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Historique

14 mai 2024 - 18 mai 2024 : 38 amendements en Commission des affaires sociales

22 mai 2024 09:30 : Examen du texte
22 mai 2024 - 29 mai 2024 : 31 amendements en Assemblée nationale de la 16ème législature

30 mai 2024 15:00 : Discussion
30 mai 2024 21:30 : Discussion
30 mai 2024 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté


30 oct. 2024 09:00 : Discussion
30 oct. 2024 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )


17 janv. 2025 - 18 janv. 2025 : 6 amendements en Commission des affaires sociales


24 janv. 2025 : 2 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

28 janv. 2025 16:30 : Examen du texte
28 janv. 2025 21:30 : Discussion
28 janv. 2025 : 🗳️Vote sur la loi (deuxième lecture) : 👍Adopté
28 janv. 2025 : Adoptée sans modification par Assemblée nationale de la 17ème législature


Originalv2v3v4v5v6
📜Proposition de loi visant la prise en charge intégrale des soins liés au traitement du cancer du sein par l'assurance maladie
Fabien Roussel
16 avr. 2024

🖋️Amendements examinés : 100%
6 Adoptés17 Irrecevables
9 Rejetés
2 Non soutenus
4 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Jean-François Rousset
17 mai 2024

Supprimer l’alinéa 9.

🖋️Adopté
Jean-François Rousset
17 mai 2024

I. – À l’alinéa 10, supprimer les mots :

« , y compris les soins de support tels que définis par la circulaire n° DHOS/SDO/2005/101 du 22 février 2005, ».

II. – En conséquence, compléter ce même alinéa par la phrase suivante : « Les soins ainsi pris en charge comprennent notamment les soins de support, lesquels sont définis par décret. »

🖋️Adopté
Fabien Roussel
18 mai 2024

À l’alinéa 10, après la seconde occurrence du mot :

« et »

insérer les mots :

« le renouvellement des prothèses ».

🖋️Adopté
Fabien Roussel
18 mai 2024

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« d’un traitement du cancer du sein, des soins consécutifs à un cancer du sein ou du parcours de soins global mis en place à l’issue du traitement de ce cancer, bénéficient d’une prise en charge intégrale »

les mots :

« prévu au I du présent article, sont pris en charge intégralement ».

🖋️Adopté
Stéphane Viry
17 mai 2024

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Art. L. 16‑12. – Avant le début de tout traitement oncologique, les médecins oncologues fournissent aux patients les informations détaillées sur les soins de support disponibles dans la région du patient et invitent à consulter l’annuaire des soins de support oncologiques de la région. Cette information est communiquée lors de la consultation précédant le début des traitements. »

🖋️Adopté
Jean-François Rousset
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 162‑5‑1‑1 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 162‑5‑1‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 162‑5‑1‑1‑1 (nouveau). – Pour l’application du 10° de l’article L. 162‑5, il est accordé une attention particulière aux actes et aux prestations inscrits sur la liste prévue à l’article L. 162‑1‑7 et résultant du traitement ou des soins consécutifs à une affection de longue durée ou du parcours de soins global à l’issue d’une affection de longue durée, notamment s’agissant du cancer du sein. »

🖋️Irrecevable
Rachel Keke
17 mai 2024

I. – À l’alinéa 3, supprimer les trois occurrences des mots :

« du sein ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 4, 9 et 10.

III. – En conséquence, à l’alinéa 10, substituer aux mots : 

« les prothèses capillaires et mammaires » 

les mots :

« tous types de prothèses ».

IV. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Sylvie Bonnet
17 mai 2024

I. – À l’alinéa 3, supprimer les trois occurrences des mots :

« du sein ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 4, 9 et 10.

🖋️Irrecevable
Rachel Keke
17 mai 2024

I. – Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 1 bis° Le délai de carence mentionné au 1° de l’article R323‑1 du présent code ; ».

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Non soutenu
Vincent Seitlinger
14 mai 2024

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« tels que définis par la circulaire n° DHOS/SDO/2005/101 du 22 février 2005 » 

les mots :

« définis comme l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie, conjointement aux traitements oncologiques ou onco-hématologiques spécifiques lorsqu’il y en a ».

🖋️Irrecevable
Damien Maudet
17 mai 2024

I. – À l’alinéa 10, après le mot :

« mammaires », 

insérer les mots :

« ainsi que les soutiens gorges, les brassières et les maillots de bain pour permettre une bonne utilisation des prothèses mammaires ». 

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Vincent Seitlinger
14 mai 2024

À l’alinéa 10, après le mot :

« mammaires »

insérer les mots :

« ainsi que les tatouages de l’aréole mammaire réalisés dans des instituts de beauté agréés par la sécurité sociale ».

🖋️Irrecevable
Sylvie Bonnet
17 mai 2024

À l’alinéa 10, après le mot :

« mammaires »,

insérer les mots :

« ainsi que les tatouages de l’aréole mammaire réalisés dans des instituts esthétiques agréés par la sécurité sociale ».

🖋️Non soutenu
Vincent Seitlinger
14 mai 2024

À l’alinéa 10, après le mot :

« intégrale »,

insérer les mots :

« exceptés pour les frais de transport pour les examens de suivi et les soins de supports ».

🖋️Irrecevable
Damien Maudet
17 mai 2024

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« III bis. – Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le programme de dépistage organisé du cancer du sein fait l’objet d’une révision afin de rattraper la dette sanitaire sur les dépistages héritée de la pandémie de Covid-19 et d’atteindre l’objectif de 70 % de la population cible dépistée. Une programmation des moyens associés à l’atteinte de ces objectifs est établie ».

🖋️Irrecevable
Michel Castellani
17 mai 2024

I. – Après l’alinéa 10, insérer les deux alinéas suivants : « III bis. – Les personnes mentionnées par le présent chapitre et résidant sur le territoire de la collectivité de Corse bénéficient de la prise en charge intégrale par les organismes d’assurance maladie des frais de transports sanitaires prévus à l’article L. 6312‑1 du code de la santé publique dans le cadre du traitement du cancer du sein et des soins consécutifs à un cancer du sein ou du parcours de soins global à l’issue du traitement du cancer du sein.

« Cette prise en charge couvre l’ensemble des transports sanitaires sans restriction géographique ainsi que le retour au domicile du patient.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Michel Castellani
17 mai 2024

I. – Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant : 

« III bis. – Les personnes mentionnées par le présent chapitre et ayant au moins soixante-cinq ans peuvent se voir assistées d’un accompagnant, lors de transports sanitaires prévus à l’article L. 6312‑1 du code de la santé publique, dans le cadre du traitement contre le cancer du sein et des soins consécutifs à un cancer du sein ou du parcours de soins global à l’issue du traitement du cancer du sein et dont les frais de transport sont pris en charge intégralement par les organismes d’assurance maladie. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Michel Castellani
17 mai 2024

I. – Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant : 

« III bis. – Les personnes mentionnées par le présent chapitre et dont la maladie entre en phase terminale, sur attestation du médecin, peuvent se voir assistées de deux accompagnants, lors de transports sanitaires prévus à l’article L. 6312‑1 du code de la santé publique, dans le cadre du traitement contre le cancer du sein et des soins consécutifs à un cancer du sein et dont les frais de transport sont pris en charge intégralement par les organismes d’assurance maladie. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Rejeté
Joël Aviragnet
16 mai 2024

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« II. – Dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’application de la présente loi. Ce rapport évalue également l’opportunité, la faisabilité et le coût pour élargir les dispositions mentionnées au I de l’article 1er de la présente loi à l’ensemble des assurés reconnus comme atteints d’une affection en application de l’article L. 160‑14 du code de la sécurité sociale. »

🖋️Irrecevable
Stéphane Viry
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après le deuxième alinéa de l’article L. 1415‑8 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En complément du suivi nutritionnel, des tickets repas sont fournis aux personnes atteintes de pathologies nécessitant un traitement chimiothérapique. Les tickets repas permettent de financer des plats cuisinés à l’avance pour la patiente et sa famille pour une durée de trois jours après le traitement chimiothérapique. »

II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Michel Castellani
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre Ier du titre Ier du livre Ier de la sixième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 6111‑1‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 6111‑1‑7 (nouveau). – Les établissements de santé situés sur le territoire de la collectivité de Corse proposent aux patients ayant leur résidence fiscale sur ce même territoire, souffrant d’une affection de longue durée et dont l’état de santé ne nécessite pas d’hébergement hospitalier, un dispositif d’hébergement non médicalisé tel que défini à l’article L. 6111‑1‑6, en amont et en aval d’un séjour hospitalier ou d’une séance de soins effectués sur le continent consécutivement à une procédure de transport sanitaire, tel que prévu à l’article L. 6312‑1 du code de la santé publique.

« L’établissement de santé délègue la prestation à un tiers par voie de convention. »

II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Michel Castellani
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

La section 4 du chapitre 1er du titre VI du livre I du code de la sécurité sociale est complétée par un article L. 161‑33‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 161‑33‑1 (nouveau). – Sur le territoire de la collectivité de Corse, la demande d’accord préalable n’est pas requise dans le cadre du traitement d’une affection de longue durée ne pouvant être traitée convenablement sur le territoire de la collectivité de Corse faute d’existence de spécialités requises ou en raison de la saturation de ces dernières."

🖋️Irrecevable
Rachel Keke
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« II. – Au deuxième alinéa de l’article L. 322‑5 du code de la sécurité sociale, après le mot : « patient », sont insérés les mots : « , à l’exception des personnes bénéficiant d’un traitement du cancer du sein ou de soins consécutifs à un cancer du soins ou d’un parcours de soins global à l’issue d’un traitement du cancer du sein, ».

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Rachel Keke
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les salariées de plus de 50 ans atteintes d’une affection de longue durée mentionnée à l’article L. 324‑1 du code de la sécurité sociale de nature à affecter leur situation professionnelle et leur carrière, dont la liste est fixée par décret, bénéficient d’une protection particulière de leur contrat de travail telle que mentionnée à l’article L. 1231‑2 du code du travail. Ces salariées ne peuvent voir leur contrat de travail rompu qu’après accord explicite d’un membre du corps des inspecteurs du travail mentionné à l’article L. 8112‑1 du même code. L’inspecteur du travail ne peut autoriser un licenciement que si celui-ci est exempt de tout lien avec l’état de santé du salarié.

🖋️Irrecevable
Damien Maudet
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental, pour une durée de trois ans et dans trois départements, les femmes atteintes d’un cancer du sein et qui nécessitent une ou plusieurs prothèses mammaires bénéficient d’un forfait leur permettant l’obtention de sept soutiens gorges adaptés et de deux maillots de bain adaptés par an.

II. – Un décret détermine les modalités de mise en œuvre de l’expérimentation mentionnée au I du présent article. Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent la liste des territoires participant à cette expérimentation dans la limite de trois départements.

III. – Dans un délai de six mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation qui se prononce notamment sur la pertinence d’une généralisation, son coût et le gain pour les femmes qui en ont bénéficié.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Rejeté
Stéphane Viry
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif à l’accès des patients atteints de cancer du sein aux soins de support sur l’ensemble du territoire.Ce rapport précise notamment les moyens mis en œuvre sur l’ensemble du territoire pour faciliter l’accès et les connaissances des soins de support pour les patients atteints de cancer du sein. Ce rapport étudie le degré d’accessibilité à tous les soins de support oncologiques définis par la circulaire n° DHOS/SDO/2005/101 du 22 février 2005. Il dresse un état des lieux de la répartition des soins de support dans les régions ainsi que leur niveau d’accessibilité. Le rapport précise également les propositions d’offres de soins par région ainsi que la proportion de patients ayant recours à ces soins de support.

🖋️Irrecevable
Rachel Keke
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport concernant l’intégration à l’assurance maladie de l’ensemble des activités de couverture complémentaire santé.

« Ce rapport peut notamment vérifier les recettes ainsi collectées par la levée de nouvelles cotisations ainsi que l’égalisation des prestations versées aux personnes et les bienfaits pour la santé publique d’une telle fusion. Il prête une attention particulière aux conséquences financières de cette intégration pour les personnes atteintes d’une affection de longue durée et notamment pour les personnes atteintes d’un cancer. »

🖋️Rejeté
Damien Maudet
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conséquences du délai de carence de l’arrêt de travail pour maladie dans le cadre de la prise en charge du cancer du sein. 

🖋️Rejeté
Damien Maudet
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la possibilité du versement, aux personnes bénéficiant d’un traitement contre le cancer du sein ou de soins consécutifs à un cancer du sein ou d’un parcours de soins global à l’issue d’un traitement du cancer du sein, d’une indemnité de garde d’enfant lorsqu’elles ont la responsabilité d’enfants mineurs afin de leur permettre de limiter la charge financière associée au suivi du traitement ou des soins en question.

🖋️Rejeté
Damien Maudet
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la possibilité d’une prise en charge intégrale par la sécurité sociale de soutiens-gorges ou de brassières adaptés au port de prothèses amovibles après une intervention chirurgicale dans le cadre d’un traitement contre le cancer du sein.

🖋️Rejeté
Damien Maudet
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la possibilité d’un remboursement, à hauteur de 100 % par la sécurité sociale, de deux maillots de bain adaptés au port de prothèses amovibles après une intervention chirurgicale dans le cadre d’un traitement contre le cancer du sein. 

🖋️Rejeté
Damien Maudet
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la prise en charge du cancer du sein, sur son coût et sur la perte de revenus qu’il engendre pour les travailleurs ayant le statut d’auto-entrepreneur. 

🖋️Rejeté
Rachel Keke
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le potentiel lien entre le travail de nuit et le risque accru du cancer du sein. 

🖋️Rejeté
Rachel Keke
17 mai 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de la politique et des taux de dépistage du cancer du sein dans les milieux ruraux en France.

🖋️Tombé
Fabien Roussel
18 mai 2024

I. – À l’alinéa 9, supprimer les mots :

« personnes visées par le présent chapitre bénéficient de la prise en charge intégrale par les organismes d’assurance maladie des ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa 9, substituer aux mots :

« du cancer du sein » 

les mots :

« sont pris en charge intégralement par les organismes d’assurance maladie ».

🖋️Tombé
Fabien Roussel
18 mai 2024

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« et des »

les mots :

« ainsi que les ».

🖋️Tombé
Fabien Roussel
18 mai 2024

À l’alinéa 9, substituer à la sixième occurrence du mot :

« du »

les mots :

« à un ».

🖋️Tombé
Fabien Roussel
18 mai 2024

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« tels que définis par la circulaire n° DHOS/SDO/2005/101 du 22 février 2005 »

les mots :

« en oncologie ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 11min.

Mesdames, Messieurs,

Âgée de 34 ans, Nelly s’estime « chanceuse ». Atteinte d’un cancer du sein depuis cinq ans, elle est encore en vie. « En traitement, mais toujours là », appuie la jeune maman, enceinte lorsque la maladie s’est déclarée. Optimiste, elle le reste, malgré les obstacles financiers qui jalonnent son parcours de soins. Même si la trentenaire reconnaît qu’il vaut mieux vivre en France qu’aux États‑Unis, où le malade doit prendre en charge l’intégralité des dépenses, les « restes à charges » qui lui incombent pèsent lourdement sur un budget déjà amputé par la perte d’une partie de son salaire.

Aujourd’hui, comme Nelly, 3,8 millions de personnes en France vivent avec un cancer ou en ont guéri, tandis que plus de 380 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Ces personnes sont placées sous le régime de l’affection longue durée (ALD) auprès de leur Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) par le médecin traitant, ce qui permet la prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Un postulat théorique, contredit par la part croissante du « Reste à charge » (RAC). Ainsi, les personnes malades témoignent‑elles régulièrement des difficultés financières rencontrées lors du parcours de soins et post‑cancer. De manière générale, selon la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), le reste à charge des assurés en ALD, après remboursement par la Sécurité sociale, est presque deux fois plus élevé que celui des autres patients (780 euros contre 430 euros).

Parmi les femmes de moins de 40 ans atteintes d’un cancer du sein, comme Nelly, plus de la moitié (52 %), selon une étude menée en 2019 par la Ligue nationale contre le cancer (LNCC), éprouvent des craintes pour leur budget. Des tensions qui découlent des restes à charge dans l’accès à certains professionnels ou à des soins improprement dénommés « de confort », mais en réalité indispensables. Dans ce panier de « soins de support », la terminologie officielle depuis 2005, on retrouve des prestations et des produits partiellement pris en charge, voire pas du tout, tels que les prothèses capillaires, les soins esthétiques (crèmes, vernis, gels…), les activités physiques adaptées, les séances de kinésithérapie, d’acupuncture, d’ostéopathie, le suivi psychologique, la réflexologie plantaire, la sophrologie…

Au total, la facture se chiffre souvent en milliers d’euros. Des personnes atteintes du cancer du sein et placées sous le 100 % ALD endossent des dépenses parfois très importantes. Des restes à charges qui posent cruellement la question des inégalités sociales en matière de santé. Pour les catégories socio‑professionnelles précaires, ce « RAC » peut créer ou renforcer une situation déjà difficile.

Selon une autre étude de la LNCC, les restes à charges déclarés sont principalement liés à des médicaments peu ou pas remboursés (29 %), des frais de transport pour les examens de suivi (26 %), des consultations envers des professionnels tels que diététiciens, ostéopathes, acupuncteurs (26 %), des dépassements d’honoraires, par exemple pour le changement d’une prothèse mammaire (23 %), des vêtements ou sous‑vêtements adaptés (10 %), des crèmes dermatologiques (18 %). D’où un renoncement important aux soins.

En 2021, seulement 50 114 patients ont bénéficié d’une prothèse capillaire remboursée, sur les quelque 347 000 personnes traitées par chimiothérapie.

L’exemple de Marion est à cet égard révélateur des obstacles rencontrés. Lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein, la jeune femme vient tout juste de débuter un nouvel emploi. Au‑delà du choc de l’annonce, les traitements l’impactent rapidement, physiquement et moralement. Malgré tout, elle souhaite maintenir son emploi et tente de cacher son cancer à ses collègues et employeur, pour ne pas risquer une rupture de sa période d’essai. Mère seule, elle ne peut pas se le permettre. Son médecin la rassure toutefois sur le financement de ses soins : « Vous êtes en ALD, tout est pris en charge ». Aussi, lorsqu’elle fait face à la perte de ses cheveux, se rend‑elle chez un perruquier sans la crainte de devoir endosser une dépense insurmontable. Hélas, elle constate très vite que tout, en réalité, n’est pas remboursé. Pour obtenir une perruque qui se rapproche le plus de la réalité (celle de type 2), la prise en charge n’est que de 250 euros, à condition que le prix de vente ne dépasse pas 700 euros. Or la plupart de ces perruques affichent un prix bien plus élevé. Marion décide malgré tout de mettre la main à la poche pour préserver, coûte que coûte en quelque sorte, son « secret » au travail. Résultat, elle fait l’acquisition d’une perruque de type 2, d’un coût de 900 euros. Une somme qui reste entièrement à sa charge car le tarif le plafond autorisé était dépassé.

La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2023 a prévu d’inclure les prothèses capillaires pour personnes atteintes de cancer dans le dispositif appelé « 100 % santé ». Toutefois, comme pour les autres postes actuellement concernés par ce dispositif (optique, prothèse dentaire et audio prothèse), cette amélioration de la prise en charge ne doit pas reposer majoritairement sur un financement par les complémentaires santé (elles ont financé 61 % des dépenses totales de ces trois postes en 2021), ce qui renchérit mathématiquement leurs tarifs. D’autant que cela ne règle rien pour ceux qui n’ont même pas de complémentaire.

C’est le cas également de toutes les dépenses effectuées en dehors ou en supplément du cadre de remboursement défini par la Sécurité sociale : consultations avec un psychologue ou d’autres professionnels, turbans, crèmes, brassières, gel intime… Tous ces produits, qu’il faut acheter en quantité supérieure à celle qui est remboursée et souvent dans d’autres marques, vêtements ou sous‑vêtements adaptés, protections urinaires, médicaments peu ou pas remboursés… font exploser les budgets des malades. D’autant que ces dépenses s’ajoutent à celles liées aux consultations de professionnels du secteur 2, ceux dont les honoraires sont fixés librement. Enfin, il y a les franchises et participations forfaitaires, dont le plafond annuel est atteint rapidement pour les patientes atteintes de cancer du sein.

La facture est d’autant plus lourde que les conséquences du cancer peuvent perdurer tout au long de la vie, y compris après la sortie du statut ALD. Parmi les malades, les femmes atteintes d’un cancer du sein ont, selon une enquête de la LNCC de 2019, entre deux et trois fois plus de chances d’exprimer un vécu plus mauvais que la moyenne, pour toutes les étapes du parcours de soins et post cancer. A titre d’exemple, le reste à charge moyen pour une reconstruction mammaire est de 1 391 euros. Et dans le cas d’une telle opération effectuée en secteur 2, le « RAC » peut s’élever à 4 000 euros.

C’est précisément ce qui est arrivé à Marion, dont le cancer, hélas, a progressé, au point de rendre inévitable l’ablation d’un sein. Dans la foulée de l’annonce, le médecin lui indique qu’elle pourra bénéficier d’une reconstruction mammaire. Malheureusement, Marion fait face à des déprogrammations en chaîne de son rendez‑vous de reconstruction à l’hôpital. De guerre lasse, elle finit par se tourner vers une clinique privée. Une décision lourde de conséquences sur le plan financier puisqu’en raison d’un dépassement d’honoraires conséquent, le reste à charge pour elle s’élève à 4 000 euros pour une opération d’un montant total de 6 200 euros.

« Après une prise en charge par la Sécurité sociale et ma mutuelle », détaille la jeune femme, je devrais obtenir un remboursement de 2 200 euros. Il restera donc 4 000 euros à ma charge. À 38 ans, mon père a dû m’aider pour avancer tous ces frais, ce qui m’a mise très mal à l’aise. À l’annonce du diagnostic et pendant le suivi des traitements lourds, on vous précise que le post cancer est important pour pouvoir se reconstruire. Reconstruire un corps meurtri par la maladie. Mais en réalité, nous sommes vite oubliées. Et comment on peut avancer dans la vie, comment on tourne la page ? On m’a associée à de la chirurgie esthétique. Or moi je veux me reconstruire, pas avoir une poitrine de « bimbo ». J’ai 38 ans, je pense que j’ai le droit de pouvoir bénéficier d’une reconstruction et sans avoir à me battre, j’ai assez donné pendant la maladie. » Un cas qui est loin d’être isolé.

S’ajoutent tous les soins de support, dont il est très difficile de dresser le panorama exhaustif, en l’absence d’une définition harmonisée. En 2019, la Ligue nationale contre le cancer a toutefois établi un « panier » de soins de support, encadrés par l’Institut national du cancer (INCa) et incontournables. Ils sont circonscrits à quatre grandes familles thématiques : le soutien psychologique, l’Activité physique adaptée, la diététique et la socio‑esthétique. Les 886 établissements de santé autorisés par les ARS à traiter les personnes atteintes de cancer sont censées proposer de tels soins.

Mais dans les faits, relève la Ligue nationale contre le cancer, le développement de l’ambulatoire et des thérapies orales, ajouté aux délais souvent importants pour obtenir un rendez‑vous avec des professionnels en soins de support (psychologue, diététicien‑ne, etc.), souvent en sous‑nombre, rend l’accès à ces soins compliqué et très inégal. Par ailleurs, l’accès aux informations sur l’offre en soins de support est faible en établissement de santé, encore plus en ville. Les rares annuaires mis à disposition sur Internet sont difficiles à trouver, incomplets, et contiennent parfois des offres pour lesquelles les compétences spécifiques requises pour prendre en charge une personne fragilisée par un cancer et ses traitements n’ont pas été vérifiées.

Enfin, l’accès à ces soins dépend aussi de la capacité du patient à faire des allers‑retours sur son lieu de soins, en plus des rendez‑vous pour effectuer ses traitements. C’est le cas de Juliette, une battante qui, après avoir subi une chimiothérapie puis une chirurgie, doit suivre une radiothérapie à Clermont‑Ferrand, à une centaine de kilomètres de son domicile. Elle se heurte régulièrement, comme beaucoup de malades, au problème des bons de transport, l’infirmière qui la suit ayant refusé la prise en charge d’un bon de transport a posteriori, la demande devant être obligatoirement déposée au préalable. Hortense, elle, a dû se battre pendant plusieurs mois avec l’assurance maladie, alors que son médecin du CHU lui avait prescrit 33 séances de radiothérapie. En cause, une mauvaise interprétation du dossier et une somme de 3 700 euros réclamée à la jeune femme.

Deux cas loin d’être isolés. Il n’existe pas en effet de conventionnement de prise en charge du transport pour les soins de supports. Ces frais, plus les éventuels frais de garde d’enfants, creusent encore les inégalités d’accès. Certains patients ne souhaitent pas faire ces soins de support au même endroit que le lieu de traitement, pour « tourner la page », ce qui renforce la nécessité d’une offre complémentaire « hors structure de soins », en ville. Enfin, une fois les traitements actifs terminés, l’accès à ces soins dans le cadre de la reconstruction physique et psychologique, ainsi que l’accompagnement de la réinsertion dans la vie professionnelle et sociale sont balbutiants.

Comment ce constat théorique se traduit‑il concrètement dans les faits ? Comment les malades arrivent‑ils à prendre en charge les soins de support ? Le parcours de Malika nous en donne un aperçu. Infirmière à l’hôpital, elle consacre une grande partie de sa vie à son travail. Sitôt posé le diagnostic du cancer de sein, la quinquagénaire se fixe un objectif prioritaire : conserver son niveau physique, comme l’exige le métier de terrain auquel elle ne veut surtout pas renoncer. L’équipe médicale lui recommande donc de pratiquer une activité physique adaptée. Autrement dit, comme elle le découvre alors, un soin de support fortement recommandé en parallèle des traitements d’oncologie, pour recouvrer sa capacité mais aussi diminuer le risque de récidive de son cancer.

Malheureusement, Malika comprend vite qu’à ce jour, les soins oncologiques de support ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. Un forfait est bien proposé, mais sur l’après‑traitement (post cancer) seulement et pour des bilans uniquement. Malika renonce car le coût d’une séance allant de 20 à 40 euros, recommandé une fois par semaine, elle a vite fait le calcul : rien que pour ses 28 semaines de chimio, elle en aurait au minimum pour 560 euros. Entre les consultations chez un psychologue, à raison de deux séances par mois pendant un an, les séances de diététique, au rythme d’une par mois, l’activité physique adaptée une fois par semaine et des soins socio‑esthétiques (peau‑mains et pieds et phanères), le reste à charge pour une femme atteinte d’un cancer du sein non‑métastatique hormono‑dépendant s’élève à 3 620 euros, déduction faite des 180 euros financés par l’Agence régionale de santé. Rien que pour ce type de soins de support.

La prise en charge actuelle est donc totalement insuffisante. Pour l’heure, seul un dispositif a été mis en place par l’INCa afin que trois soins de support (soutien psychologique, suivi diététique et activité physique adaptée) soient pris en charge par la Sécurité sociale, mais seulement à hauteur de 180 euros par an, sur prescription médicale pour tout patient en Affection Longue Durée (ALD) et jusqu’à un an après la fin de son traitement actif. Une aumone au regard des frais assumés par les malades. La LFSS 2024 propose le même dispositif pour le temps de traitement mais cela ne suffit pas : le forfait de 180 euros n’est clairement pas à la hauteur des besoins.

C’est la raison pour laquelle la présente proposition de loi propose une prise en charge intégrale par la Sécurité sociale de l’ensemble des soins prescrits dans le cadre d’un cancer du sein.

A cette fin, l’article 1er de la présente proposition de loi crée dans le code de la sécurité sociale un chapitre dédié aux personnes bénéficiant d’un traitement du cancer du sein, de soins consécutifs à ce cancer ou d’un parcours de soins global à l’issue du traitement du cancer du sein. Il est prévu que ces personnes soient dispensées du forfait journalier, ainsi que des différentes franchises et participations forfaitaires définies à l’article L. 160‑13 du code de la sécurité sociale.

L’article instaure également la prise en charge intégrale par les organismes d’assurance maladie des dépassements d’honoraires qui peuvent résulter du traitement du cancer du sein, ainsi que de l’ensemble des soins et dispositifs, y compris les soins de support et les prothèses, qui sont prescrits tout au long du parcours de soins des personnes souffrant d’un cancer du sein.

L’article 2 gage la proposition de loi.

Article 1

Le titre VI du livre Ier du code de la sécurité sociale est complété par un chapitre 11 ainsi rédigé :

« Chapitre 11 

« Dispositions applicables aux personnes bénéficiant d’un traitement du cancer du sein ou de soins consécutifs à un cancer du sein ou d’un parcours de soins global à l’issue d’un traitement du cancer du sein

« Art. L. 1611. – I. – Dans le cadre d’un traitement du cancer du sein, de soins consécutifs à un cancer du sein ou d’un parcours de soins global défini après le traitement d’un cancer du sein tel que mentionné à l’article L. 1415‑8 du code de la santé publique, ne sont pas applicables :

« 1° Le forfait journalier mentionné à l’article L. 174‑4 du présent code ;

« 2° La participation de l’assuré mentionnée au I de l’article L. 160‑13 du même code ;

« 3° La participation forfaitaire mentionnée au II du même article dudit code ;

« 4° La franchise mentionnée au premier alinéa du III dudit article du même code.

« II. – Les personnes visées par le présent chapitre bénéficient de la prise en charge intégrale par les organismes d’assurance maladie des dépassements d’honoraires pour les actes et prestations inscrits sur la liste prévue à l’article L. 162‑1‑7 du code de la sécurité sociale et résultant du traitement du cancer du sein et des soins consécutifs à un cancer du sein ou du parcours de soins global à l’issue du traitement du cancer du sein.

« III. – L’ensemble des soins et dispositifs prescrits, y compris les soins de support tels que définis par la circulaire n° DHOS/SDO/2005/101 du 22 février 2005, les prothèses capillaires et mammaires, dans le cadre d’un traitement du cancer du sein, des soins consécutifs à un cancer du sein ou dans le cadre du parcours de soins global mis en place à l’issue du traitement de ce cancer, bénéficient d’une prise en charge intégrale par les organismes d’assurance maladie.

« IV. – Les modalités d’application du présent chapitre sont précisées par décret en Conseil d’État. »

Article 2

La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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