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Historique

7 mars 2023 17:15 : Examen du texte

17 mars 2023 - 20 mars 2023 : 39 amendements en Commission des affaires sociales

22 mars 2023 09:30 : Examen du texte
22 mars 2023 - 24 mars 2023 : 76 amendements en Assemblée nationale de la 16ème législature

27 mars 2023 16:00 : Discussion
27 mars 2023 21:30 : Discussion

28 mars 2023 15:00 : Discussion
28 mars 2023 21:30 : Discussion
28 mars 2023 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté


21 juin 2023 09:00 : Discussion
21 juin 2023 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )


5 juil. 2023 - 7 juil. 2023 : 12 amendements en Commission des affaires sociales

12 juil. 2023 09:35 : Examen du texte

19 juil. 2023 15:00 : Discussion
19 juil. 2023 : 🗳️Vote sur la loi (deuxième lecture) : 👍Adopté
19 juil. 2023 : Adoptée sans modification par Assemblée nationale de la 16ème législature

Originalv2v3v4v5v6
📜Proposition de loi visant à lutter contre le dumping social sur le transmanche
Didier Le Gac
27 janv. 2023

🖋️Amendements examinés : 100%
11 Adoptés26 Rejetés
2 Irrecevables
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Didier Le Gac
20 mars 2023

I. – À l’alinéa 10, après la mention :

« Art. L. 5592‑1. –  »,

insérer les mots :

« Pour la détermination du salaire minimum horaire, ».

II. – En conséquence, après le mot :

« France »,

supprimer la fin du même alinéa.

🖋️Adopté
Didier Le Gac
20 mars 2023

Au début de l’alinéa 11, substituer aux mots :

« L’obligation mentionnée au »

le mot :

« Le ».

 

🖋️Adopté
Didier Le Gac
20 mars 2023

À l’alinéa 11, substituer au mot :

« où »

les mots :

« au cours desquelles ».

 

🖋️Adopté
Didier Le Gac
18 mars 2023

Après l’alinéa 11, insérer les deux alinéas suivants :

« Art. L. 5592‑2. – Dans l’intérêt de la sécurité de la navigation et de la lutte contre les pollutions marines, l’organisation du travail applicable aux salariés employés sur les navires mentionnés à l’article L. 5591‑1 est basée sur une durée de repos à terre au moins équivalente à la durée de l’embarquement.

« Un décret en Conseil d’État détermine la durée maximale de l’embarquement en prenant en compte l’intensité des dessertes maritimes effectuées. »

🖋️Adopté
Freddy Sertin
18 mars 2023

Après l’alinéa 11, insérer les deux alinéas suivants :

« Art. L. 5592‑2. – Dans l’intérêt de la sécurité de la navigation et de la lutte contre les pollutions marines, l’organisation du travail applicable aux salariés employés sur les navires mentionnés à l’article L. 5591‑1 est basée sur une durée de repos à terre au moins équivalente à la durée de l’embarquement.

« Un décret en Conseil d’État détermine la durée maximale de l’embarquement en prenant en compte l’intensité des dessertes maritimes effectuées. »

🖋️Adopté
Paul Christophe
18 mars 2023

Après l’alinéa 11, insérer les deux alinéas suivants :

« Art. L. 5592‑2. – Dans l’intérêt de la sécurité de la navigation et de la lutte contre les pollutions marines, l’organisation du travail applicable aux salariés employés sur les navires mentionnés à l’article L. 5591‑1 est basée sur une durée de repos à terre au moins équivalente à la durée de l’embarquement.

« Un décret en Conseil d’État détermine la durée maximale de l’embarquement en prenant en compte l’intensité des dessertes maritimes effectuées. »

🖋️Adopté
Didier Le Gac
20 mars 2023

À la première phrase de l’alinéa 14, après la seconde occurrence du mot :

« équipage »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa :

« ainsi que les langues dans lesquelles doivent être disponibles ces documents sont fixées par décret ».

 

 

🖋️Adopté
Didier Le Gac
20 mars 2023

I. – À l’alinéa 19, supprimer les mots :

« d’un emprisonnement ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« mois »,

insérer les mots :

« d’emprisonnement ».

III. – En conséquence, audit alinéa, substituer aux mots :

« d’une amende »

le mot :

« de ».

IV – En conséquence, compléter ledit alinéa par les mots :

« d’amende ».

 

 

🖋️Adopté
Didier Le Gac
20 mars 2023

I. – À l’alinéa 23, après le mot :

« par »,

insérer le signe et la mention :

« :

« 1° ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la deuxième occurrence du mot :

« et »

la mention :

« 

« 2° ».

🖋️Rejeté
Claudia Rouaux
17 mars 2023

Rédiger ainsi cet article : 

I. – Le chapitre II du titre VI du livre V de la cinquième partie du code des transports est complété par un article L. 5562‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 5562‑4. – Les dispositions légales et les stipulations conventionnelles applicables aux gens de mer employés sur les navires de transport de passagers assurant des lignes régulières reliant la France
hexagonale au Royaume-Uni qui ne battent pas pavillon français sont celles applicables aux gens de mer embarqués sur des navires de transport de passagers battant pavillon français et immatriculés au premier registre assurant des lignes régulières reliant la France hexagonale au Royaume-Uni, pour :

« 1° Le salaire et le paiement du salaire, y compris les majorations pour les heures supplémentaires ;

« 2° Le rythme de travail, et en particulier, le nombre de jours effectués en mer et le nombre de jours de repos à terre. » 

II. – Après l’article L. 5566‑1 du code des transports, il est inséré un article L. 5566‑1-1 ainsi rédigé :

«  Art. L. 5566‑1-1. – Est puni d’une amende de 3 750 euros le fait pour l’armateur, l’employeur ou la personne faisant fonction de méconnaître les dispositions du 1° ou du 2° de l’article L. 5562‑4.

« L’amende est prononcée autant de fois qu’il y a de gens de mer concernés. » 

III. – À la fin du 1° de l’article L. 5611‑3 du code des transports, les mots « ou, selon une liste fixée par voie réglementaire, des lignes régulières internationales ; » sont remplacés par les mots : « , des lignes régulières reliant la France hexagonale au Royaume-Uni et, selon une liste fixée par voie réglementaire, d’autres lignes régulières internationales ; ». 

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« des lignes régulières internationales »

les mots : 

« une liaison régulière sur la ligne transmanche ».

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 6 :

« Est entendu comme lignes régulières internationales touchant un port français un trajet effectué par un navire faisant escale dans un port français au moins toutes les soixante-douze heures en moyenne ou plus de 120 fois par an. »

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
17 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots : 

« , le paiement du salaire, y compris les majorations pour les heures supplémentaires, ainsi que pour la durée du travail, les repos compensateurs, les jours fériés, les congés annuels payés, la durée du travail et le travail de nuit des jeunes travailleurs ».

🖋️Rejeté
Sandrine Rousseau
17 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« , y compris la majoration des heures supplémentaires, ainsi que pour le rythme de travail et, en particulier, le nombre de jours effectués en mer et le nombre de jour de repos à terre ».

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
17 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots : 

« et pour le paiement du salaire, y compris les majorations pour les heures supplémentaires ».

🖋️Rejeté
Sandrine Rousseau
17 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« , y compris la majoration pour les heures supplémentaires ».

🖋️Rejeté
Matthias Tavel
17 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« et pour le paiement des heures supplémentaires ». 

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« ainsi que pour la prise en charge des heures supplémentaires ».

🖋️Rejeté
Sandrine Rousseau
17 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

«  ainsi que pour le rythme de travail et, en particulier, le nombre de jours effectués en mer et le nombre de jours de repos à terre ».

🖋️Rejeté
David Guiraud
17 mars 2023

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

«  ainsi que pour le rythme de travail et, en particulier, le nombre de jours effectués en mer et le nombre de jours de repos à terre ».

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
17 mars 2023

 Compléter l’alinéa 10 par les mots : 

« ainsi que pour la durée du travail, les repos compensateurs, les jours fériés, les congés annuels payés, la durée du travail et le travail de nuit des jeunes travailleurs ».

🖋️Rejeté
Matthias Tavel
17 mars 2023

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« La durée maximale d’embarquement des salariés employés sur les navires mentionnés à l’article L. 5591‑1 ne peut excéder quarante-cinq jours. »

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant : 

« Le temps de travail à bord d’un navire transporteur de passagers assurant des lignes régulières internationales touchant un port français ne peut excéder douze heures consécutives. »

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant : 

« Un temps de repos équivalent au temps de travail effectué sur une journée est accordé consécutivement aux marins travaillant à bord d’un navire transporteur de passagers assurant des lignes régulières internationales touchant un port français. »

🖋️Rejeté
Sandrine Rousseau
17 mars 2023

I. – À l’alinéa 18, substituer aux mots :

« une amende de 3 750 euros »

les mots :

« un emprisonnement de 6 mois et d’une amende de 7 500 euros ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 19, substituer aux mots :

« de six mois »

les mots :

« d’un an ».

III. – En conséquence, au même alinéa 19, substituer au montant :

« 7 500 euros »

le montant :

« 15 000 euros ».

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

À l’alinéa 18, substituer au montant :

« 3 750 euros »

le montant : 

« 37 500 euros ».

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

À l’alinéa 19, substituer au montant : 

« 7 500 euros »

le montant : 

« 75 000 euros ».

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023

I. – Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa suivant : 

« Après trois infractions consécutives, une interdiction d’accoster dans un port français peut être prononcée à l’encontre des navires appartenant à la compagnie maritime en infraction pour une durée d’un an. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – À l’issue de la première année d’application du quatrième alinéa de l’article L. 5594‑1 du code des transports, le Gouvernement remet au Parlement un rapport mesurant l’efficacité de cette mesure. »

🖋️Rejeté
Pierrick Berteloot
18 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 5542‑7 du code des transports, il est inséré un article L. 5542‑7-1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 5542‑7-1. – Le recours au contrat à durée déterminée à bord des navires effectuant un trajet régulier sur la ligne transmanche est limité aux besoins en effectifs saisonniers, au remplacement ou au surcroit d’activité. »

🖋️Rejeté
Claudia Rouaux
17 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 5543‑1‑1 du code des transports, il est inséré un article L. 5543‑1‑2 ainsi rédigé : 

« Art. L. 5543‑1‑2. – Les marins liés par un contrat de travail à un armateur ou à son représentant opérant des liaisons de passagers ou de marchandises entre un port situé sur le territoire national et un port situé dans un des pays mentionnés au second alinéa du présent article se voient appliquer la convention collective d’un des pays desservis qui leur est la plus favorable.

« Le premier alinéa est applicable dans les ports situés dans les pays suivants : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kosovo, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse,Turquie, Ukraine et Vatican. »

🖋️Irrecevable
Claudia Rouaux
17 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 5543‑2 du code des transports est complété par six alinéas ainsi rédigés : 

« Ces délégués sont répartis dans les quatre collèges suivants : 

« - Le collège des officiers ;

« - Le collège des personnels d’exécution du service pont ;

« - Le collège des personnels d’exécution du service machines ;

« - Le collège des Agents du Service Général.

« Ces quatre collèges sont également constitués au sein du comité social et économique mentionné au  titre Ier du livre III de la deuxième partie du code du travail mis en place par l’armateur ou son représentant. »

🖋️Rejeté
Claudia Rouaux
17 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 5544‑23‑1 du code des transports, il est inséré un article L. 5544‑23‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 5544‑23‑2. – Les articles L. 5544‑23 et L. 5544‑23‑1 du présent code sont applicables aux marins liés par un contrat de travail avec un armateur ou son représentant opérant des liaisons de passagers ou de marchandises entre un port situé sur le territoire national et un port situé dans un des pays mentionnés au second alinéa du présent article. 

« Le premier alinéa du présent article est applicable dans les ports situés dans les pays suivants : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kosovo, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse,Turquie, Ukraine et Vatican. »

🖋️Rejeté
Claudia Rouaux
17 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 5544‑25‑1 du code des transports, il est inséré un article L. 5544‑25‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 5544‑25‑2. – Le temps d’embarquement donne lieu à un temps de repos à terre d’une durée égale. La rémunération de ce temps de repos versée au marin est au moins égale à celle versée au titre du temps d’embarquement.

« Le présent article est également applicable aux marins liés par un contrat de travail avec un armateur ou son représentant opérant des liaisons de passagers ou de marchandises entre un port situé sur le territoire national et un port situé dans un des pays mentionnés au troisième alinéa du présent article.

« Le premier alinéa du présent article est applicable dans les ports situés dans les pays suivants : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kosovo, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse,Turquie, Ukraine et Vatican. »

🖋️Rejeté
Claudia Rouaux
17 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L'’article L. 5544‑39 du code des transports est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les accords et les conventions collectives prévus au présent article s’appliquent aux marins liés par un contrat de travail avec un armateur ou son représentant opérant des liaisons de passagers ou de marchandises entre un port situé sur le territoire national et un port situé dans un des pays mentionnés au dernier alinéa du présent article.

« Les deux premiers alinéas  sont applicables dans les ports situés dans les pays suivants : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Biélorussie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kosovo, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse,Turquie, Ukraine et Vatican. »

🖋️Rejeté
Claudia Rouaux
17 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 5611‑3 du code des transports est complété par un 5 ainsi rédigé :

« 5° Les navires effectuant des liaisons entre un port situé sur le territoire national et un port situé au Royaume-Uni ou sur les îles anglo-normandes de Jersey et de Guernesey. » 


Article 2
🖋️Adopté
Sébastien Jumel
17 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état des pratiques relatives au « dumping social » sur les lignes régulières de ferrys au sein de l’espace communautaire européen. 

🖋️Adopté
Sébastien Jumel
17 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport recensant les besoins humains et financiers des services en charge de l’inspection du travail maritime pour assurer leurs missions, notamment dans la lutte contre le phénomène de « dumping social ».

Le rapport précise également les pistes d’amélioration de la formation des agents en charge de l’inspection du travail maritime en matière de droit du travail maritime.

🖋️Irrecevable
Pierrick Berteloot
18 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

La section 2 du chapitre V du livre V  de la cinquième partie du code des transports est complétée par un article L. 5545‑10‑2 ainsi rédigé : 

« Art. L. 5545‑10‑2. – I. – Les visites annuelles réglementaires s'assurent que la structure du navire, les machines et les appareils auxiliaires présentent un état satisfaisant.

« II. – Si, au cours des visites périodiques de la coque, les constatations faites mettent en évidence des usures ou des détériorations importantes, des investigations plus complètes peuvent être prescrites, comportant notamment le démontage de vaigrages et d’habillages, l’enlèvement du cimentage ou d’autres revêtements, la vérification de l’épaisseur d’éléments métalliques principaux et l’épreuve hydraulique de compartiments. Ces vérifications et épreuves sont effectuées, de préférence, lors des visites périodiques spéciales exécutées conformément aux prescriptions du règlement d’une société de classification agréée.

« III. – Une inspection de la face externe de la carène doit avoir lieu conformément à la division 130 du présent règlement. À l’occasion de cette inspection, les prises d’eau, le gouvernail, les sorties d’arbres et les chaînes d’ancres font l’objet d’un examen particulier. »

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
17 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le 1° de l’article L. 5611‑3 du code des transports est ainsi modifié :

« 1° Après le mot : « intracommunautaire », sont insérés les mots : « , des lignes régulières reliant la France hexagonale au Royaume-Uni, » ;

« 2° La seconde occurrence du mot : « des » est remplacée par les mots : « d’autres ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 5min.

Mesdames, Messieurs,

Le licenciement massif, en mars 2022, par l’armateur ferries P&O de près de 800 marins britanniques employés à bord de navires battant pourtant pavillon européen et leur remplacement par des marins ressortissants de pays à bas coût de main d’œuvre, illustre le risque de dégradation des conditions sociales et de travail des marins, maintes fois décrit par la France.

Le scandale politique soulevé par cette mesure au Royaume‑Uni a récemment amené les autorités britanniques à déposer un projet de loi prévoyant l’application t du minimum salarial britannique aux marins des navires de tout pavillon effectuant des liaisons régulières avec le Royaume‑Uni. Ce projet est actuellement en cours d’examen par les parlementaires britanniques.

L’importance que revêt cette question dans l’ordre juridique national justifie l’adoption par le Parlement d’une loi dite de police. Elle se fonde sur les dispositions de l’article 9.1 du règlement 593/2008 dit Règlement Rome 1 qui définit la loi de police comme une disposition impérative dont le respect est jugé crucial par un pays pour la préservation de ses intérêts fondamentaux telle que l’organisation politique, sociale ou économique au point d’en exiger l’application à toutes situations entrant dans son champ d’application, quelle que soit par ailleurs la loi applicable au contrat d’après le règlement Rome I. L’application d’une loi dite de police s’impose donc quelle que soit par ailleurs la loi choisie par les parties au contrat considéré et quelle que soit la loi désignée par les règles de rattachement applicables.

Par cette loi de police, il s’agit bien de préserver l’intérêt public en garantissant que le transport de passagers sur les dessertes de liaisons régulières internationales soit réalisé dans des conditions sociales soutenables garantissant les droits des salariés et par ailleurs des conditions de concurrence équitable entre les entreprises du secteur. Le secteur de transport à passagers, a en effet recours à une importante main d’œuvre maritime et, est en conséquence particulièrement sensible aux coûts salariaux.

Jusque récemment, les salariés de ces services touchant des ports français étaient encore très largement employés à des standards comparables aux standards français ou britanniques. Le cas P&O a introduit sur ces dessertes des marins employés à des conditions sociales des pays à bas coût de main d’œuvre, y compris extra‑communautaires.

Ce cadre introduit un modèle socialement dégradé incompatible avec des conditions de concurrence loyales et la protection des travailleurs. En effet, le recours massif à une main d’œuvre à bas coût induirait d’une part la baisse de la rémunération perçue par les gens de mer travaillant à bord des navires assurant la liaison transmanche et d’autre part une concurrence déloyale, les entreprises rémunérant équitablement leurs salariés étant de fait pénalisées.

Aux fins de protection des travailleurs par le paiement d’un salaire convenable et de la préservation d’une concurrence loyale, il est proposé par la présente disposition d’instaurer le paiement d’un salaire minimal horaire en deçà duquel ne peuvent être rémunérés les salariés travaillant à bord des navires effectuant les liaisons transmanche.

L’article 1er de cette proposition de loi permet l’introduction de cette loi de police dans le code des transports.

Cette loi concerne les navires effectuant des liaisons régulières internationales de passagers touchant un port français. Un décret en Conseil d’État permettra de déterminer les critères d’exploitation de ces liaisons notamment la fréquence de toucher des navires dans un port français.

Sur la matière couverte, elle porte, comme le projet de loi britannique, sur le salaire minimum horaire qu’il soit légal ou conventionnel. Sont concernés tous les salariés travaillant à bord des navires entrant dans le champ d’application de la mesure.

Il est à noter que la cohérence avec le projet de loi britannique est essentielle à la lisibilité de la mesure et à une mise en œuvre efficace.

La situation sur le terrain invite à une action rapide à la fois pour des questions de protection des travailleurs, de concurrence équitable entre les entreprises mais aussi pour des questions de sécurité.

En effet laisser se généraliser un modèle qui repose sur un modèle social dégradé, c’est accroître le risque potentiel d’accidents dans l’une des zones de navigation les plus fréquentées au monde. La rotation rapide des personnels sur un même poste consécutif à des conditions d’emploi et de salaire dégradées ainsi que les fréquences de relèves des équipages plus espacées, fragilisent ces personnels qui sont ainsi moins à même de faire face aux situations à risques survenant en mer de manière impromptue.

La circulation maritime quotidienne sur le transmanche au départ ou à l’arrivée des ports français caractérisée par une forte densité du trafic, requiert une vigilance particulière pour garantir la sécurité de la navigation, des personnes à bord et prévenir les risques de pollution. La corrélation entre la sécurité maritime et des conditions de travail des gens de mer permettant de maintenir des équipages pérennes fonde les mesures portées par cette proposition de loi.

Il s’agit d’éviter la recherche par les opérateurs d’un avantage économique à travers l’abaissement des conditions sociales au détriment de la sécurité maritime.

L’article 1er s’inscrit en cohérence avec un projet de charte d’engagement volontaire qui serait endossée par les principaux opérateurs concernés et qui concernerait les autres paramètres (régime de travail, couverture sociale, formation…) visant à garantir les droits des salariés et mettre en place des conditions d’une concurrence loyale entre les parties intéressées.

Tous les gens de mer travaillant à bord des navires battant pavillon français doivent détenir un certificat d’aptitude médicale à la navigation valide délivré par un médecin du service de santé des gens de mer. Il appartient à l’armateur ou au capitaine de s’en assurer préalablement à l’embarquement des gens de mer. À défaut ces derniers encourent la sanction pénale prévue par l’article L. 5523‑6 du code des transports.

En revanche, il n’existe aucune sanction lorsque le certificat d’aptitude médicale à la navigation des marins, délivré hors du territoire français, ne répond pas aux conditions de reconnaissance prévues à l’article L. 5521‑1‑1 du code des transports. Or, ces conditions de reconnaissance permettent de garantir que les marins dont les certificats d’aptitude médicale sont établis à l’étranger, remplissent les exigences minimales d’aptitude médicale prévues au niveau international par l’Organisation internationale du travail ou l’Organisation maritime internationale et ainsi que sont préservées les conditions de navigation en sécurité du navire et des marins.

Afin d’éviter tout risque de dumping social résultant du recours à des marins résidents à l’étranger ne disposant pas d’un certificat d’aptitude médicale répondant aux exigences internationales en matière de normes d’aptitude médicale à la navigation et de garantir la sécurité de la navigation maritime, l’article 2 crée une sanction pénale identique à celle prévue lorsque les certificats d’aptitude médicale établis en France ne sont pas valides.

Cette nouvelle disposition est étendue à Wallis‑et‑Futuna et aux Terres australes et antarctiques françaises afin de s’appliquer aux gens de mer travaillant à des navires immatriculés dans ces collectivités ultramarines.

Article 1

Le livre V de la cinquième partie du code des transports est complété par un titre IX ainsi rédigé :

« Titre IX

« Conditions sociales applicables à certaines dessertes internationales

« Chapitre Ier

« Champ d’application

« Art. L. 55911. – Le présent titre est applicable aux navires transporteurs de passagers assurant des lignes régulières internationales touchant un port français. Ces lignes sont déterminées selon des critères d’exploitation, notamment la fréquence de toucher d’un port français par un navire, fixés par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 55912. – Les dispositions du présent titre s’appliquent aux contrats de travail des salariés mentionnés à l’article L. 5592‑1 quelle que soit la loi applicable à ces contrats.

« Chapitre II

« Droits des salariés

« Art. L. 55921. – Les dispositions légales et les stipulations conventionnelles applicables aux salariés employés sur les navires mentionnés à l’article L. 5591‑1 sont celles applicables aux salariés employés par les entreprises de la même branche d’activité établies en France, pour la détermination du salaire minimum horaire.

« L’obligation mentionnée au premier alinéa ne s’applique que pour les périodes où les navires sont exploités sur les lignes régulières internationales visées à l’article L. 5591‑1.

« Chapitre III

« Documents obligatoires

« Art. L. 55931. – La liste des documents qui sont tenus à la disposition des membres de l’équipage et affichés dans les locaux réservés à l’équipage est fixée par décret. Ce décret fixe la ou les langues dans lesquelles doivent être disponibles ces documents.

« Art. L. 55932. – La liste des documents qui sont tenus à la disposition des agents mentionnés à l’article L. 5595‑1 et dont ils peuvent prendre copie, quel que soit le support, est fixée par décret.

« Chapitre IV

« Sanctions pénales

« Art. L. 55941. – Lorsque le navire est dans les eaux intérieures ou dans une installation portuaire située en dehors de ces eaux, est puni d’une amende de 3 750 euros le fait pour l’employeur de verser un salaire minimum horaire inférieur à celui résultant de l’article L. 5592‑1. Les mêmes peines sont applicables à l’armateur du navire à bord duquel est employé le salarié.

« La récidive est punie d’un emprisonnement de 6 mois et d’une amende 7 500 euros.

« Les infractions donnent lieu à autant d’amendes qu’il y a de salariés concernés.

« Chapitre V

« Constatation des infractions

« Art. L. 55951. – Les infractions au présent titre sont constatées par les officiers et les fonctionnaires affectés dans les services exerçant des missions de contrôle dans le domaine des affaires maritimes sous l’autorité ou à la disposition du ministre chargé de la mer, et les personnes mentionnées aux 2°, 3°, 8° et 10° de l’article L. 5222‑1.

« Art. L. 55952. – Pour l’exercice des missions mentionnées à l’article L. 5595‑1, les personnes mentionnées au même article sont habilitées à demander à l’employeur, à l’armateur, à la personne faisant fonction, ainsi qu’à toute personne employée à quelque titre que ce soit à bord d’un navire, de justifier de son identité, de son adresse et, le cas échéant, de sa qualité de salarié à bord du navire. »

Article 2

La cinquième partie du code des transports est ainsi modifiée :

1° Le titre II du livre V de la cinquième partie du code des transports est ainsi modifié :

À l’article L. 5523‑6 du code des transports, après la référence : « L. 5521‑1 » sont insérés les mots : « ou dans les conditions de l’article L. 5521‑1‑1 lorsque le certificat d’aptitude médicale est établi à l’étranger ; »

2° Le livre VII est ainsi modifié :

a) L’article L. 5785‑1 est ainsi modifié :

– La vingt‑troisième ligne du tableau du deuxième alinéa du I est remplacée par deux lignes ainsi rédigées :

«

L. 5523‑5

Résultant de la loi n° 2013‑619 du 16 juillet 2013

L. 5523‑6

Résultant de la loi n°     du     

 » ;

– Après la treizième ligne du tableau du deuxième alinéa du II, sont insérées deux lignes ainsi rédigées :

«

L. 5523‑1

Résultant de l’ordonnance n° 2010‑1307 du 28 octobre 2010

L. 5523‑6

Résultant de la loi n°     du     

 ».

b) L’article 5795‑1 est ainsi modifié :

– La vingt‑troisième ligne du tableau du deuxième alinéa du I est remplacée par deux lignes ainsi rédigées :

«

L. 5523‑5

Résultant de la loi n° 2013‑619 du 16 juillet 2013

L. 5523‑6

Résultant de la loi n°     du     

 » ;

- Après la dix‑septième ligne du tableau du deuxième alinéa du II, sont insérées deux lignes ainsi rédigées :

«

L. 5523‑5

Résultant de la loi n° 2013‑619 du 16 juillet 2013

L. 5523‑6

Résultant de la loi n°     du     

 ».

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