🤔Cuba17 juin 2014 •
François Loncle •
politique extérieureattitude de la Franceembargo économique M. François Loncle appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les perspectives d'évolution de la situation à Cuba. Depuis que Raoul Castro (83 ans) a succédé en 2006 à son frère Fidel (87 ans), Cuba a opéré des changements, certes modestes mais significatifs, en particulier dans le domaine économique, même si, sur le plan politique, la répression contre les opposants se poursuit, la sécurité d'État privilégiant désormais de nombreuses arrestations de courte durée. Le régime a introduit quelques réformes, afin de stimuler une croissance anémique. Depuis quatre ans, les particuliers sont autorisés à fonder de petites sociétés. Ces entrepreneurs indépendants (
cuenta propistas) sont déjà au nombre de 440 000. Cette timide libéralisation économique interne profite aussi des substantiels transferts d'argent effectués par les 600 000 expatriés cubains aux États-unis. Du reste, de plus en plus de voix se font entendre outre-Atlantique pour demander un allègement, voire une levée, de l'embargo américain qui pèse sur Cuba depuis plus de cinquante ans. Ainsi, le président de la chambre de commerce américaine et Hillary Clinton se sont récemment prononcés, comme 56 % des Américains, pour une normalisation des relations entre leur pays et Cuba, ce que semblait aussi promettre la poignée de main entre Barack Obama et Raoul Castro lors des obsèques de Nelson Mandela. De son côté, la société cubaine aspire clairement à une plus grande ouverture. Dans ce contexte, il aimerait connaître les principales orientations de notre action diplomatique à l'égard de la plus grande île des Caraïbes. Il souhaite savoir si les États-unis s'apprêtent à modifier de façon substantielle leur politique cubaine. Il lui demande enfin de lui indiquer les atouts dont dispose la France pour se renforcer sur le marché cubain et dans une région importante pour nos intérêts.