🤔installations classées9 juin 2015 •
Philippe Kemel •
déchets, pollution et nuisancesEvin-Malmaisonperspectivespollution industriellesanté publique M. Philippe Kemel interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur le programme d'intérêt général (PIG) Métaleurop sur la commune d'Evin-Malmaison et de ses conséquences en termes financiers, de santé publique et agricole. La ville d'Evin-Malmaison a été, durant des décennies, victime d'une pollution quotidienne due à l'activité de l'usine Métaleurop qui s'est transformée lors de sa fermeture, en 2003, en une pollution historique impactant les sols de métaux lourds. Aujourd'hui, les évinois se trouvent face à un triple problème. D'un point de vue financier : les nouvelles délimitations du PIG impacteraient encore plus le nombre d'habitations concernées et renforceraient les servitudes qui s'imposent. Or si jusqu'en 2007 l'Ademe prenait en charge une partie des frais importants de dépollution des sols, aujourd'hui ce n'est plus le cas. En termes de santé publique : si jusqu'en 2000, des dépistages de plombémie chez les enfants étaient réalisés, aujourd'hui ce n'est plus le cas, plus aucune donnée médicale n'est disponible et analysée. Or des quantités anormales de plombs ont été révélées chez plusieurs enfants au cours des derniers mois. Enfin, en termes d'agriculture, une ceinture boisée a été implantée autour du site de l'usine dès 1995 pour aider à la dépollution mais également à fixer les polluants or aujourd'hui cela ne suffit pas. C'est la raison pour laquelle il l'interroge sur la possibilité de faire appliquer le principe de « pollueur-payeur » d'une part et d'autre part sur la garantie pour tous d'avoir accès à une politique de santé publique et environnementale en accord avec les standards nationaux et européens.