Barbara Pompili,
Secrétariat d’Etat, auprès du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat, chargé de la biodiversité •
13 déc. 2016Ce projet de golf et de construction immobilière à Villenave d'Ornon sur le domaine de la Plantation date de la fin des années 80. Il a depuis été relancé et repensé dans les années 2010 par Vizzion Europe. Le dossier a fait l'objet de nombreuses études et autorisations depuis 4 ans. Les services de l'État ont examiné les impacts du projet sur la biodiversité à plusieurs occasions et les recours en justice d'organisations non gouvernementales (ONG) ont confirmé ces décisions. Aujourd'hui, les expertises disponibles ne signalent pas d'incidence sur l'état de conservation des espèces et des habitats qui ont justifié la désignation des sites Natura 2000 concernés. Les autorisations délivrées sont apparues conformes avec le droit de l'environnement et en particulier celui des espèces protégées, dans le respect des directives européennes sur la nature, qu'il s'agisse de Natura 2000 ou de la préservation des zones humides. Les services de l'État restent particulièrement vigilants sur l'application stricte de la réglementation entourant la réalisation de ce projet. Avec la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité de la nature et des paysages, le Gouvernement a souhaité renforcer les règles entourant tous les nouveaux projets de construction pour éviter des situations comme celle-ci. Ce texte permettra en effet de mieux réglementer les futurs projets de construction sur des espaces naturels, notamment en donnant une importance centrale à la séquence « Éviter, Réduire, Compenser » (ERC). Si cette séquence n'est pas suffisamment prise en compte - à commencer par « Eviter » - et si les projets de compensation sont suffisants ou déconnectés des impacts, ces projets devront être revus. De même, une base de données sur la faune et la flore va être mise en place et rendue publique, permettant à chacune et chacun (ONG, élus, promoteurs, citoyens…) d'être au même niveau d'information sur les espèces présentes, afin de disposer de diagnostics partagés et objectifs sur les impacts des projets.