L'augmentation au 1er avril 2016 de la redevance d'atterrissage pour les avions de faible capacité sur l'aéroport de Paris-Orly résulte du changement de structure tarifaire voulu par la société Aéroports de Paris. Lors de la phase d'élaboration du contrat de régulation économique qui s'applique aux aéroports parisiens pour la période 2016-2020, ce changement de structure tarifaire a été soumis pour avis à la commission consultative aéroportuaire, qui ne s'y est pas opposée. Elle a considéré que cette évolution permettrait l'amélioration du remplissage des avions et optimiserait l'usage des infrastructures des aéroports parisiens, dont les capacités sont limitées. Elle a cependant encouragé l'entreprise à ouvrir un dialogue avec les transporteurs aériens pour lesquels les répercussions seraient les plus fortes. L'Autorité de supervision indépendante (ASI), qui a été récemment réformée pour renforcer son indépendance, avait été saisie par l'exploitant aéroportuaire afin qu'elle se prononce sur ses tarifs 2016, qui étaient contestés par certains transporteurs exploitant notamment des liaisons d'aménagement du territoire avec des appareils de 19 sièges, particulièrement impactés par le changement de structure de la redevance d'atterrissage. L'ASI, par une décision du 2 août 2016, considérant notamment qu'Aéroports de Paris contribue à la politique de desserte et de développement durable des territoires et que sa stratégie tarifaire doit l'accompagner, avait estimé que l'évolution prévue de la redevance d'atterrissage ne pouvait pas être regardée comme respectant le principe d'une évolution modérée pour certains transporteurs et n'a donc pas homologué les tarifs 2016 d'Aéroports de Paris. À la suite de ce refus et pour tenir compte des motivations qui y ont conduit, Aéroports de Paris a soumis à l'ASI de nouveaux tarifs qu'elle a homologués par une décision du 1er septembre 2016. La formule retenue par la seconde proposition tarifaire d'Aéroports de Paris pour la détermination de la redevance d'atterrissage est plus favorable aux petits modules que les tarifs initialement proposés. Ainsi, l'effet à la hausse des tarifs 2016 sur les compagnies exploitant des appareils de petit gabarit, comme les avions de 19 sièges utilisés pour la desserte de la liaison de service public Le Puy - Paris-Orly, a été réduit de moitié.