Michel Sapin,
Ministère de l'économie et des finances •
16 mai 2017En matière de produits de santé, la France applique largement les facultés offertes par la directive 2006/112/CE modifiée du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui permet notamment l'application par les États membres d'un taux réduit de la TVA, d'une part aux produits pharmaceutiques normalement utilisés pour les soins de santé, la prévention de maladies et le traitement à des fins médicales et vétérinaires, y compris les produits utilisés à des fins de contraception et de protection hygiéniques féminine d'autre part, aux équipements médicaux, au matériel auxiliaire et aux autres appareils normalement destinés à soulager ou traiter des handicaps, à l'usage personnel et exclusif des handicapés. C'est ainsi que relèvent du taux réduit de 2,10 % les médicaments remboursables par la sécurité sociale et du taux réduit de 5,5 % certains appareillages pour personnes handicapées visés par la liste des produits et des prestations remboursables (LPP) ainsi que certains équipements spéciaux, dénommés aides techniques, conçus exclusivement pour les personnes handicapées en vue de la compensation d'incapacités graves. En revanche, il n'est pas envisagé une baisse du taux de TVA applicable au matériel de premier secours, même cantonnée au seul profit des seules structures d'urgence évoquées par l'auteur de la question, qui relève en principe, à l'instar plus généralement du matériel médical, du taux normal de la taxe. Outre l'impact budgétaire d'une telle mesure, laquelle serait par ailleurs potentiellement sans effet sur le prix final supporté dès lors que les marges sont fixées librement par les opérateurs, elle serait en effet contraire aux principes mêmes de la TVA qui s'applique d'une manière identique à tous les biens et services d'une même catégorie sans que puisse être prise en compte la situation personnelle de l'acquéreur.