Marisol Touraine,
Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes •
2 juin 2015La transfusion sanguine relève des principes éthiques du bénévolat et de l'anonymat du don et s'effectue dans l'intérêt du receveur. Les critères de sélection des donneurs de sang sont définis dans un arrêté ministériel, lui-même basé sur une directive européenne. Ils sont destinés à assurer la protection de la santé du donneur et la limitation des risques de transmission d'un agent pathogène au receveur. Le médecin assurant l'entretien pré-don doit garantir la compréhension des enjeux de sécurité transfusionnelle par le candidat au don. Le handicap, et la surdité en particulier, ne sont pas, en soi, des critères d'ajournement au don. Les contre-indications au don pour garantir la sécurité du donneur sont fondées sur la recherche d'une anomalie cardio-vasculaire, sanguine et de toute pathologie qui pourrait être aggravée par le prélèvement sanguin des 500 ml nécessaires pour le don. Les contre-indications liées à la sécurité du receveur sont fondées sur la recherche d'une infection en cours ou récente, mais aussi sur des événements susceptibles d'exposer ou d'avoir exposé le candidat au don à une infection qui pourrait à son tour être transmise par la transfusion au receveur. Le refus au don opposé aux personnes atteintes d'un handicap relève du colloque singulier entre le médecin chargé de garantir la sécurité transfusionnelle, tant du donneur que du receveur et le candidat au don.