».

🖋️Tombé
Géraldine Bannier
19 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« susceptibles de résulter des propos et comportements »,

les mots :

« qui résultent de propos et comportements répétés et inadaptés ».

🖋️Tombé
Cécile Rilhac
19 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« de l’école ou de l’établissement d’enseignement ou en marge de la vie scolaire ou universitaire »,

par les mots :

« d’un établissement scolaire ou universitaire ou en lien avec ses derniers ».

🖋️Tombé
Souad Zitouni
20 nov. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« ou en marge de la vie scolaire ou universitaire »,

les mots : 

« de la part d’un autre élève ou étudiant ».


Article 2
🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

I. – Avant l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« Le code de l’éducation est ainsi modifié :

« 1° Le premier alinéa du III de l’article L. 442‑2 est complété par les mots : « et au droit à une scolarité sans harcèlement tel que celui-ci est défini par
l’article L. 111‑6 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 1, avant les mots :

« À l’article »,

insérer les mots :

« 2° ».

III. – En conséquence, au même alinéa 1, supprimer les mots :

« du code de l’éducation ».

🖋️Rejeté
Raphaël Gérard
18 nov. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 312‑15 du code de l’éducation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Une information consacrée à la lutte contre tout type de discrimination est également dispensée à tout stade de la scolarité dans le cadre d’une société inclusive. »


Article 3
🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

I. – Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I (nouveau). – L’ensemble des personnels médicaux et paramédicaux, les travailleurs sociaux, les magistrats, les forces de l’ordre, les personnels de l’éducation nationale et les personnels d’animation sportive, culturelle et de loisirs reçoivent, dans le cadre de leur formation initiale, une formation à la prévention des faits de harcèlement au sens de l’article 222‑33‑2‑3 du code pénal ainsi qu’à l’identification et à la prise en charge des victimes et des auteurs de ces faits. Une offre de formation continue relative à la prévention, l’identification et la prise en charge du harcèlement scolaire et universitaire est proposée à l’ensemble de ces professionnels. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 1, avant les mots :

« Le titre »,

insérer le mot :

« II. – ».

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 4 et 5.

IV. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer au numéro :

« 543‑2 »,

le numéro :

« 543‑1 ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

À l’alinéa 3, après le mot :

« victimes »,

insérer les mots :

« et des auteurs ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

À l’alinéa 6, après le mot :

« prévention »,

insérer les mots :

« , à l’identification ».

🖋️Adopté
Fabienne Colboc
19 nov. 2021

À l’alinéa 6, après le mot :

« prévention »,

insérer les mots :

« , à l’identification ». 

🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

Après le mot :

« associent »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« les personnels médicaux, les infirmiers, les assistants de service social et les psychologues de l’éducation nationale intervenant au sein de l’école ou de l’établissement ».

🖋️Adopté
Géraldine Bannier
19 nov. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Une information sur les risques liés au harcèlement scolaire et au cyberharcèlement est délivrée, chaque année scolaire, aux parents d’élèves. »

🖋️Rejeté
Michèle Victory
19 nov. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« Dans ce projet, figure un protocole relatif au recueil et au traitement de la parole des victimes de harcèlement scolaire. »

🖋️Non soutenu
Souad Zitouni
20 nov. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« Il y est annexé une charte contre le harcèlement scolaire signée par l’ensemble des élèves, étudiants, personnel enseignant et d’éducation de l’établissement. »

🖋️Rejeté
Grégory Labille
20 nov. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Art. L. 543‑3. – Lorsque, après concertation avec le personnel médical et directeur de l’établissement d’enseignement public dans lequel est inscrit un enfant, il est établi que l’intégrité physique ou morale de cet enfant est menacée, les personnes responsables de l’enfant peuvent se voir accorder une dérogation concernant les obligations découlant de la carte scolaire afin d’inscrire l’enfant dans une école située sur une autre commune ou dans un établissement situé dans un autre secteur ou district. »

🖋️Irrecevable
Michèle Victory
19 nov. 2021
🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
20 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre IV du titre 1er du livre II du code de l’éducation est complété par un article L. 216‑1‑1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 216‑1‑1. – Les collectivités territoriales peuvent contribuer à la mise en place de politiques publiques relatives à la prévention et au traitement des faits constitutifs de harcèlement au sens de l’article 222‑33‑2‑3 du code pénal ». 

🖋️Irrecevable
Monique Limon
20 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Grégory Labille
20 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 132‑5 du code de la sécurité intérieure, il est ajouté un article L. 132‑5‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 132‑5‑1. – Les directeurs d’école et d’établissements établis sur une commune peuvent venir présenter devant le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance leur plan de prévention de la violence et leurs mesures destinées à lutter contre les harcèlement scolaire dans leurs établissements. Le maire ainsi que l’ensemble des acteurs participant à cette réunion peuvent fournir toute information utile aux directeurs afin de les aider à lutter contre les pratiques de harcèlements en milieu scolaire. »

🖋️Rejeté
Grégory Labille
20 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Au vingt-sixième alinéa de l’article 49 de la loi n° 2021‑1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, après les mots : « concertation avec » sont insérés les mots : « le personnel médical et ».

🖋️Irrecevable
Benoit Potterie
19 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Raphaël Gérard
18 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la mise en œuvre de l’article 15 de la loi n° 2020‑766 du 24 juin 2020 visant à lutter contre les contenus haineux sur internet relative à l’obligation de formation des enseignants en matière de lutte contre la diffusion de contenus haineux. 

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
20 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement dans un délai de six mois un rapport évaluant l’opportunité de la prise en charge par l’État des consultations et soins assurés par les psychologues pour les victimes et les auteurs de harcèlement scolaire.

🖋️Irrecevable
Bruno Fuchs
19 nov. 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Raphaël Gérard
19 nov. 2021

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« enseignants »,

les mots :

« de l’éducation ».

🖋️Tombé
Michèle Victory
19 nov. 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« les personnels enseignants, »

les mots : 

« l’ensemble de la communauté éducative, ».

🖋️Tombé
Fabienne Colboc
19 nov. 2021

À l’alinéa 4, après les mots et le signe :

« personnels enseignants, »

insérer les mots :

« les assistants d’éducation, ».

🖋️Tombé
Bruno Fuchs
19 nov. 2021

Alinéa 4, après le mot :

« loisirs »

insérer les mots :

« les assistants d’éducation, ».

🖋️Tombé
Fabienne Colboc
19 nov. 2021

À l’alinéa 4, après les mots et le signe :

« personnels enseignants, »

insérer les mots :

« les accompagnants des élèves en situation de handicap, ».

🖋️Tombé
Elsa Faucillon
20 nov. 2021

À l’alinéa 7, substituer au mot :

« nécessaire »,

les mots : 

« possible au regard du manque de moyens prévus par l’État ».

🖋️Tombé
Michèle Victory
19 nov. 2021

À l’alinéa 7, après le mot :

« nécessaire »,

insérer les mots :

« les représentants des parents d’élèves, ».

🖋️Tombé
Cécile Rilhac
19 nov. 2021

Après le mot :

« infirmiers »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« , les psychologues scolaires, les assistants sociaux et les associations ».

🖋️Tombé
Grégory Labille
20 nov. 2021

À l’alinéa 7, après les mots :

« psychologues scolaires »,

insérer les mots :

« , des représentants des services de l’État, notamment des services de la police et de la gendarmerie nationale ».

🖋️Tombé
Raphaël Gérard
18 nov. 2021

Après les mots :

« psychologues scolaires »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« , assistants sociaux et les associations intéressées à la lutte en matière de harcèlement scolaire ».

🖋️Tombé
Fabienne Colboc
19 nov. 2021

À l’alinéa 7, après les mots ;

« assistants sociaux »,

insérer les mots :

« ainsi que les représentants des élèves et des parents d’élèves ».


Article 4
🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

À l’alinéa 1, après les mots :

« livre II »,

insérer les mots :

« du code pénal ».

🖋️Adopté
Erwan Balanant
23 nov. 2021

Après le mot :

« faits »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« de harcèlement moral définis aux premier à quatrième alinéas de l’article 222‑33‑2‑2 lorsqu’ils sont commis par toute personne étudiant ou exerçant une activité professionnelle au sein d’un établissement d’enseignement à l’encontre d’un élève inscrit ou précédemment inscrit au sein du même établissement ».

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
20 nov. 2021

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Grégory Labille
20 nov. 2021

Rédiger ainsi l’article 4 :

« À l’article 222‑33‑2‑2 du code pénal :

« 1) Après le 5° est inséré un 6° ainsi rédigé :

« 6° Lorsqu’ils relèvent de harcèlement scolaire tel que défini à l’article L. 111‑6 du code de l’éducation. »

« 2) En conséquence à l’alinéa 11, la référence : « 5° » est remplacée par la référence :« 6° ». »

🖋️Non soutenu
Souad Zitouni
20 nov. 2021

I. – Après l’alinéa 3, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° Sur un étudiant ou un élève ;

« 2° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

« 3° Par plusieurs personnes ayant la qualité d’étudiant ou d’élève agissant en qualité d’auteur ou de complice ;

« 4° Par une ou plusieurs personnes exerçant au sein de l’établissement de l’élève ou de l’étudiant. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au signe :

« . »,

le signe :

« : ».

🖋️Non soutenu
Souad Zitouni
20 nov. 2021

I. – Après l’alinéa , 4 insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° Sur un étudiant ou un élève ;

« 2° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

« 3° Par plusieurs personnes ayant la qualité d’étudiant ou d’élève agissant en qualité d’auteur ou de complice ;

« 4° Par une ou plusieurs personnes exerçant au sein de l’établissement de l’élève ou de l’étudiant. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, substituer au signe :

« . »,

le signe :

« : ».

🖋️Non soutenu
Souad Zitouni
20 nov. 2021

I. – Après l’alinéa 5, insérer les quatre alinéas suivants :

« 1° Sur un étudiant ou un élève ;

« 2° Sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

« 3° Par plusieurs personnes ayant la qualité d’étudiant ou d’élève agissant en qualité d’auteur ou de complice ;

« 4° Par une ou plusieurs personnes exerçant au sein de l’établissement de l’élève ou de l’étudiant. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer au signe :

« . »,

le signe :

« : ».

🖋️Tombé
Géraldine Bannier
19 nov. 2021

Après le mot :

« aux »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« premier et quatrième alinéas de l’article 222‑33‑2‑2 lorsqu’ils sont commis à l’encontre d’un élève ou d’un étudiant par d’autres élèves étudiant ou ayant étudié dans le même établissement que la victime, soit dans un établissement d’enseignement ou d’éducation, soit lors des entrées ou sorties des élèves et des étudiants ou, dans un temps très voisin de celles-ci, soit en toutes autres circonstances ».


Article 6
🖋️Adopté
Erwan Balanant
22 nov. 2021

Rédiger ainsi cet article :

« Le code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

« 1° Le 9° de l’article L. 112‑2 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce stage peut comporter un volet spécifique de responsabilisation à la vie scolaire. » ;

« 2° Après le premier alinéa de l’article L. 122‑5, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’il est prononcé pour une infraction commise dans le cadre de la scolarité, le stage de citoyenneté prévu au 1° de l’article 131‑5‑1 du code pénal peut comporter un volet spécifique de responsabilisation à la vie scolaire. » ;

« 3° Après le premier alinéa de l’article L. 422‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’il est prononcé pour une infraction commise dans le cadre de la scolarité, le stage de formation civique peut comporter un volet spécifique de responsabilisation à la vie scolaire. » ;

« 4° Le 1° de l’article L. 422‑3 est complété par une phrase ainsi rédigée :« Lorsqu’il est prononcé pour une infraction commise dans le cadre de la scolarité, ce stage peut comporter un volet spécifique de responsabilisation à la vie scolaire. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Anthoine
19 nov. 2021
Avant l'article 6, insérer l'article suivant:

La section 3 bis du chapitre II du titre II du livre II du code pénal est complétée par un article 222‑33‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. 222‑33‑2‑3. – Le fait de harceler un élève au sein d’un établissement scolaire par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie scolaire se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est sanctionné par l’obligation d’accomplir un stage de sensibilisation au harcèlement scolaire aux frais du contrevenant. »

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
20 nov. 2021

Supprimer cet article.

🖋️Tombé
Michèle Victory
19 nov. 2021

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« vie scolaire »,

les mots :

« prévention et à la lutte contre le harcèlement scolaire »

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 3.

🖋️Tombé
Bruno Fuchs
19 nov. 2021

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« scolaire »,

insérer les mots :

« et à l’usage des réseaux sociaux ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 3.


Article 7
🖋️Rejeté
Géraldine Bannier
19 nov. 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Dans les deux ans à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport faisant état de la bonne application sur tout le territoire des mesures de prévention et d’information mises en place à destination de l’ensemble des acteurs et par ces acteurs : parents, personnels de l’éducation et membres des communautés éducatives, élèves.


Article 8
🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
20 nov. 2021
Avant l'article 8, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport relatif à la création d’un numéro unique d’écoute, de sensibilisation et de prise en charge des cas de harcèlement scolaire et de cyberharcèlement. Le rapport identifie la stratégie et les outils à développer pour améliorer le recueil de la parole des victimes de harcèlement scolaire et de leurs parents. 

🖋️Irrecevable
Souad Zitouni
20 nov. 2021
Après l'article 8, insérer la division et l'intitulé suivants:
🖋️Rejeté
Michèle Victory
19 nov. 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet annuellement au Parlement un rapport relatif au traitement judiciaire des infractions prévues aux articles 222‑33‑2‑2 et 222‑33‑2‑3 du code pénal concernant le harcèlement scolaire.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 10min.

Mesdames, Messieurs,

Cette proposition de loi vise à renforcer la lutte contre le harcèlement scolaire.

Le harcèlement gangrène notre société : au cours de la scolarité et des études supérieures, au travail, au sein du couple, dans les espaces publics, en ligne, sous des formes morales ou sexuelles… Le fléau du harcèlement est omniprésent et sévit à tous les âges de la vie, indépendamment des territoires.

Tristement, c’est bien souvent dans les établissements scolaires que les enfants y sont confrontés pour la première fois.

En effet, nul ne peut affirmer ne pas avoir de souvenirs de harcèlement à l’école : en tant que victime, agresseur ou témoin, nous avons tous été concernés !

Pour apaiser notre société, c’est donc dès le plus jeune âge que nous devons intervenir. Tolérer la violence à l’école, c’est l’ancrer dans le développement des enfants et, en conséquence, la cautionner dans la société des prochaines décennies. À l’inverse, prôner, dès le plus jeune âge, l’empathie et les principes du vivre‑ensemble, permettrait aux adultes de demain d’adopter des comportements plus respectueux de leurs pairs et des leviers de communication non violente.

La lutte contre le harcèlement scolaire représente, à cet égard, une précieuse opportunité de mobiliser chacun autour d’un travail collectif soudant l’intérêt général. En effet, c’est par l’union des forces de nos concitoyens et des acteurs publics, que nous devons bâtir le ciment d’une école bienveillante !

Il y a urgence à agir. Selon les chiffres de la mission d’information du Sénat sur le harcèlement scolaire, 800 000 à 1 million d’élèves seraient victimes de ce phénomène chaque année, ce qui correspondrait à plus de 10 % des élèves. En moyenne, ce sont 2 à 3 enfants ou adolescents par classe qui sont stigmatisés, malmenés, moqués et violentés.

Les conséquences sont dramatiques et perdurent bien au‑delà d’une année scolaire. Elles engendrent des traumatismes durables et, dans les cas les plus graves, mènent au suicide des victimes.

Le caractère protéiforme du phénomène du harcèlement scolaire doit également nous alerter.

D’une part, s’il y a quelques années ces violences cessaient à la sortie d’un établissement, elles se prolongent désormais au‑delà, notamment par le biais de moyens de communication électroniques tels que les réseaux sociaux. Ces nouvelles manifestations du phénomène sont particulièrement dévastatrices et odieuses. Par exemple, la viralité de messages injurieux ou la pratique du revenge porn, consistant à diffuser des contenus à caractère sexuel sans le consentement de la personne concernée, emportent bien souvent des dommages réputationnels et des traumatismes pour les victimes, qui s’étendent à très long terme.

D’autre part, dans les affaires les plus graves de harcèlement scolaire, il arrive qu’un personnel scolaire ait initié ou alimenté les violences. Ce constat est intolérable, d’autant qu’il salit notre système dans sa globalité, alors qu’une incontestable majorité des personnels enseignants, administratifs et périscolaires sont dévoués à nos enfants et indispensables à leur développement.

Face à la diversité des manifestations du harcèlement scolaire, les établissements se trouvent parfois démunis. S’il existe souvent, au sein des établissements scolaires, un protocole de traitement des situations qui ont éclaté, les efforts déployés pour développer la sensibilisation, détecter les signaux faibles ou accompagner les victimes dépendent encore trop largement des réflexes de bon sens des adultes. Cela s’avère a fortiori valable pour les établissements privés, qui n’entrent pas dans le champ d’application des dispositions du code de l’éducation relatives à la vie scolaire. Pourtant, il est primordial que les situations de harcèlement soient désamorcées et traitées, au sein même des établissements scolaires, en mobilisant l’ensemble des personnes qui y sont présentes, en particulier les adultes. Aussi, la présente proposition de loi vise, en complément de la généralisation du dispositif expérimental de lutte contre le harcèlement « clé en main », avec le programme « Phare » à consolider le droit à une scolarité sans harcèlement que nous avons inscrit à l’article L. 511‑3‑1 du code de l’éducation et à le rendre plus effectif via la consolidation de dispositifs qui participeraient plus activement à prévenir, traiter le harcèlement et à accompagner les élèves.

Cela passe, tout particulièrement, par le renforcement des missions des professionnels de la santé en milieu scolaire. Ils sont des acteurs à privilégier dans la lutte contre la violence à l’école.

Un rapport de l’Académie nationale de médecine, publié en 2017, a dénoncé les nombreuses lacunes constatées d’un département à l’autre, concernant la médecine scolaire en France. La faible attractivité de ces professions, les mauvaises conditions matérielles et la diminution constante du nombre de médecins psychologues et infirmiers scolaires mettent en péril les actions de prévention et les soins délivrés aux enfants et aux adolescents. Pourtant, ces professionnels jouent un rôle primordial dans la prévention et le diagnostic des troubles anxieux des jeunes victimes de harcèlement scolaire.

Nous devons donc leur redonner toute la visibilité qu’ils méritent et les inclure dans les programmes de lutte contre le harcèlement scolaire.

Si l’école doit évidemment être le premier théâtre de la lutte contre le harcèlement, cette dernière doit se déployer bien au‑delà. C’est la société tout entière qui doit être mobilisée.

Tout d’abord, alors que les situations les plus graves de harcèlement, celles ayant débouché sur des drames ou n’ayant pas reçu de réponse suffisante au sein des établissements scolaires, peuvent faire l’objet d’affaires pénales, le code pénal ne permet pas de les traiter de manière efficace. Le harcèlement scolaire est traité sous le prisme de l’article 222‑33‑2‑2 sanctionnant le harcèlement moral général. Si l’exposé des motifs de cette disposition faisait une référence expresse au harcèlement dans les établissements scolaires, tel n’est pas le cas du dispositif.

Cette absence de mention explicite au harcèlement scolaire a plusieurs conséquences.

Premièrement, par le jeu éventuel de circonstances aggravantes, le harcèlement à l’école n’est pas appréhendé de la même façon selon qu’il est commis sur un mineur de quinze ans (application du b du 2° de l’article 222‑33‑2‑2 du code pénal) ou sur un adolescent plus âgé (application du premier alinéa de l’article 222‑33‑2‑2 du code pénal). En effet, les sanctions encourues dans le second cas seront deux fois moins importantes que dans le premier (30 000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement, contre 15 000 euros d’amende et un an d’emprisonnement). Dans bien des situations, il est légitime de protéger davantage les mineurs de quinze ans, que ceux âgés de plus de quinze ans. Toutefois, s’agissant du harcèlement scolaire, il est compliqué voire illégitime d’expliquer aux élèves d’une même classe de troisième que, dans les cas les plus graves, les sanctions pénales susceptibles d’être prononcées varient considérablement selon que les faits ont pour cible l’un ou l’autre d’entre eux…

Deuxièmement, le fait que les actes de harcèlement scolaire ou, lorsque les faits se poursuivent au cours des études supérieures, de harcèlement universitaire infligés respectivement aux mineurs de plus de quinze ans ou aux étudiants victimes tombent sous le coup des dispositions du premier alinéa de l’article 222‑33‑2‑2 susvisé est d’autant plus surprenant que les actes de harcèlement au travail (soit le milieu qui correspond à la continuité de l’école) ciblant les adultes se voient assortis des mêmes sanctions que celles encourues pour des faits de harcèlement à l’encontre de mineurs de quinze ans. En effet, cette dernière infraction permet de retranscrire une réalité : ce qui confère une gravité particulière au harcèlement au travail n’est pas nécessairement le jeune âge des victimes mais le fait que les violences interviennent dans un milieu fréquenté par ces dernières de manière assidue, presque quotidienne, sans possibilité de s’en extraire. Cette circonstance existe indéniablement s’agissant d’un adolescent de plus de quinze ans ou d’un jeune adulte étudiant qui évolue au sein d’un établissement scolaire ou universitaire.

Troisièmement, pour les mineurs âgés de plus de quinze ans ou pour les jeunes étudiants, les faits de cyberharcèlement étant couverts par la circonstance aggravante issue du 4° de l’article 222‑33‑2‑2 du code pénal, ils sont aujourd’hui appréhendés différemment par le code pénal des faits survenant, entre les mêmes élèves ou étudiants, dans l’enceinte de l’établissement. Une fois encore, cela ne semble pas aller dans le sens d’un interdit strict et d’un bannissement du harcèlement scolaire et universitaire, dans son ensemble, par notre société.

Ainsi, la présente proposition de loi crée un article autonome qui permettrait non seulement d’augmenter la prise de conscience sociétale de la gravité des faits de harcèlement scolaire ou universitaire, mais également d’harmoniser les sanctions, et donc le niveau de protection, entre les différents actes de harcèlement qui surviennent au cours des apprentissages.

L’article 1er consacre, parmi les garanties reconnues pour l’exercice du droit à l’éducation, un droit à la protection contre le harcèlement scolaire au sein du livre Ier du code de l’éducation, qui définit les principes généraux et objectifs assignés aux écoles et établissements d’enseignement. En conséquence, il supprime l’article L. 511‑3‑1 du code de l’éducation qui porte un principe similaire mais dont la portée se révèle trop restreinte au regard de sa place dans le code de l’éducation.

L’article 2 inclut la protection contre le harcèlement scolaire parmi les principes et règles du service public de l’éducation applicables de plein droit aux établissements scolaires privés sous contrat.

L’article 3 tend à assurer l’efficacité d’une première prise en charge des victimes de harcèlement scolaire par les personnels médicaux affectés au sein des écoles et établissements d’enseignement. À cette fin, il prévoit que la formation des médecins, infirmiers et psychologues scolaires comporte des enseignements relatifs à la prévention et à la prise en charge des victimes de harcèlement scolaire. En outre, l’article fait obligation aux écoles et établissements d’enseignement scolaire de définir un « protocole de prise en charge » au sein du projet d’établissement ; il organise l’intervention des services universitaires de santé.

L’article 4 insère dans le code pénal, au sein de la section relative au harcèlement moral, un nouvel article 222‑33‑2‑3 sanctionnant de façon spécifique et par une incrimination autonome les faits de harcèlement scolaire, qui sont aujourd’hui insuffisamment réprimés notamment s’ils ont provoqué le suicide de la victime.

Tout en renvoyant à la définition générale du harcèlement moral définie par l’article 222‑33‑2‑2, qui réprime notamment, depuis la loi du 3 août 2018, des actes non répétés commis par plusieurs personnes agissant ou non de concert, la nouvelle infraction prévoit que constitueront un harcèlement scolaire les faits de harcèlement moral commis à l’encontre d’un élève ou d’un étudiant, soit dans un établissement d’enseignement ou d’éducation, soit lors des entrées ou sorties des élèves ou, dans un temps très voisin de celles‑ci, aux abords de ces établissements, soit par d’autres élèves étudiant dans le même établissement que la victime.

Ces faits seront punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsqu’ils auront causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’a entraîné aucune incapacité de travail, de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende lorsqu’ils auront causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours et de dix ans d’emprisonnement et à 150 000 € d’amende lorsqu’ils auront conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider.

Les circonstances caractérisant le harcèlement scolaire sont directement inspirées de la rédaction de la circonstance aggravante des violences commises dans ou aux abords des établissements d’enseignement, qui est prévue depuis 1994 par les dispositions des 11° des articles 222‑12 et 222‑13 du code pénal. Afin d’englober toutes les hypothèses de harcèlement, il est toutefois prévu que l’infraction de harcèlement scolaire sera également caractérisée même si les faits n’ont pas été commis à l’intérieur ou aux abords d’un tel établissement, dès lors qu’ils seront commis par d’autres élèves étudiant ou ayant étudié dans le même établissement que la victime : le harcèlement peut en effet fréquemment résulter de messages électroniques transmis à la victime par un autre élève ne se trouvant pas dans l’établissement et ce, en dehors des heures de scolarité.

L’article 5 prévoit que les plaintes des mineurs victimes de harcèlement moral ou de harcèlement scolaire ainsi que leurs auditions durant lenquête ou linformation judiciaire pourront faire lobjet dun enregistrement audiovisuel.

L’article 6 modifie le code pénal et le code de procédure pénale afin de créer un stage de responsabilisation à la vie scolaire. Ces stages pourront être proposés à la fois comme mesure alternative aux poursuites et comme peine correctionnelle.

L’article 7 vise à inscrire la lutte contre le harcèlement scolaire parmi les objectifs assignés aux plateformes et fournisseurs d’accès. Il consacre l’obligation de modération des contenus de harcèlement scolaire sur les réseaux sociaux.

L’article 8 vise à assurer la recevabilité de la proposition de loi au regard des prescriptions de l’article 40 de la Constitution.

TITRE IER

Article 1

Le code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier de la première partie est complété par un article L. 111‑6 ainsi rédigé :

« Art. L. 1116. – Aucun élève ou étudiant ne doit subir des faits de harcèlement ayant pour objet ou pour effet une atteinte à sa dignité, à sa santé physique ou mentale ou à ses conditions d’apprentissage susceptibles de résulter des propos et comportements commis au sein de l’école ou de l’établissement d’enseignement ou en marge de la vie scolaire ou universitaire. Ces faits sont passibles des peines prévues à l’article 222‑33‑2‑3 du code pénal. » ;

« Les établissements d’enseignement scolaire et supérieur publics et privés prennent les mesures appropriées visant à lutter contre le harcèlement dans le cadre scolaire et universitaire. »

2° L’article L. 511‑3‑1 est abrogé.

Article 2

À l’article L. 442‑20 du code de l’éducation, après la référence : « L. 111‑3 » est insérée la référence : « L. 111‑6 ».

Article 3

Le titre IV du livre V de la deuxième partie du code de l’éducation est complété par un chapitre III ainsi rédigé :

« CHAPITRE III

« La prise en charge des victimes de harcèlement scolaire

« Art. L. 5431. – Les médecins, lensemble des personnels médicaux et paramédicaux, les travailleurs sociaux, les magistrats, les forces de lordre, les personnels enseignants, les personnels danimation sportive, culturelle et de loisirs bénéficient, dans le cadre de leur formation initiale, dactions de formation leur permettant didentifier et dassurer une première prise en charge des élèves subissant des faits de harcèlement au sens de l’article 222‑33‑2‑3 du code pénal.

« Une offre de formation continue dédiée à lidentification et à la prise en charge du harcèlement scolaire est proposée à lensemble de ces professionnels.

« Art. L. 5432. – Le projet d’école ou d’établissement mentionné à larticle L. 401‑1 fixe les lignes directrices et les procédures destinées à la prévention et au traitement des faits constitutifs de harcèlement au sens de larticle 222‑33‑2‑3 du code pénal.

« Pour l’élaboration des lignes directrices et procédures mentionnées au premier alinéa, les représentants de la communauté éducative associent autant que nécessaire les médecins, les infirmiers et psychologues scolaires et assistants sociaux. »

TITRE II

AMÉLIORATION DU TRAITEMENT JUDICIAIRE DES FAITS DE HARCÈLEMENT SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE

Article 4

La section 3 bis du chapitre II du titre II du livre II est complétée par un article 222‑33‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. 2223323. – Constituent un harcèlement scolaire les faits définis aux premiers à quatrième alinéa de larticle 222‑33‑2‑2 lorsquil sont commis à lencontre dun élève ou dun étudiant, soit dans un établissement d’enseignement ou d’éducation, soit lors des entrées ou sorties des élèves et des étudiants ou, dans un temps très voisin de celles‑ci, aux abords de ces établissements, soit en toutes autres circonstances par dautres élèves étudiant ou ayant étudié dans le même établissement que la victime.

« Le harcèlement scolaire est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsquil a causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’a entraîné aucune incapacité de travail.

« Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.

« Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 150 000 € d’amende lorsque les faits ont conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider. »

Article 5

Le premier alinéa de larticle 706‑52 du code de procédure pénale est complété par une phrase ainsi rédigée : « Dans les mêmes conditions, laudition dun mineur victime de lune des infractions prévues aux article 222‑33‑2‑2 et 222‑33‑2‑3 du code pénal peut faire lobjet dun enregistrement audiovisuel. »

Article 6

I. – L’article 131‑5‑1 du code pénal est complété par un 8° ainsi rédigé :

« 8° Le stage de responsabilisation à la vie scolaire. »

II. – Au 2° de l’article 41‑1 du code de procédure pénale, les mots : « ou d’un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants » sont remplacés par les mots : « , d’un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants ou d’un stage de responsabilisation à la vie scolaire ».

Article 7

Au troisième alinéa du 7 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, après la référence : « 222‑33, », est insérée la référence : « 222‑33‑2‑3, ».

TITRE III

DISPOSITIONS DIVERSES

Article 8

La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

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