🤔universitésMme Martine Lignières-Cassou interroge Mme la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche au sujet du contrat de projet État région 2014 - 2020 (CPER) Aquitaine sur les crédits enseignement supérieur et recherche (ESR). Mme la Ministre elle-même et les élus des territoires craignent que l'enveloppe globale des CPER pour l'ESR ne soit réduite à 950 millions d'euros pour la période qui s'ouvre : 7 ans. Cette annonce n'est pas très rassurante pour les universités de nos territoires. En effet il semblerait que, dans le cadre du CPER 2014/2020, l'Aquitaine touchera une enveloppe de 44 millions d'euros dont 35 millions d'euros seront consacrés à l'enseignement supérieur. Quand elle constate les besoins de l'université de Pau et des pays de l'Adour (UPPA), ces chiffres lui paraissent inacceptables. L'UPPA est une université de proximité, qui propose aux étudiants une offre de diplomation de la licence au doctorat, qui forme les jeunes à l'apprentissage comme aux concours de la fonction publique, qui est tournée vers l'international et qui investit dans des laboratoires de recherche. Au regard de ces atouts et de la diversité de l'offre, cette prévision est d'autant plus inacceptable qu'elle n'a bénéficié que de peu d'aides de l'État dans le CPER qui s'achève : seulement 7 millions d'euros. Elle n'a pas bénéficié ni du plan campus ni d'Idex contrairement aux universités bordelaises. Aujourd'hui l'UPPA, pour rester attractive et pour améliorer la vie de ses étudiants, a besoin d'investir au moins 81 millions d'euros. Si l'État est absent et ne soutient pas financièrement ces enseignements et cette recherche de qualité, la vitalité et le dynamisme de ces territoires sont remis en cause. Ainsi elle souhaiterait connaître sa position concernant les crédits ESR dans les prochains CPER et si l'UPPA peut espérer recevoir davantage de crédits CPER pour la période 2014 - 2020 que lors du précédent.